Visite des arènes de Séville, la mythique Plaza de Toros de la Real Maestranza



Aujourd’hui, direction les arènes de Séville, alias la Plaza de Toros de la Real Maestranza de Caballería. A la fois musée et temple de la tauromachie encore en activité, l’endroit fait partie des monuments les plus visités de Séville.

Avec leur architecture spectaculaire et leur rôle dans l’histoire de la corrida en Espagne, les arènes de Séville occupent une place unique dans le patrimoine local. Les visiter permet de comprendre les traditions qui entourent la tauromachie, mais aussi de nourrir son avis personnel sur la corrida aujourd’hui.

Dans cet article, je vous propose de découvrir le monument, son histoire et ce que l’on peut y voir… avec plein d’informations pratiques pour le visiter si vous allez en Espagne (billetterie, prix, horaires, programme des arènes de Séville, etc).

Les arènes de Séville, un projet issu de la noblesse

Avant de nous intéresser aux arènes de Séville elles-mêmes, je vais juste vous raconter rapidement le contexte dans lequel elles ont vu le jour. Une histoire de nobles, de chevaux et de conquêtes !

La naissance de la Real Maestranza de Séville

Au Moyen-Âge, l’Espagne – comme le Portugal – est assez largement occupée par les musulmans… jusqu’à la « Reconquista », où les chrétiens reprennent le contrôle du territoire. Évidemment, ça ne se fait pas en un jour, la Reconquista s’étire entre le 8e et le 15e siècle.

A l’issue de la reconquête de Séville, les chevaliers victorieux se regroupent en confrérie. Le but est de préserver leurs aptitudes (aussi bien leurs compétences équestres que leur talent pour la stratégie militaire). Quatre siècles plus tard, en 1670, les nobles descendant de ces chevaliers convertissent leur corporation médiévale en une nouvelle organisation, une Maestranza de Caballería.

Cette académie d’équitation et de maniement des armes, formée sous l’égide du roi Charles II d’Espagne, prend des allures qui ne sont plus seulement militaires. L’approche est aussi très centrée sur la notion « d’art équestre ». Ce qui rappelle, en France, le travail de la Garde Républicaine.

L'entrée de la Plaza de Toros de la Real Maestranza
L’entrée de la Plaza de Toros de la Real Maestranza

La Maestranza est 100% masculine, 100% composée d’hommes de « bonne famille », une noblesse désireuse de préserver certaines traditions équestres. Elle développe ses propres écuries, élève ses propres poulains et organise régulièrement des démonstrations en ville pour mettre en valeur ses activités.

Au 18e siècle, le roi Philippe V remercie la Maestranza de son soutien en accordant à ses membres le droit de porter un uniforme semblable à celui des militaires… et en lui accordant le droit d’utiliser officiellement le nom de « Real Maestranza » (« real » signifiant « royal »).

Aujourd’hui, ça n’a pas beaucoup changé. La Real Maestranza de Caballería existe toujours, c’est elle qui est propriétaire des arènes de Séville (elle en délègue la gestion à une entreprise privée). Son rôle est caritatif et culturel à la fois : elle organise des événements pour promouvoir l’art équestre et la tauromachie, est le mécène de l’école taurine de Séville, etc.

Vous allez me dire : où sont les taureaux dans l’histoire, justement ?

Vue panoramique des arènes de Séville
Vue panoramique des arènes de Séville

Le lien entre Maestranza et tauromachie

La corrida n’a pas attendu la Maestranza pour se développer en Espagne. Ce serait en réalité très ancien, on a des preuves historiques qu’il existait déjà des courses de taureaux au 9e siècle. Le taureau a souvent été au cœur de manifestations populaires et au Moyen-Âge, il faisait partie des « animations » de toutes les fêtes de la noblesse réussies.

A la Real Maestranza, on se servait des taureaux pour apprendre aux hommes à développer leur dextérité dans le maniement des armes quand ils se trouvaient à cheval.

A l’époque justement, le torero est souvent un noble à cheval. Mais petit à petit, on assiste à un double phénomène :

  • D’un côté, la tradition de la tauromachie à cheval se codifie, avec des traditions qui apparaissent, des « façons de faire » reconnues ;
  • De l’autre, une tradition populaire se développe : celle de la corrida à pied, souvent initiée par des employés des abattoirs de Séville qui développent leurs propres codes. L’idée est, par exemple, que ces « piétons » cherchent à éloigner le taureau du cheval en attirant son attention avec des capes de couleur.

On est autour du 18e siècle. C’est précisément l’époque où la Real Maestranza de Séville reçoit une « reconnaissance officielle » du roi Philippe V. Le roi autorise alors la Maestranza, dans le cadre de ses activités équestres, à organiser des corridas.

La porte principale de l'arène de Séville
La porte principale de l’arène de Séville

La construction des arènes de Séville

Évidemment, pour que les corridas puissent se tenir en toute sécurité, il faut un lieu. La Maestranza commence par faire construire une arène rectangulaire en bois… puis se rend compte que la forme n’est pas optimale pour assurer la sécurité car le taureau peut se réfugier dans les coins. On bâtit alors une seconde arène circulaire un peu plus loin.

Au fil des années, on développe les installations autour de l’arène (abattoirs, écuries, etc)… jusqu’au moment où tout ceci est suffisamment structuré pour que l’on décide d’en faire un « bâtiment en dur ». La construction des arènes de Séville actuelles débute ainsi en 1761.

Maquette des arènes de Séville dans le musée
Maquette des arènes de Séville dans le musée

Elle a pris énormément de temps ! D’abord, comme je vous l’expliquais, la corrida à cheval s’est démodée au fil des années. Ensuite, la tauromachie a été interdite à une époque par le roi Charles III.

Il a fallu attendre la fin du 19e siècle pour que les travaux soient à peu près terminés et encore, au 20e siècle, on a encore apporté pas mal de modifications au bâtiment ! Vous en verrez certaines si vous effectuez la visite des arènes de Séville, par exemple les tribunes en pierre – encore visibles – recouvertes de briques, ou encore la piste pas parfaitement régulière dans sa forme (c’est ce qui arrive quand on fait traîner des travaux pendant plus d’un siècle !).


Le musée de la Plaza de Toros

Les arènes de Séville sont aujourd’hui ouvertes aux visiteurs, avec une exposition qui occupe différentes pièces « clés » dans le fonctionnement du bâtiment.

Elles se situent au bord du fleuve Guadalquivir et sont très faciles d’accès à pied depuis le cœur de Séville. Un bâtiment au mur blanc, avec une statue du torero Curro Romero, qui a marqué l’histoire de la tauromachie sévillane au 20e siècle.

« Romero » est d’ailleurs un patronyme célèbre dans la corrida. C’est en effet un dénommé Francisco Romero qui est considéré comme l’inventeur de la corrida « moderne ». Il a, pour la première fois, demandé à pouvoir porter l’estocade au taureau à la fin d’une course au 18e siècle, après avoir poussé le taureau à charger plusieurs fois un leurre en toile.

Romero a induit un changement d’approche dans la corrida : avant, le spectacle résidait dans tous les « jeux de taureaux » orchestrés par le picador (torero à cheval), la mise à mort du taureau n’était finalement que la « conclusion ». Après, la mise à mort est devenue le spectacle. C’est aussi cette réalité qui donne à la corrida son statut extrêmement controversé.

Statue de Curro Romero à l'entrée des arènes de Séville
Statue de Curro Romero à l’entrée des arènes de Séville

Lorsque vous entrez dans les arènes, la piste centrale est entourée d’une sorte de galerie en pierre qui dessert différentes salles.

La galerie intérieure des arènes de Séville
La galerie intérieure des arènes de Séville

La corrida dans les grandes lignes

La visite de la Plaza de Toros de la Real Maestranza s’effectue avec un audioguide. Je ne vous cache pas que je l’ai trouvé très mauvais pour plusieurs raisons :

  • Le récit n’incluait aucune mise en contexte sur la corrida. Autrement dit, on vous raconte que vous allez visiter des arènes construites en 1761… et dans la première salle, on vous parle directement des peintures qui dépeignent les robes des taureaux. Très bien… mais personnellement, j’aurais aimé qu’on m’explique au moins d’où est venu l’art de la corrida, quelles sont les « grandes étapes » d’une corrida, avant de me parler de peintures de taureaux :)
  • La voix était assez monocorde.
  • Les explications étaient très succinctes, sans aucun fil conducteur. Par exemple, dans la première salle, on vous décrit un tableau en indiquant que « les gradins sont remplis de public bouleversé par la faena ». Si vous ne savez pas ce qu’est la faena, ne comptez pas sur l’audioguide pour vous l’expliquer… J’ai dû me renseigner a posteriori pour savoir que c’était en fait le fameux moment de la corrida où le matador est face au taureau avec la muleta (le drap rouge que l’on agite devant le taureau) et l’épée.

C’est d’ailleurs pour ça que dans cet article, j’ai tenu à vous raconter un peu plus l’histoire de ces arènes et « le pourquoi du comment »… car c’est ce qui rend aussi la visite sur place plus riche !

Pour vous aider, je vais aussi vous raconter dans les grandes lignes comment se déroule une corrida, tout en vous montrant des photos prises dans les salles d’exposition des arènes de Séville.

Le sorteo, ou la répartition des taureaux

Le jour de la corrida, on réunit les matadors. Ce sont les « stars » de la corrida, des hommes à pied qui pratiqueront la mise à mort du taureau. Ce sont ceux qui agiteront devant lui le fameux drap rouge (la muleta).

Chaque matador vient avec son représentant, qui examine les taureaux pour identifier leurs « particularités ». On forme des paires de taureaux à peu près équitables en termes de « difficulté »… et on inscrit le numéro des paires sur des papiers.

Le « sorteo », c’est le tirage au sort de ces papiers pour que chaque matador se voie attribuer une paire de taureaux. Dans l’arène, chaque matador sera libre de décider dans quel ordre il fait sortir ses deux taureaux.

Le paseo : le défilé en début de corrida

La corrida est très codifiée… et elle commence par un défilé, dans un ordre précis.

Les matadors ouvrent la marche, le plus ancien étant à gauche et le moins expérimenté au milieu. Ils portent une coiffe traditionnelle, la montera, que l’on voit parmi ces éléments de costume ayant appartenu à Curro Romero. Seuls les matadors dont c’est la première fois dans l’arène avancent tête nue.

Costume traditionnel de torero
Costume traditionnel de torero
Costume traditionnel de torero
Costume traditionnel de torero

Ensuite, viennent les peones. Ce sont ceux qui aident le matador en « dirigeant » le taureau à l’endroit souhaité et, le plus souvent, en « posant les banderilles ». Derrière cette expression légère… il s’agit en fait de planter des harpons avec une pointe de 4 cm de long à la base du cou du taureau. On en aperçoit au fond sur la photo ci-dessous.

Je ne vous cache pas que ça m’a mise très mal à l’aise de voir ça « en vrai ». Le voyage, c’est pour moi découvrir le patrimoine local avec une certaine « ouverture », en se cultivant, en s’informant… et la corrida est un pan important de l’histoire de Séville. Néanmoins, la souffrance animale qui en découle me gêne à titre personnel et voir les banderilles la rend encore plus concrète.

Lors d’une corrida, on pose traditionnellement 3 paires de banderilles.

Des banderilles et autres accessoires de corrida - Arènes de Séville
Des banderilles et autres accessoires de corrida – Arènes de Séville

Après les peones dans le défilé, viennent les picadors. Le picador, c’est le torero à cheval, l’ancienne star des corridas avant que les matadors n’en deviennent les figures principales. Il vient dans l’arène avec une longue pique, son but est d’affaiblir le taureau.

Il y a ensuite des figures moins médiatisées mais importantes malgré tout : les monosabios, qui aident les picadors ; les areneros, qui entretiennent la piste entre deux taureaux ; et le train d’arrastre, un attelage de mules qui se chargera de traîner le corps du taureau mort pour le faire sortir de l’arène.

Le train d'arrastre, les mules impliquées dans la corrida
Le train d’arrastre, les mules impliquées dans la corrida

Le combat, ou « Lidia »

Une corrida complète, c’est donc la mise à mort de 6 taureaux. Un taureau de corrida est respecté s’il charge beaucoup dès qu’on le provoque, s’il charge en ligne droite en baissant la tête et s’il possède des qualités reconnues (esthétique, force, etc).

Chaque combat de taureau comporte plusieurs phases, là encore très codifiées :

  • Le tercio de pique – Le matador et les peones se répartissent dans l’arène et réalisent des « passes de cape », ils agitent une cape devant le taureau pour pouvoir mieux jauger ses réactions, la façon dont il charge et se déplace dans l’arène. Les passes de cape sont elles aussi codifiées, avec différentes figures. Le picador participe lui aussi à l’action, en piquant le taureau avec sa lance au moins deux fois, pour l’affaiblir un peu et voir comment il réagit.
  • Le tercio de banderilles : c’est là que les peones (ou parfois le matador lui-même) pose les banderilles.
  • Le tercio final, avec la mise à mort du taureau : c’est l’heure de la faena de muleta, le moment où le matador vient agiter un tissu rouge devant le taureau… jusqu’au moment où il lui délivre l’estocade finale, à l’épée. Un peones vient généralement accorder le coup de grâce au taureau juste après. Cette phase finale est normalement limitée à 15 minutes.

Le musée des arènes de Séville vous montre quelques taureaux « grandeur nature » ayant été préservés.

Un taureau présenté à la Plaza de Toros de la Real Maestranza de Séville
Un taureau présenté à la Plaza de Toros de la Real Maestranza de Séville

On découvre aussi la beauté des tenues des toreros, notamment ce que l’on surnomme « l’habit de lumières », avec une veste courte richement brodée.

Travail de broderie sur une veste ayant appartenu à Manuel Jimenez Chicuelo
Travail de broderie sur une veste ayant appartenu à Manuel Jimenez Chicuelo
Veste ayant appartenu à Manolo Vazquez
Veste ayant appartenu à Manolo Vazquez

La Plaza de Toros elle-même, avec la piste et les gradins

Après avoir visité ces salles d’exposition, on accède aux espaces extérieurs des arènes de Séville.

La cour des chevaux

Ici, les picadors prennent soin de leurs chevaux, qui disposent de boxes et d’espaces dédiés. On entend la clameur de l’arène et les protagonistes se concentrent avant d’accéder à la piste.

L'une des salles dédiées aux chevaux des picadors
L’une des salles dédiées aux chevaux des picadors

La chapelle des arènes de Séville

La tradition veut que le torero passe par la chapelle avant d’accéder à la piste. Elle est divisée en deux parties, séparées par une grille. En pleine période Covid, l’accès était normalement interdit aux visiteurs en raison de l’exiguïté de la petite chapelle mais comme la journée était calme, une employée des arènes de Séville a gentiment accepté de me donner accès.

Chapelle de la Plaza de Toros de Séville
Chapelle de la Plaza de Toros de Séville

La première partie est sobre, avec des bancs en bois et des mosaïques en azulejos. La seconde partie est richement ornée.

C’est là que le torero se recueille et peut faire un premier « brindis », c’est-à-dire dédier la mort du taureau à quelqu’un.

Chapelle de la Plaza de Toros de Séville
Chapelle de la Plaza de Toros de Séville

L’entrée dans l’arène

On emprunte la porte principale pour accéder à la piste. Elle est entourée de gradins sur deux niveaux, avec une partie découverte dans la zone inférieure (les « tendidos ») et une partie couverte dans la zone supérieure, avec de jolies arcades.

L'intérieur des arènes de Séville
L’intérieur des arènes de Séville

L’ensemble est très harmonieux et peut accueillir 12 538 spectateurs.

A l'intérieur de la Plaza de Toros de la Real Maestranza
A l’intérieur de la Plaza de Toros de la Real Maestranza

Avis sur les arènes de Séville

J’ai apprécié cette visite dans l’absolu, car le monument des arènes de Séville lui-même est extrêmement beau. Le sable jaune de la piste contraste avec la blancheur des murs et le ciel d’un bleu éclatant, la grandeur de l’arène crée naturellement un écrin propice au spectacle.

Je n’avais jamais vraiment cherché à en savoir plus sur la corrida, j’ai découvert une tradition très complexe et riche, avec beaucoup de codes, d’histoires qui se mêlent à « la grande histoire » de l’Espagne.

Néanmoins, je dois reconnaître que j’ai surtout obtenu toutes ces informations par mes propres recherches.

L'intérieur des arènes de Séville
L’intérieur des arènes de Séville

La visite m’a aussi confirmé que je n’avais pas envie de voir une corrida de mes propres yeux. J’ai du mal avec l’idée de faire de la mort un spectacle… et avec le côté « agonie » de la corrida, où le taureau est progressivement affaibli jusqu’au coup final. A titre personnel, je sais que je n’y trouverais aucun plaisir.

De plus en plus de voix s’élèvent contre la corrida pour ces mêmes raisons… et cherchent des alternatives pour préserver le côté « spectacle et tradition » sans la dimension sanglante de la corrida. Par exemple, il y a dans certains endroits des « corridas au velcro », où le taureau porte du velcro et où les banderilles ont elles aussi un bout en velcro qui vient juste se fixer sur le taureau sans le blesser.

Les défenseurs de la cause animale soulignent toujours le côté dérangeant à « exploiter un animal à des fins de divertissement » (à l’instar des cirques avec animaux, etc) mais cela peut être une première étape plus facile à franchir que l’abandon pur et simple de la corrida dans des pays où c’est une tradition séculaire.


Visite des arènes de Séville : infos pratiques

Pour aller aux arènes de Séville, c’est simple : elles se situent au 12, Paseo de Cristóbal Colón, au bord du fleuve Guadalquivir, à 5 minutes à pied de la cathédrale de Séville. On peut donc y aller à pied depuis le centre ville très facilement !

Billetterie des arènes de Séville, prix et entrée gratuite

La visite des arènes de la Real Maestranza coûte moins de 10€ par adulte, avec un tarif réduit pour les étudiants et les seniors, et un tout petit prix pour les enfants (gratuit en-dessous de 6 ans).

Vous pouvez retrouver les tarifs à jour sur le site officiel.

Vous pouvez réserver une visite guidée des arènes à l’avance (ce qui évite l’audioguide mais coûte plus cher).

A l'intérieur des arènes de Séville
A l’intérieur des arènes de Séville

Horaires des arènes de Séville

En général, les arènes de Séville sont ouvertes de 9h30 à 21h durant la saison de corrida (avril à octobre) et de 9h30 à 19h entre novembre et mars. Les jours où des spectacles de tauromachie ont lieu, les arènes ferment à 15h.

Prévoyez une heure maximum de visite sur place.

Vous pouvez tout à fait profiter de votre venue dans le coin pour aller visiter la Torre del Oro, située à quelques minutes à pied. Ou encore franchir le pont de Triana voisin pour aller découvrir ce quartier de Séville, berceau du flamenco.

Le programme de la Plaza de Toros

La saison de la corrida à Séville se déroule entre le dimanche de Pâques et le 12 octobre.

Quelques dates clés :

  • Elle s’ouvre par la corrida del Domingo de Resurrección, sans doute la plus importante de l’année.
  • Une ou deux semaines plus tard se tient la Feria de Abril, avec deux corridas et pas mal de spectacles taurins.
  • Onze jours après la Pentecôte a lieu la fête de Corpus Christi, au cours de laquelle il y a généralement une corrida.
  • Une autre corrida est organisée le 15 août.
  • En septembre, c’est le tour de la Feria de San Miguel avec deux corridas le dernier week-end du mois.
  • Enfin, on compte une dernière corrida le 12 octobre pour clôturer la saison, qui coïncide avec la fête de la Vierge du Pilier.

En complément de ces temps forts, il y a souvent, entre mai et septembre, des « novilladas » le week-end (ce sont des corridas impliquant de jeunes taureaux… et de jeunes toreros). Les novilladas de Séville peuvent se dérouler avec ou sans picadors.

Si vous souhaitez assister à une corrida à la Plaza de Toros de la Real Maestranza et connaître le programme des arènes de Séville, sachez qu’il est difficile d’obtenir des places en tant que touriste.

En effet, la plupart des gens qui viennent assister aux corridas sont des abonnés à l’année, seule une partie des places est vendue pour les non-abonnés, ce qui limite déjà les opportunités.

Pour en acheter, je vous conseille de consulter un site comme TaquillaOficial.com. Vous verrez à la fois des billets par « section » de l’arène, comme à n’importe quel concert en France (ces sections sont les « tendidos », soit « bajos » pour la partie basse des gradins, soit « altos » pour la partie haute).

Mais surtout, le plus important est de regarder où se situe le siège parmi les 3 zones proposées : « sol » correspond à des sièges en plein soleil, ils sont donc moins chers mais en plein été, il peut faire 45°C à Séville ; « sombra » correspond à des sièges à l’ombre ; « sol y sombra », un mélange d’ombre et de soleil au cours de l’événement.

Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé à plonger dans le monde de la tauromachie pour découvrir cette tradition à travers l’exemple des arènes de Séville !


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    2 commentaires sur “Visite des arènes de Séville, la mythique Plaza de Toros de la Real Maestranza

    • Mélanie

      Merci pour cette balade et toutes ses infos. Personnellement, j’ai visité cette arène un jour de gros soleil en plein mois d’Aout. On cherchait une visite pour fuir la chaleur et on en est ressorti ravi :)Pas seulement pour ce moment de répits coté fraicheur mais par toutes les découvertes en tauromachie

      Répondre à Mélanie
      • Marlène

        Hello Mélanie, pour fuir la chaleur je conseillerais plutôt des endroits comme le musée des Beaux-Arts ou les palais qui offrent des jardins à l’ombre comme le Palacio de las Dueñas car dans les arènes de Séville, la piste est littéralement en plein soleil. Mais c’est vrai que la partie musée est bien protégée !

        Séville en été, il faut aimer la grosse chaleur. Je l’ai fait aussi et les petits 45°C donnaient envie de finir la journée à la piscine ^^

        Répondre à Marlène


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