Le château de Maintenon près de Chartres : une visite à ne pas manquer !


Aujourd’hui, je vous emmène visiter le château de Maintenon, en Eure-et-Loir. Avec son jardin à la française et sa perspective conçue par Le Nôtre, son riche mobilier et ses décors soignés, ce petit édifice situé à deux pas de Chartres vaut vraiment le détour si vous voulez mon avis !

Dans cet article, je vous propose de partir à la découverte de ses appartements et de ses parterres fleuris, l’occasion d’explorer son histoire. Ce faisant, je vous donnerai quelques informations pratiques (horaires d’ouverture, tarifs, accès) pour que vous puissiez à votre tour aller explorer cette pépite du patrimoine de la région Centre-Val de Loire !

Où se situe le château de Maintenon ?

Loin de se situer dans une grande ville, il est établi au cœur de la petite commune du même nom, en Eure-et-Loir. Elle abrite moins de 5000 habitants et cet édifice, qui s’ouvre sur la place Aristide Briand avec sa mairie, ses petits commerces et son marché.

Nous sommes ici à 20 km au nord de Chartres, à 30 minutes de route de Rambouillet et à 90 km de Paris.

Un édifice prestigieux mais caché

Le monument a été construit au Moyen-Âge et avant d’être ouvert aux pauvres manants du tourisme que nous sommes, il a connu une histoire palpitante, riche en propriétaires qui ont chacun contribué à en faire le petit joyau d’Eure-et-Loir qu’il est aujourd’hui !

Cette histoire, je vais vous la raconter car vous allez voir qu’elle explique beaucoup de choses sur l’architecture des lieux, le « pourquoi » de certaines constructions que vous y voyez encore aujourd’hui… 

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le lieu, sa beauté charmante et intimiste et justement, ce côté « caché » a joué un rôle non négligeable dans son destin.

Vue générale du château de Maintenon en Eure-et-Loir
Vue générale du château de Maintenon en Eure-et-Loir

Jean Cottereau, propriétaire actif

C’est donc au Moyen-Âge qu’un château voit le jour dans la région, pour les comtes de Montfort-l’Amaury. L’actuelle Tour Carrée, que l’on voit lors des visites (à gauche sur la photo ci-dessus), datant du début du 13e siècle, aurait été le donjon de l’un de ces édifices primitifs. On a ajouté plus tard, aux 14e et 15e siècle, les tours rondes, reliées par une courtine.

Le monument va connaître un premier élan de développement à partir de 1505, quand il est acheté par Jean Cottereau, surintendant des finances à la cour de quatre Rois (l’homme sera successivement trésorier de Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier !). C’est alors la pleine période de la Renaissance et Jean Cottereau va s’inspirer des tendances pour transformer l’endroit.

Il ajoute un toit pointu à la Tour Carrée mais surtout, il agrandit le château ! Il fait ajouter des bâtiments, fait graver ses armoiries (trois lézards) sur la façade, fait refaire entièrement l’église Saint-Nicolas qui se trouve à l’entrée.

Vue de l'arrière du château de Maintenon
Vue de l’arrière du château de Maintenon
Eglise Saint-Nicolas de Maintenon
Eglise Saint-Nicolas

De Jean Cottereau au prestige de Maintenon

Le château a fini par avoir un lien avec Madame de Maintenon… mais comment en est-on arrivés là ? Comme souvent à l’époque, tout est affaire d’héritage et de descendance ! Quand Jean Cottereau s’éteint, il lègue son bien à son gendre, appartenant à la famille d’Angennes. Et justement, Charles d’Angennes est marquis de Maintenon, un titre associé au domaine.

Je vous passe les détails des héritiers successifs. Toujours est-il qu’en 1674, Mme d’Angennes décide de se séparer du château et du titre (car on peut tout à fait revendre ses titres). Il se trouve qu’une femme a eu le coup de cœur pour l’endroit et est prête à payer très cher pour en devenir propriétaire : Mme d’Aubigné.

Elle l’acquiert pour 150 000 livres, une somme colossale ! Je me suis amusée à utiliser un convertisseur de monnaie ancienne, cela correspondrait à plus de 4.6 millions d’euros actuels.

Qui est cette femme et comment a-t-elle acquis une telle fortune ? Son parcours est très surprenant !

Le charme du château de Maintenon
Le charme du château de Maintenon

En effet, Françoise d’Aubigné naît en prison, à Niort, où son père emprisonné pour dettes purge une peine, partageant sa cellule avec sa femme tant ils sont désargentés. Ruiné, il décide à sa sortie de prison d’essayer de se refaire une santé financière en emmenant toute sa famille à Marie-Galante, dans les Caraïbes. Sans succès.

A 11 ans et demi, la petite fille rentre en métropole dans une pauvreté dramatique, sans son père qui est mort prématurément. Mais comme elle reste « bien née », elle peut bénéficier du soutien de sa marraine, qui la fait entrer au couvent afin qu’elle reçoive une éducation correcte, puis la présente dans les salons que le Tout-Paris fréquente assidûment pour ses loisirs comme pour nouer des relations.

L’écrivain Paul Scarron a le coup de cœur pour la jeune fille, qui ne manque ni de beauté, ni d’intelligence. Il est infirme, a 25 ans de plus qu’elle… et c’est elle qu’il veut, malgré sa pauvreté, malgré son absence de famille. Ensemble, ils ouvrent à leur tour un salon à Paris, fréquenté par des femmes de haut rang comme Mesdames de Sévigné, de La Fayette ou encore la marquise de Montespan.

Le mariage est de courte durée et la jeune Françoise se retrouve veuve à 25 ans. Son union ne l’a pas enrichie mais elle a noué des relations… et c’est justement la marquise de Montespan qui, voyant en elle une femme discrète et bien élevée, lui trouve une place de gouvernante pour élever les enfants illégitimes qu’elle a eus avec le roi de France Louis XIV.

C’est une époque sans contraception… où le moindre « dérapage » se solde souvent par une grossesse. La marquise de Montespan, qui a eu 7 rejetons avec le souverain, en sait quelque chose !

Françoise d’Aubigné finit un jour par croiser ce dernier… et il développe pour elle une certaine affection, touché par l’amour qu’elle porte aux petits, qu’elle élève comme s’ils étaient les siens. Ce qui devait arriver arriva : Mme de Montespan commence à devenir jalouse et à lui mener la vie dure ; ignorant cette jalousie, le Roi verse à la gouvernante une somme colossale (estimée à plus de 9 millions d’euros actuels) pour qu’elle garde son poste et lui donne aussi des biens qui lui rapportent énormément d’argent.

Elle est définitivement sortie de la pauvreté et c’est précisément grâce à tout cet argent qu’elle acquiert le château et le titre faisant d’elle « Madame de Maintenon ».

Je vous le disais tout à l’heure, j’ai été charmée par le côté intime du monument, qui semble délicatement posé dans ce petit bourg discret du Centre-Val-de-Loire. Et justement, cette discrétion va notamment permettre à Mme de Montespan de venir y accoucher de l’un de ses enfants, Mademoiselle de Blois.

L’épouse cachée du Roi de France

Les années qui suivent voient le déclin de la marquise de Montespan qui tombe en disgrâce… et l’essor éclatant de Madame de Maintenon, qui épouse secrètement le souverain en 1683.

Beaucoup affirment qu’elle jouissait d’une grande confiance de la part du Roi et influençait beaucoup son caractère, tout en ayant une influence politique limitée. Ils sont restés mariés pendant près de 32 ans, une longue histoire interrompue par la mort du souverain. Désormais veuve, elle se retire à Saint-Cyr pour finir ses jours, dans un pensionnat fondé par le Roi à sa demande pour éduquer des jeunes filles de bonne famille souffrant de pauvreté. Elle y meurt 4 ans plus tard, à l’âge avancé de 83 ans.

L’influence de Madame de Maintenon sur le monument

Le château de Maintenon a été son petit havre de paix et un lieu adapté pour cacher certains écarts du Roi. Elle y a fait aménager une aile pour ses propres appartements, du côté de la Tour Carrée… et une aile reliant les appartements du souverain à l’église Saint-Nicolas, avec une longue galerie.

C’est aussi elle qui a décidé de détruire la courtine qui « coupait » la vue en fermant la cour. La disparition de ce mur a permis de révéler la perspective sur le jardin à la française que vous découvrez aujourd’hui, et qui est l’un des grands atouts de la propriété. On en distingue encore quelques pierres, à droite sur la photo ci-dessous.

Les traces de l'ancienne courtine dans la cour du château
Les traces de l’ancienne courtine dans la cour du château

Louis XIV a lui aussi laissé sa « patte » sur place, à la fois en demandant à Le Nôtre de penser les jardins mais aussi en sollicitant Vauban afin qu’il construise un aqueduc. L’idée est de détourner l’eau de l’Eure pour alimenter les jardins de Versailles et les fontaines du domaine… car on manque d’eau sur la plaine de Versailles.

L’aqueduc, initialement très ambitieux dans sa construction (avec une multitude de ponts-aqueducs comme celui que l’on voit dans le parc aujourd’hui), est finalement converti en un projet bien plus simple (on remplace certains ponts prévus par de hauts talus de terre). De même, les ponts devaient mesurer 73 mètres de hauteur alors qu’ils ne font au final qu’un tiers de cette hauteur.

Vestiges de l'aqueduc de Vauban
Vestiges de l’aqueduc de Vauban

Le monument jusqu’à nos jours

Madame de Maintenon lègue son château et sa fortune à sa nièce, qui a épousé le duc de Noailles. Le domaine reste dans la famille pendant plusieurs siècles et celle-ci y apporte de nombreux ajouts architecturaux, par exemple des gargouilles et des éléments néo-gothiques visibles sur la façade depuis la cour intérieure.

On équipe aussi le château des dernières innovations lorsque celles-ci font leur apparition : l’eau courante, des calorifères (l’ancêtre du chauffage central)…

Paul de Noailles transforme aussi les appartements du Roi pour recevoir des invités, créant un Grand Salon, une salle de billard, une jolie bibliothèque et une très belle galerie avec des portraits de toute la famille sur plusieurs générations.

Le château est classé aux Monuments historiques en 1944, en pleine Seconde Guerre Mondiale, car il est au bord de la destruction en raison des bombardements qui l’ont frappé. C’est en 1983 que les descendants de Paul de Noailles décident de créer la fondation Mansart et de confier à celle-ci le soin de gérer les lieux, pour pouvoir les ouvrir au public. Depuis 2005, la mission a été confiée au Conseil départemental d’Eure-et-Loir.

C’est justement le Conseil départemental d’Eure-et-Loir qui a procédé à une très belle restauration des jardins, tels qu’ils avaient été imaginés par Le Nôtre.

Le jardin à la française du château
Le jardin à la française du château

A l’intérieur du château de Maintenon

Après avoir emprunté l’escalier d’honneur, vous allez commencer la visite par les appartements de la maîtresse des lieux.

Les appartements de Madame de Maintenon

Lorsqu’elle achète les lieux, Françoise d’Aubigné décide de concevoir une aile reliant l’ancien château déjà existant à la Tour Carrée. On raconte qu’elle avait opté pour cet emplacement en raison de son ensoleillement, car elle était très frileuse. Les pièces de taille modeste étaient aussi plus faciles à chauffer.

Vous allez découvrir son antichambre (avec une chaise à porteurs, très populaire à l’époque pour que les dames du monde soient promenées sur de courtes distances).

L'antichambre de Madame de Maintenon
L’antichambre

Puis vient la chambre de Mme de Maintenon. C’est une pièce à la fois d’une grande élégance et d’une certaine rigueur, avec une grande croix au-dessus du lit traduisant la piété et l’éducation morale de la célèbre propriétaire… mais aussi une quantité indéniable d’ornements et de dorures, ainsi qu’un portrait du souverain adoré trônant au-dessus du miroir de la cheminée.

La chambre de Madame de Maintenon
Vue panoramique de la chambre

Les appartements du Maréchal de Noailles

On visite ensuite l’antichambre et la chambre du Maréchal, deux pièces au style très différent, bien plus « chargé ».

Dans la première, vous pouvez notamment admirer un somptueux clavecin du 18e siècle créé par Albert Delin, c’est l’un des deux seuls clavecins de Delin qui subsistent dans le monde (le deuxième étant exposé à Berlin)… et l’un des dix instruments de ce prestigieux facteur qui ont survécu jusqu’à notre époque. Son décor, représentant une scène de la mythologie (L’enlèvement d’Europe par Zeus), est admirable de beauté.

Le clavecin Albert Delin
Le clavecin Albert Delin

Dans la chambre elle-même, on découvre divers objets comme un très bel écritoire en bois, des tableaux et un lit avec une tête de lit sculptée arborant le blason rouge et or de la famille de Noailles.

La chambre du maréchal de Noailles
La chambre du maréchal

Les pièces de réception et de loisirs

On peut ensuite admirer une première pièce de réception, la grande salle à manger. On évolue vers un mobilier de style Louis XIII, le bois massif est omniprésent et les teintes donnent à la pièce une atmosphère à la fois chaleureuse et « masculine ».

Les murs surprennent par leur texture… et justement, il s’agit d’une curiosité classée aux Monuments historiques : ils sont en « cuir de Cordoue », une matière au procédé de fabrication complexe.

En résumé, on utilisait des peaux de mouton auxquelles on appliquait de multiples traitements pour les étirer en les hydratant, avant d’y coller des feuilles d’argent, de les faire sécher, de les brunir puis d’y créer des motifs. Le cuir de Cordoue servait ensuite à recouvrir des murs ou des paravents par exemple.

Salle à manger du château de Maintenon
Salle à manger

On pénètre ensuite dans le salon du Roi. Là encore, beaucoup de tableaux et de mobilier sont exposés et c’est l’un des aspects que j’ai énormément aimés dans ce château : il a gardé l’âme d’un lieu encore « habité » et n’est en rien un simple étalage de vestiges du passé.

Les plafonds ne manquent pas de beauté…

Le plafond du salon du Roi
Le plafond du salon

Tout comme le reste du décor, avec des sculptures de pages porte-lumière.

Le salon du Roi au château de Maintenon
Le salon du Roi

Le petit meuble avec son tiroir en damier que l’on aperçoit à droite de la photo a pour surnom le « bonheur du jour ». C’est devant lui que les femmes mariées s’asseyaient chaque jour quand elles étaient loin de leur époux afin de lui écrire une lettre, leur petit bonheur du jour qui a laissé au meuble son surnom.

Celui-ci aurait eu une propriétaire illustre : c’est là que la Comtesse de Ségur en personne aurait écrit son roman Les Malheurs de Sophie.

L’ancienne aile de Louis XIV

On traverse ensuite le passage des boiseries, trait d’union entre le château tel qu’il était avant son acquisition par Madame de Maintenon et l’aile imaginée pour Louis XIV. On arrive ici à la partie de la visite que j’ai préférée… sans doute parce qu’elle nous plonge dans le faste d’un autre temps, que l’on sait révolu mais qui inspire une certaine rêverie.

Il y a d’abord un grand salon, qui rend hommage à plusieurs Rois.

Le grand salon du château de Maintenon
Le grand salon

On traverse ensuite une seconde pièce en enfilade, une salle de billard. C’est Paul de Noailles qui a tout fait fabriquer sur mesure par la maison Gerderès. Puis on arrive dans une bibliothèque, toujours en enfilade : les meubles sont classés aux Monuments historiques, ils ont la particularité d’être noirs (ici du poirier noirci) avec un simple filet doré en guise d’ornement, une mode qui a émergé au milieu du 19e.

Bibliothèque du château de Maintenon
Bibliothèque

Enfin, on débouche sur le clou du spectacle, une gigantesque galerie qui n’est pas sans rappeler le château de Versailles. Un magnifique plafond à caissons, des portraits de toute la famille de Noailles, un chaleureux parquet…

On apprend sur place qu’elle a fait l’objet d’un sauvetage miraculeux. Elle était en si mauvais état lorsque le château a été classé aux Monuments historiques qu’on l’avait jugée irrécupérable. C’est un peintre/doreur/staffeur de 78 ans, ami du cuisinier travaillant pour les propriétaires, qui a décidé de tout tenter pour la sauver.

On ne peut que constater le succès de l’entreprise ! Le Conseil départemental d’Eure-et-Loir, qui assure aujourd’hui l’entretien des lieux, l’a à nouveau restaurée entre 2018 et 2020.

La grande galerie du château de Maintenon
La grande galerie

Au fond la galerie, on trouve une petite chapelle avec un cénotaphe en mémoire de Madame de Maintenon. Elle ne repose pas dans le château mais cette pierre tombale lui rend malgré tout hommage dans ce lieu qu’elle a chéri.

Entrée de la chapelle
Entrée de la chapelle avec le blason de la famille de Noailles

Vers l’univers des « chinoiseries »

On revient ensuite sur ses pas pour la dernière partie de la visite de l’intérieur : on emprunte un passage autrefois utilisé par les domestiques pour ne pas déranger le souverain afin d’accéder à un salon qui affiche un style encore très différent.

On y trouve des papiers peints du 18e, grande époque où les motifs chinois étaient à la mode car le commerce se développait avec l’Orient. Paul de Noailles a trouvé le papier chez un antiquaire et l’a fait poser lors de sa rénovation du château.

Quand la mode des « chinoiseries » est passée, pour relooker la pièce, on avait recouvert ces papiers peints de tentures plus « neutres ». Ils ont été redécouverts un peu par hasard, lors de l’arrachage accidentel d’un morceau de tenture.

Le papier peint des salons chinois
Le papier peint des salons chinois

Ces pièces exposent quelques objets de grande valeur historique, comme de la porcelaine de Meissen ou un coffre de voyage ayant sans doute servi à Madame de Maintenon elle-même.

Avant de quitter le château par l’une des tours, vous pourrez sortir sur un belvédère qui surplombe le jardin à la française, l’occasion de prendre de la hauteur sur la perspective offerte.

Les jardins du château de Maintenon et leur aqueduc

J’ai pour ma part commencé par la visite des jardins. C’est un petit espace entouré de canaux, bordé d’un côté par un golf. Comme le château, ils possèdent la qualité d’être à la fois petits, simples mais d’une grande élégance.

Des parterres bien entretenus, des buis et des topiaires qui, avec leur feuillage persistant, permettent au jardin de rester vert en toutes saisons.

Et puis des fleurs : impatiens, tulipes, myosotis, rosiers…

Le jardin imaginé par Le Nôtre à Maintenon
Le jardin imaginé par Le Nôtre

Sans oublier la Sauge Mystic Bleue qui, dit-on, a la couleur préférée de Françoise d’Aubigné et permet de rehausser la perspective sur le canal.

Vous pouvez justement emprunter une jolie allée sous les arbres, le long du canal. Je n’y ai croisé personne le jour de ma visite, comme si les visiteurs n’avaient pas daigné s’aventurer là !

Les allées du parc de Maintenon
Les allées du parc

Pourtant, cette allée permet d’approcher au plus près les ruines du grand aqueduc de Vauban.

En revenant dans l’avant-cour à l’entrée du château, vous pouvez accéder au rez-de-chaussée, sous la grande galerie, pour visiter une exposition temporaire (on y trouve aussi des sanitaires très propres, avis aux intéressés !).

A l’heure de vous donner un avis sur la visite, je ne peux que vous recommander vivement d’aller découvrir les lieux, l’endroit fait sans nul doute partie des châteaux qui m’ont marquée. Il parvient à nous transmettre la magie qui a séduit Françoise d’Aubigné en son temps, une discrétion teintée d’une beauté pourtant non dénuée de faste. C’est orné, mais pas trop. C’est un musée, mais un musée qui vit. C’est à l’abri des regards, mais à côté d’un bourg.

L'avant-cour du château de Maintenon
L’avant-cour

Comment visiter le château de Maintenon ?

Accès au monument

Pour rejoindre le château, vous pouvez bien entendu prendre la voiture. Le marché a lieu le jeudi matin et ce jour-là, le centre-ville est moins facile d’accès. En-dehors de cette période, il est assez facile de trouver de la place, vous pouvez commencer par le « Parking du château » (29 Rue Collin d’Harleville) qui est gratuit.

Il est aussi possible de venir à Maintenon sans voiture ! La commune possède en effet une gare SNCF desservie par une ligne de TER passant par la gare Montparnasse à Paris et par Chartres. On peut donc tout à fait prendre un train direct depuis Paris (comptez un peu plus de 50 minutes de trajet) ou un train direct depuis Chartres (10 minutes de trajet).

Comptez ensuite 15-20 minutes à pied vers le château. On traverse de jolis petits ponts surplombant le canal de l’Eure et Le Guéreau, avant d’arriver dans le centre-ville. La route est plutôt simple, sans risque de se perdre si vous avez un minimum de sens de l’orientation ;)

Retenez aussi qu’il est tout à fait possible de visiter le château de Maintenon le matin et d’aller à Chartres l’après-midi (ou vice versa), très pratique si vous passez la journée ou le week-end dans le coin !

Billets et horaires d’ouverture du château

Le prix du billet (moins de 9€ à l’heure où j’écris l’article) est très raisonnable par rapport à la qualité de la visite. Il existe un tarif réduit pour les jeunes, les enfants, les étudiants, les demandeurs d’emploi ou encore les personnes handicapées. Les enfants de moins de 7 ans ne paient pas. Vous pouvez consulter les tarifs à jour sur cette page.

Il existe également des visites guidées, soit générales, soit sur des thématiques spécifiques pour décrypter certaines particularités du château. Elles sont possibles sur réservation, vous retrouverez toutes les informations sur le site officiel.

Le château organise régulièrement des événements. Par exemple, à l’hiver 2020, il a proposé « L’hiver aux merveilles », une déambulation dans le parc permettant aux visiteurs de redécouvrir les fables de la Fontaine.

En automne-hiver, entre octobre et mars inclus, le château est ouvert :

  • Du mardi au vendredi entre 14h et 18h30 (dernière entrée à 17h30, accès du parc fermé à partir de 18h) ;
  • Les samedis et dimanches de 10h30 à 18h30 (dernière entrée à 17h30, accès du parc fermé à partir de 18h).

Au printemps-été, entre avril et septembre inclus, le château est ouvert du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30.

Le lieu est fermé le lundi ainsi que les jours fériés.

Une rose du château de Maintenon

Documents de visite

Il existe en principe une application de visite guidée du château de Maintenon, baptisée KWYS, disponible sur Android et iOs… mais de l’avis même des employés que j’ai croisés, elle ne fonctionne pas bien. J’ai moi-même essayé de la faire marcher, sans succès.

Fort heureusement, on vous donne à l’entrée une jolie brochure de visite avec un plan et des explications, c’est moins interactif mais très bien fait et pour ma part, j’apprécie de pouvoir rapporter à la maison des « documents de voyage » en souvenir des destinations que j’ai visitées.

Notez qu’il existe aussi un beau livre sur le monument écrit par F. Chandernagor et G. Poisson. Vous pouvez aussi regarder le travail du photographe Patrick Forget. Patrick Forget, qui a travaillé pour de grands médias sur des sujets très variés, a choisi de consacrer un petit ouvrage au château de Maintenon.

Combien de temps prévoir pour la visite du château ?

Explorer le château et son jardin, marcher jusqu’à l’aqueduc, visiter l’exposition temporaire demande à mon sens au moins 2h, un peu plus si vous vous attardez vraiment sur les détails.

La situation sanitaire récente n’empêche en rien de profiter de la visite.

J’espère que cet article vous donnera envie d’aller découvrir ce joyau du patrimoine de vos propres yeux ! Si vous faites la visite, n’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires.


Poster un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

2 commentaires sur “Le château de Maintenon près de Chartres : une visite à ne pas manquer !

  • Ludovic

    Je visitais tes pages sur Cracovie quand je suis tombé sur ton post!!! Je ne connaissais absolument pas l’existence de cette merveillle ! J’ai donc suivi ton conseil et direction Maintenon. Ce château est MAGNIFIQUE !!! Il vaut le détour. Merci beaucoup pour ce partage.

    Répondre à Ludovic
    • Marlène

      Merci Ludovic, j’ai vraiment eu un coup de cœur, c’est à la fois petit et très bien meublé, décoré, aménagé. Bon, ce château n’est pas complètement ignoré de tous mais il mérite selon moi d’être plus connu :) Contente que l’impression soit partagée !

      Répondre à Marlène


Si vous aimez les articles du site, n'hésitez pas à faire vos achats sur Amazon.fr via ce lien ; il me permettra de toucher une commission grâce au programme Partenaires Amazon EU.