La Maison de l’Outil, la Cité du Vitrail et l’Apothicairerie : 3 musées de Troyes à découvrir


Lors de mon récent week-end dans la région Grand Est, j’ai eu le temps de visiter 3 musées de Troyes : le Musée de l’Outil (la MOPO pour les intimes !), la Cité du Vitrail et l’Apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte. Je vais vous en dire un peu plus dans cet article !

La MOPO de Troyes, Musée de l’Outil et de la Pensée Ouvrière

Derrière ce nom de musée long et intrigant se cache d’abord un lieu, l’Hôtel de Mauroy, construit vers 1560. Il a une histoire assez fascinante et si vous allez visiter le Musée de l’Outil de Troyes, vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à toutes les petites jambes enfantines qui ont parcouru ces vieux murs. Pourquoi ? Je vais vous raconter l’histoire !

L’Hôtel de Mauroy… ou l’histoire d’une bonne action

Tout commence au milieu du 16e siècle. Jean de Mauroy, représentant d’une très vieille famille bourgeoise de Troyes, fait l’acquisition d’une très belle propriété, la Maison de l’Aigle. Il décide de rénover totalement les lieux.

L'Hôtel de Mauroy à Troyes
L’Hôtel de Mauroy à Troyes

N’ayant pas d’enfant mais étant l’héritier d’une importante fortune, il décide avec son épouse de penser aux plus démunis et en 1563, il explique dans son testament qu’il souhaite que leur argent serve, après leur mort, à créer un établissement pour une douzaine d’enfants orphelins ou très défavorisés, afin qu’ils puissent apprendre un métier.

Jean Mauroy décède en 1570, sa femme en 1580… et deux ans plus tard, respectant leurs dernières volontés, un orphelinat ouvre ses portes dans l’Hôtel de Mauroy. Les enfants apprennent à filer la laine, puis le coton… et au 18e siècle, l’Hôtel de Mauroy devient une manufacture de bas.

C’est ce qu’on appelle la « bonneterie troyenne » qui, contrairement à son nom assez réducteur, ne consiste pas seulement à fabriquer des bonnets :) Ce nom désigne en réalité tout ce qui est fabriqué en tricot ou en maille… et c’est un véritable savoir-faire de la région.

Mais revenons à l’Hôtel de Mauroy ! Les enfants ont parfois du mal à manier les métiers à tricoter car ils manquent de force, on commence donc à embaucher des ouvriers extérieurs et c’est une véritable industrie qui se met en place.

Les petits ont un rythme qui, à notre époque, paraît terrible. Réveil à 5h du matin… et c’est parti pour 4h sous la responsabilité d’un maître spirituel qui les forme aussi bien sur le plan moral que sur le plan culturel. Ils travaillent ensuite 2h dans les ateliers, avant une pause déjeuner. Puis ils enchaînent à nouveau 3h d’étude, 3h de travail à l’atelier, 1h de repas, 1h d’atelier… et enfin une courte heure de détente et de prière avant l’extinction des feux à 21h.

Bilan d’une journée : 7h d’étude, 6h d’atelier, 3h de repas/récréation… et 8h de sommeil.

Hélas, cette noble cause finit par être abandonnée car l’orphelinat coûte trop cher… Les orphelins sont placés ailleurs et l’Hôtel de Mauroy est loué « par petits bouts » comme habitation ou local commercial.

La ville s’en sert au 19e siècle pour loger des soldats, puis il redevient un lieu mi-commercial, mi-résidentiel et se délabre peu à peu malgré son classement comme monument historique.

Au 20e siècle… l’Hôtel de Mauroy renoue avec l’enfance et devient un internat pour collégiens, jusqu’à la Première Guerre Mondiale où il est converti en hôpital. Quelques années plus tard, nouveau changement : un journal catholique reprend les locaux pour y installer son siège et son imprimerie.

En 1966, enfin, la ville de Troyes décide de racheter le bâtiment et de le confier aux bonnes mains des Compagnons du Devoir, avec une mission : le restaurer !

La naissance du Musée de l’Outil et de la Pensée ouvrière

Les Compagnons du Devoir, tout le monde ne connaît pas ! Et pour comprendre ce musée de Troyes, c’est mieux de savoir de quoi il s’agit ! C’est une association qui forme les jeunes à des métiers traditionnels, de beaux métiers d’artisanat exigeant des savoir-faire pointus, avec une vraie notion de transmission.

Escalier exposé à la MOPO de Troyes
Escalier exposé à la MOPO de Troyes

Rejoindre les Compagnons est une mission de passionné… Le jeune en CAP doit réaliser un « travail d’adoption » pour montrer tout son intérêt pour le métier qu’il apprend. Ce travail est jugé… et si le verdict est concluant, il devient alors un « aspirant » qui va partir sur les routes pour son « Tour de France ». Pendant plusieurs années, il va se former pour apprendre, toujours plus, sur son métier, acquérir une expertise pointue tout en vivant en communauté.

Quand il est prêt, il réalise ce que l’on appelle un « chef d’oeuvre », un condensé de tout le savoir acquis pendant ces années de formation… Un chef d’oeuvre qui donne accès au statut de Compagnon. Voici un exemple de chef d’oeuvre exposé dans le Musée de l’Outil de Troyes :

Un chef d'oeuvre de Compagnon du Devoir
Un chef d’oeuvre de Compagnon du Devoir

C’est sans doute une superbe illustration de ce que l’on entend par « savoir-faire français ». C’est une belle aventure de transmission, de partage, de tradition.

La MOPO de Troyes a vu le jour car un prêtre – Paul Feller – était passionné par ces métiers ouvriers et par la complexité et la multiplicité des outils nécessaires. Il a entamé une collection en 1957… et 12 ans plus tard, a décidé d’en faire cadeau aux Compagnons du Devoir, qui lui ont offert le plus beau des écrins en l’installant dans l’Hôtel de Mauroy.

Le Musée de l’Outil de Troyes, c’est donc tout ça. C’est cette belle histoire de rencontres, d’actes généreux, de passion et de travail… et ça se traduit par un état d’esprit où, de salle en salle, on montre au visiteur tout ce qu’il y a de beau dans ces métiers manuels.

Que voit-on dans le Musée de l’Outil de Troyes ?

On voit des outils… Des outils qui vous font sourire, comme des compas en forme de jambes ! Des outils qui vous impressionnent par leur taille, laquelle laisse imaginer la force physique qu’il fallait déployer pour les manier… comme cette forge reconstituée.

Atelier de forgeron - MOPO, Troyes
Atelier de forgeron – MOPO, Troyes

Des outils petits mais incroyablement riches : qui imaginerait à quel point il existe une variété de clous impressionnante ? Et « cloutier » était un métier… que l’on vous raconte si bien qu’on l’imagine…

« La maison du cloutier est une maison bruyante : on y entend battre le marteau et aboyer les chiens. Les chiens servaient à faire tourner une grande roue qui actionnait le soufflet pour entretenir le feu de la forge, où rougissaient les tiges de métal dont le cloutier se servait. […] Un bon ouvrier façonnait de dix à vingt clous par minute selon le modèle ».

On découvre aussi que certains métiers ont changé de sens au fil du temps. Par exemple, j’ai appris que la vision du serrurier comme « celui qui s’occupe des serrures » était très restrictive. Le nom du métier vient de l’ancien français « serrer », qui voulait dire « fermer ». Le serrurier, à l’origine, s’occupe donc de tout ce qui sert à fermer un espace : les portes, les grilles, les balustrades, les balcons, les rampes d’escalier…

De même, le plombier a par le passé eu une image un peu différente du « monsieur qui vient réparer la fuite de la baignoire ». Il s’est occupé de la distribution de l’eau, de la couverture (en plomb) des édifices religieux et palais (le château de Versailles, par exemple, est couvert de plomb doré à l’or fin), de toutes les utilisations ornementales de l’eau…

Vous allez être étonné de tous les métiers que vous découvrirez : le bourrelier, le relieur, le forgeron, le stucateur, le taillandier, le cordonnier, le potier, le couvreur en tuiles…

Le tailleur de meules - Musée de l'Outil, Troyes
Le tailleur de meules – Musée de l’Outil, Troyes
Le métier de stucateur - Musée de l'Outil, Troyes
Le métier de stucateur – Musée de l’Outil, Troyes

Le bâtiment est superbe, un audioguide permet de profiter d’explications complémentaires sur chaque vitrine… et cette visite m’a rendue très admirative du travail de ces artisans. J’ai pris conscience que bien souvent, je ne savais pas nommer le tiers du quart de la moitié des outils que je voyais… alors que pour des gens, ils ont eu un sens, ils ont représenté leur quotidien, ils ont façonné des choses palpables.

Il y avait aussi un vrai sens du recyclage, où les outils ne se jetaient pas mais se réparaient, se transmettaient, où l’on imprimait sa marque dessus en les gravant.

J’ai déjà beaucoup de respect pour ces professions parfois difficiles physiquement, je trouve dommage qu’en France, on décourage parfois les jeunes qui ne sont pas très « scolaires »… au lieu de leur montrer à quel point c’est aussi très beau de créer des choses de ses mains. On a besoin de ces métiers… et le versant plus triste de la MOPO de Troyes, c’est qu’elle fait prendre conscience que ces savoir-faire sont sans cesse menacés.

Il y a bien sûr la machine, qui a remplacé l’homme sur certaines tâches et fait disparaître des métiers. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose car parfois, ça a permis de rendre des tâches moins pénibles… Mais c’est aussi un changement de vision de la société toute entière : on achète « pas cher » même si ça ne dure pas… on jette, on remplace, on finit par ne plus comprendre pourquoi telle ou telle chose est si chère.

Le travail de précision de l'horloger - Musée de l'Outil, Troyes
Le travail de précision de l’horloger – Musée de l’Outil, Troyes

En visitant le Musée de l’Outil de Troyes, on comprend. En voyant par exemple un sac en cuir qui a nécessité 520h de travail (65 journées de 8h !), on comprend que ça ne peut pas se vendre à 70€. Que la sueur de l’artisan, la qualité des matériaux, la technicité du travail se paient. Et que parfois, ça vaut le coup (et le coût !) de réfléchir à notre manière de consommer.

Je vous conseille donc vraiment la visite de ce musée. Vous pouvez trouver tous les horaires et tarifs sur le site officiel de la MOPO. Il y a aussi sur place une très belle librairie et une bibliothèque spécialisée. Si vous vous intéressez à un métier en particulier, il y a une foule de ressources pour cultiver son intérêt !

La Cité du Vitrail de Troyes

C’est le deuxième musée de Troyes que j’ai découvert lors de mon séjour. C’est un tout petit musée du vitrail, ouvert en 2013.

Sur 150 m², vous pouvez découvrir une grosse vingtaine de vitraux, les plus anciens datant du 12e siècle. La particularité de la Cité du Vitrail de Troyes est de vous les montrer « à hauteur d’homme ».

Habituellement, le vitrail est placé très haut dans les églises et les cathédrales, ce qui ne permet pas d’en admirer tous les détails. Le département de l’Aube est très riche en vitraux (9000 vitraux pour 200 églises !) et ce musée permet de valoriser ce patrimoine. Il devrait s’agrandir sous peu en déménageant dans une autre aile de l’Hôtel-Dieu-le-Comte où il est installé.

Le musée actuel comporte deux salles : à droite quand on entre, c’est l’exposition permanente. A gauche l’exposition temporaire. En effet, certains vitraux présentés à la Cité du Vitrail sont régulièrement changés au gré des prêts, je ne sais donc pas si vous verrez les mêmes que moi.

J’ai notamment pu admirer une cive créée en 2013 pour la cafétéria de l’auditorium du Conseil départemental de l’Aube par Flavie Serrière Vincent-Petit et l’atelier Glass-fabrik. La cive est un verre soufflé en plateau : on souffle une bulle puis on l’ouvre et on lui imprime un mouvement de rotation pour qu’elle forme un disque. Le résultat ressemble à un gros œil :)

Intéressant de noter que le vitrail n’est pas un art « du passé » mais un art qui se pratique encore aujourd’hui.

La cive présentée à la Cité du Vitrail de Troyes
La cive présentée à la Cité du Vitrail de Troyes

L’Arbre de Jessé, lui, mesure 2 mètres de largeur sur 3.50 mètres de hauteur.

L'Arbre de Jessé au Musée du Vitrail de Troyes
L’Arbre de Jessé au Musée du Vitrail de Troyes

J’ai aussi retenu l’histoire de Sainte-Christine de Bolsène : la légende raconte que cette jeune fille, née dans une famille aisée, était exceptionnellement belle et convoitée. Mais son père désirait qu’elle devienne prêtresse et lui ordonna de brûler de l’encens devant des idoles faites d’or et d’argent.

C’est là que Christine reçut la visite d’un ange qui lui parla du Christ et l’informa qu’elle allait vivre de grandes souffrances… Suite à sa rencontre avec l’ange et à sa foi nouvellement acquise, Christine détruisit les idoles. Furieux, son père la fit torturer (autant de tortures représentées sur les vitraux) mais elle résista sans mourir. L’héritier du père perpétua les tortures et Christine finit par être décapitée (c’est toujours très joyeux, ces histoires !).

Voici une portion du vitrail qui montre Christine face au Christ. C’est ce qu’on appelle un « montage en chef d’oeuvre » : de petites pièces de verre sont « mises en plomb » dans une pièce de verre plus grande.

La Cité du Vitrail à Troyes
La Cité du Vitrail à Troyes

Sans oublier un vitrail très impressionnant par ses dimensions (5 mètres de hauteur sur 2 mètres de largeur), Les Triomphes de Pétrarque. Je ne vous montre que la partie supérieure car impossible de faire tenir l’oeuvre sur ma photo tant elle était grande :) Ce vitrail provient de l’église d’Ervy-Le-Châtel, une toute petite commune de moins de 2000 habitants au sud de Troyes.

Il s’inspire de poèmes de Pétrarque qui évoquent tous les triomphes que l’homme affronte au cours de son existence, pour s’élever jusqu’à la vie éternelle : le Triomphe de l’Amour, de la Chasteté, de la Mort, de la Renommée, du Temps et de l’Eternité… Autant de défis à surmonter.

Les Triomphes de Pétrarque en vitrail
Les Triomphes de Pétrarque en vitrail

Si vous avez des enfants, vous pouvez demander des jeux à l’accueil, il y a 3 jeux différents en fonction de l’âge : le « Puzzle Vitrail » pour les 2-6 ans, le « Memory Vitrail » pour les 3-6 ans et le « Cache-Cache Vitrail » pour les 8 ans et +.

Retrouvez les horaires et tarifs de ce musée en ligne !

L’Apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte

J’ai visité ce tout petit musée lors de mon week-end à Troyes. Là encore, c’est un espace dont on fait vite le tour (30 minutes de visite grand maximum).

Les apothicaireries sont les ancêtres de nos pharmacies actuelles. Elles étaient autrefois installées dans les hôpitaux… et quand on les visite à notre époque, on a l’impression d’entrer dans un Cours de Potions d’Harry Potter !

La grande salle, toute revêtue de boiseries, servait autrefois de lieu de stockage. On y découvre une foule de pots, de flacons, de poudres, de boîtes peintes, de remèdes mystérieux. Il y en a jusqu’au plafond !

L'Apothicairerie à Troyes
L’Apothicairerie à Troyes

La collection de 319 boîtes peintes est littéralement unique en France par sa taille. Les illustrations reproduisent un livre de 1695, L’histoire générale des drogues.

Toutes ces boîtes en bois permettaient de conserver les remèdes séchés : des plantes, comme l’angélique et la cannelle ; des extraits animaux (corne de cerf, etc) ; des minéraux (or, pierres précieuses). L’apothicaire écrasait les substances séchées dans son mortier et les mélangeait à d’autres substances comme le miel, le vin ou l’huile pour fabriquer des potions, des onguents ou des baumes.

Apothicairerie de Troyes - Musée de la Pharmacie
Apothicairerie de Troyes – Musée de la Pharmacie

On peut voir aussi une « fontaine à thériaque » datant du 17e siècle. La thériaque était un sacré remède… que l’on a longtemps considéré comme une réponse à tous les maux et dont la recette était un secret d’apothicaire bien gardé !

Il fallait souvent plus d’un an et demi de préparation pour la produire, en faisant fermenter des dizaines d’ingrédients : des plantes, du vin, des produits animaux (chair séchée de vipère par exemple)… Chaque apothicaire avait sa propre variante de la recette mais LE composant phare de la thériaque, c’était l’opium

Apothicairerie de Troyes - Musée de la Pharmacie
Apothicairerie de Troyes – Musée de la Pharmacie

La seconde salle de l’apothicairerie de Troyes servait de laboratoire. On y trouve aujourd’hui une présentation du matériel qui servait aux apothicaires : récipients en tout genre et ustensiles médicaux. C’est là que l’apothicaire et les Sœurs qui s’occupaient de l’hôpital préparaient les remèdes, en pesant et en dosant les ingrédients.

Laboratoire de l'Apothicairerie de Troyes
Laboratoire de l’Apothicairerie de Troyes

Il y a un petit coin prévu pour les enfants : ils peuvent essayer de deviner si une substance est d’origine animale, végétale ou minérale… ou jouer au « jeu des senteurs » pour essayer de reconnaître d’anciens remèdes d’apothicaire qui sont toujours utilisés aujourd’hui.

Jeu pour enfant - Musée de la Pharmacie, Troyes
Jeu pour enfant – Musée de la Pharmacie, Troyes

Pour la petite histoire, les apothicaires étaient à l’origine des épiciers… et c’est au 15e siècle que Charles VII a décidé d’établir une distinction entre l’épicier et l’épicier-apothicaire, seul habilité à préparer des médicaments sur les instructions du médecin. Le métier est devenu de plus en plus scientifique au fil des siècles et en 1777, on a donné à ces professionnels le nom de « pharmaciens ».

Pour devenir apothicaire à Troyes, il fallait faire 4 ans d’apprentissage auprès d’un apothicaire en fonction, étudier le latin et compléter son éducation par un an de conférences auprès de médecins de Paris ou de Montpellier, avant un examen.

La visite de l’Apothicairerie de Troyes s’achève par une salle minuscule où l’on peut voir des objets religieux issus de la chapelle de l’Hôtel-Dieu-le-Comte. Comme beaucoup d’hôpitaux de l’époque, celui-ci soignait les maux du corps mais aussi ceux de l’esprit.

Si ce musée vous plaît, vous pouvez retrouver les horaires et tarifs sur le site.

Voilà pour cette découverte de 3 musées de Troyes… parmi tous ceux que compte la ville ! Vous pouvez lire mon guide sur la ville pour préparer un séjour sur place ou regarder le prix des hôtels à Troyes grâce au lien ci-dessous !

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