Valle Gran Rey à La Gomera, la ville des Canaries où il fait bon vivre


Aujourd’hui, je continue à vous faire découvrir l’île de La Gomera dans les Canaries, avec un zoom sur la ville de Valle Gran Rey !

Valle Gran Rey est souvent un point de chute apprécié des touristes, car la ville offre un certain choix en matière d’hébergements, pas mal de restaurants et de petits commerces et un accès facile depuis Tenerife grâce au ferry.

C’est aussi un point de départ parfait pour faire de la randonnée (y compris quand on n’a pas de voiture)… et l’on y trouve l’une des plus jolies plages de l’île, la Playa del Inglés ! La ville de Valle Gran Rey a aussi une histoire assez passionnante, qui explique certaines sculptures que l’on trouve sur place.

Je vais donc commencer par une parenthèse historique, libre à vous de la passer si ça ne vous intéresse pas, pour obtenir un peu plus bas des informations sur la ville telle qu’elle est aujourd’hui ;)

Valle Gran Rey, La Gomera – Coucher de soleil sur la Playa del Inglés
Valle Gran Rey, La Gomera – Coucher de soleil sur la Playa del Inglés

Valle Gran Rey, la terre des Rois

La Gomera a longtemps été une terre de tribus… où des chefs se répartissaient le territoire à grand renfort d’alliances ! L’un d’entre eux avait le titre de « grand roi » de l’île… et c’est ainsi que la ville de « Valle Gran Rey » (« Vallée Grand Roi ») aurait pris son nom.

A l’aube du 15e siècle, le « grand roi » Amalahuigue meurt… et La Gomera se retrouve segmentée en 4 provinces :

  • Agana, au nord-ouest (sur le territoire de la ville actuelle de Vallehermoso) ;
  • Mulagua, au nord-est (où se trouvent aujourd’hui des villes comme Agulo et Hermigua) ;
  • Orone, au sud-ouest (dont fait partie Valle Gran Rey) ;
  • Ipalan, au sud-est (actuelle région de San Sebastian de La Gomera).
Valle Gran Rey, La Gomera
Valle Gran Rey, La Gomera

Peu de temps après, l’île commence à intéresser les Portugais et les Castillans. Un homme originaire de Séville, Hernán Peraza « Le Vieux », qui a reçu de ses parents certains droits sur les îles Canaries, s’établit à La Gomera en 1450.

Les relations sont cordiales… mais prudentes ! Les Gomeros sont un peuple libre… et ils y tiennent ! Beatriz de Bobadilla, épouse d’un descendant de Peraza, racontera d’ailleurs qu’ils ne sont pas chrétiens, « ne se préoccupent pas d’être baptisés, se donnent des noms laïcs, vivent nus et ont huit ou dix femmes » (ça a un peu changé depuis !).

Peraza doit faire face à plusieurs attaques menées par les Portugais, très intéressés par cette petite île qui constitue un bon point de départ à des expéditions maritimes plus ambitieuses (l’italien Christophe Colomb lui-même fera une dernière étape à San Sebastian de La Gomera avant de partir « découvrir l’Amérique » en 1492)… Mais malgré ces tensions, les relations gardent une forme de stabilité grâce à des pactes multiples qui permettent à la population locale de percevoir Portugais et Castillans comme des « alliés ». On coexiste… et l’on essaie de se respecter mutuellement, malgré les divergences !

Bateaux colorés dans le port de Valle Gran Rey
Bateaux colorés dans le port de Valle Gran Rey

Quelques décennies plus tard, la fille du Portugais donne naissance à Hernán Peraza « Le Jeune », qui reçoit en héritage la seigneurie de La Gomera. Ce conquistador originaire de Séville opère un virage radical… car au lieu de considérer le peuple local comme son égal, il cherche à les soumettre et établit sur l’île un gouvernement despotique. Il organise la capture de plus d’une centaine de Gomeros – dont le chef tribal de Mulagua, qui sont vendus comme esclaves ou déportés sur d’autres îles.

Plus grave encore, Peraza Le Jeune rompt le pacte qui assurait la bonne entente avec les habitants de La Gomera. Ce pacte interdisait les relations sexuelles entre membres du même clan… afin d’éviter la consanguinité. Or, Hernán Peraza « Le Jeune » se met à coucher avec Yballa, une jeune femme de bonne famille de la région d’Ipalan…

Il s’attire sans surprise les foudres d’une partie de la population locale, qui se réunit à Valle Gran Rey, au niveau du Baja del Secreto, pour fomenter une rébellion, la « rébellion des Gomeros » en 1488. On décide alors qu’il faut arrêter Peraza et rompre le pacte… mais le guerrier chargé de l’arrestation, Hautacuperche, assassine Peraza. Le peuple a des ailes… et essaie de s’emparer de la Torre del Conde à San Sebastian de la Gomera, une forteresse construite par Hernán Peraza « Le Vieux ».

Hautacuperche meurt lors de ces tentatives d’attaques. Les rebelles sont profondément affectés et la veuve de Peraza, Beatriz de Bobadilla, reçoit l’aide du gouverneur de l’île voisine de Gran Canaria pour mâter la révolte. L’épisode finit dans un bain de sang : le gouverneur fait croire aux habitants qu’ils vont organiser une cérémonie religieuse pour rendre hommage aux morts tombés lors de la rébellion. On exécute tous les hommes d’Ipalan et de Mulagua âgés de plus de 15 ans. La rébellion signe la fin du peuple libre de La Gomera.

Une statue d’Hautacuperche protège aujourd’hui la côte de Valle Gran Rey, majestueuse dans le soleil du soir…

La statue d'Hautacuperche sur le front de mer à Valle Gran Rey
La statue d’Hautacuperche sur le front de mer à Valle Gran Rey

Peu à peu, le calme revient sur l’île. La Gomera vit largement de l’agriculture, on produit de la canne à sucre dans la vallée, des céréales et du vin un peu plus haut, au niveau d’Arure. Au 19e siècle, la pêche se développe ce qui attire la population près de la côte. Le conseil municipal s’établit donc un peu plus bas dans la vallée, migrant d’Arure à La Calera… où il est encore aujourd’hui !

Après la guerre civile espagnole au 20e siècle, beaucoup d’habitants émigrent vers d’autres contrées, en particulier le Venezuela. Peu à peu, La Gomera s’ouvre aussi au tourisme, en particulier via l’Allemagne. Des hippies viennent s’établir sur l’île, vivant sur les plages où le climat est doux toute l’année… Comme on me l’a dit à Valle Gran Rey, « les gens extraordinaires ont fini par attirer les gens ordinaires ».

C’est ainsi qu’aujourd’hui, Valle Gran Rey vit principalement du tourisme. Un tourisme qui reste à taille humaine, porté par une recherche d’authenticité et de tolérance. Un tourisme que l’on comprend beaucoup mieux quand on connaît l’histoire de ce peuple !

A la découverte de Valle Gran Rey

Valle Gran Rey, « VGR » pour les intimes, je l’ai d’abord découverte par la mer… comme vous le ferez peut-être si vous arrivez là-bas en ferry. La côte escarpée et volcanique de La Gomera laisse soudain apparaître, dans un virage, un minuscule port que jouxte une plage de sable noir.

Valle Gran Rey - Arrivée au port de Vueltas
Valle Gran Rey – Arrivée au port de Vueltas

Ici, c’est Vueltas, l’un des quartiers qui composent Valle Gran Rey. Il s’articule autour du port, de quelques commerces et restaurants. Ensuite, il existe une longue promenade qui longe la mer, avec les quartiers de Borbalan et La Puntilla, principalement résidentiels. Ils débouchent sur La Playa, quartier commerçant qui possède une petite plage très prisée car elle est assez protégée du vent, des boutiques et des restaurants et la « Playa del Inglés », un lieu magique pour admirer le coucher du soleil.

En s’éloignant de la côte, on trouve La Calera, un autre quartier résidentiel de Valle Gran Rey, où se situe la mairie et la station de taxis de la ville !

Même si la description donne l’impression que la ville est très étendue, Valle Gran Rey est en réalité une toute petite ville de moins de 5000 habitants, qui s’étale sur 3 km environ entre le port de Vueltas et la Playa del Inglés !

Quartiers de Valle Gran Rey
Quartiers de Valle Gran Rey

Le quartier de Vueltas

La première chose qui m’a frappée à ma descente du ferry, c’est la météo ! Le vent marin s’apaise, au profit d’une chaleur bienfaisante. Située au sud de l’île, Valle Gran Rey bénéficie d’un climat agréable tout au long de l’année… et même en plein mois de décembre, il fait généralement autour de 20°C l’après-midi.

Fleurs à Valle Gran Rey
Fleurs à Valle Gran Rey

Le port de Vueltas accueille non seulement les ferries qui font la liaison avec d’autres villes de l’île (Playa de Santiago et San Sebastian de la Gomera) et avec Tenerife… mais il abrite aussi plusieurs compagnies qui proposent des excursions en mer pour voir les baleines.

Il y a souvent plus de 98% de chances de voir des cétacés (baleines, dauphins…) dans cette région donc quelle que soit la compagnie choisie, vous avez peu de chances d’être déçu !

Il y a la compagnie Tina, la compagnie Oceano qui possède de tout petits bateaux très discrets, permettant de s’approcher au plus près des animaux sans les perturber, ou encore Excursiones Yani qui est un peu plus « touristique » dans l’esprit, avec un bateau à fond de verre.

Pour ma part, j’ai tenté l’aventure malgré un mal de mer incontrôlable. Je ne peux pas dire que la balade ait été agréable (hum)… mais je garde néanmoins le souvenir magique du grand groupe de baleines sur lequel nous sommes tombés : elles se sont approchées tout près du bateau et nous sommes restés 1h30 à leurs côtés !

Excursion pour voir les baleines à La Gomera
Excursion pour voir les baleines à La Gomera

C’est aussi via ces bateaux que vous pouvez aller découvrir par la mer les formations rocheuses de Los Organos, qui ne sont pas visibles par la terre.

Le quartier de Vueltas s’organise autour de la petite place « Plaza del Carmen ». Il possède une plage aux eaux calmes, la Playa de Vueltas.

On trouve ici une foule de bons restaurants. J’ai eu l’occasion d’en tester plusieurs, comme Esperanto, en bord de plage, avec sa terrasse qui donne sur le port ; La Salsa ; La Boutique Del Vino (très raffiné, c’est d’ailleurs là que j’ai croisé les seuls Français rencontrés lors de mon séjour, notre culture gastronomique nous guide vers les mêmes endroits hé hé !). Pour une pause gourmande, filez chez El Sueño de Yanni dont les glaces artisanales sont très bonnes !

C’est aussi à Vueltas que se trouve le Bar Cacatua, l’un des piliers de la « vie nocturne » locale. Je mets des guillemets parce que ce n’est pas non plus la grande agitation hormis quand il y a de grandes « fiestas » (et La Gomera n’est pas en reste quand il s’agit de faire la fête !). Le bar ferme à 2h du matin alors que par comparaison, le bar du port ferme à 23h.

Valle Gran Rey, tournée vers l'Océan
Valle Gran Rey, tournée vers l’Océan

Vueltas, ce sont aussi de bonnes boulangeries comme Pan de Vueltas… une influence allemande ! Comme me l’a expliqué une commerçante, les Allemands ont amené avec eux sur l’île leur goût pour le pain, les viennoiseries et le bio. On trouve donc sur place du très bon pain, des croissants qui tiennent la comparaison avec les bonnes boulangeries françaises et beaucoup de produits « fait maison », cultivés sur place, des options végétariennes dans les restaurants, etc.

On ajoute à tout cela des boutiques parfaites pour ramener plein de souvenirs et faire travailler les commerçants locaux : Vino Tinto (caviste), Naturval pour les produits bio, Larimar pour les accessoires de mode et Sano y Salvo, une sorte de pharmacie dédiée aux remèdes naturels. Si vous voulez ramener des produits à base d’aloé vera, LA plante magique aux multiples vertus cultivée dans les Canaries, c’est l’occasion ou jamais ;)

Si vous avez un petit budget, on trouve à Vueltas des hébergements aux tarifs raisonnables, comme la Pension Candelaria à deux pas de la plage, et Residencial El Llano avec sa propre piscine.

Residencial El Llano, Valle Gran Rey
Residencial El Llano, Valle Gran Rey

Borbalan et La Puntilla

Deux routes principales quadrillent ces lieux. La première s’enfonce « dans les terres », c’est là que l’on trouve la plupart des commerces de quartier : un grand supermarché Spar, un primeur, un bureau de poste, une très bonne boulangerie allemande de la même enseigne, Pan de Vueltas…

Pan de Vueltas à Valle Gran Rey
Pan de Vueltas à Valle Gran Rey

Tout est à taille humaine, ce qui rend d’ailleurs Valle Gran Rey dans son ensemble très agréable pour les vacances !

Valle Gran Rey, La Gomera
Valle Gran Rey, La Gomera

L’autre route, au bord de l’Atlantique, est la Avenida Marítima Charco del Conde, bordée d’hôtels et de petits commerces… avec une plage au nom craquant : « Baby beach ». Ce « bébé plage » a pour nom officiel la « playa Charco del Conde » mais personne ne l’appelle comme ça ici :) On vous parlera toujours de « baby beach ».

Le matin, on y croise des gens qui viennent avec leur tapis de yoga faire leur petite séance sur le sable encore tiède, des runners qui vous saluent parfois d’un cordial « Guten Morgen » :) Oui, ici, c’est très allemand… et au début, ça peut surprendre quand on ne s’y attend pas !

Je vous conseille le délicieux glacier La Crema, qui m’a appris à commander ma glace en espagnol :)

Si vous venez séjourner ici et que vous avez envie de faire des randonnées avec un guide, je vous recommande chaudement les services de Timah, installé sur cette avenue. Si comme moi vous ne conduisez pas, c’est un bon moyen d’explorer l’île pour une somme très raisonnable (autour de 30€ la journée de randonnée), avec des guides qui vous racontent plein d’anecdotes sur l’île, sa faune et sa flore. Et si vous avez le permis, c’est un moyen sympa de rencontrer d’autres voyageurs lors de randos en petit groupe (10-15 personnes maximum, au-delà ils mobilisent un second guide pour éviter le côté « troupeau »).

Pour le petit-déjeuner ou le goûter, filez chez Noah’s Ark qui prépare des smoothies pleins de bons fruits locaux. J’y ai mangé un fromage de chèvre magnifique et des croissants délicieux… Leurs voisins, le restaurant Pinocchio, sert de bonnes pizzas !

L’offre d’hébergement dans ces quartiers est assez large. Pour mon deuxième séjour à La Gomera, j’ai jeté mon dévolu sur les Apartamentos Punta Marina, des appartements en bord de mer avec une jolie piscine… mais l’Hôtel Gran Rey et sa piscine sur le toit est aussi très prisé !

Apartamentos Punta Marina
Apartamentos Punta Marina

La route se poursuit avec, sur la droite, des champs de bananes. Quand on vient de France, comme moi, c’est très surprenant de se trouver face à un front de mer qui n’est pas intégralement construit et urbanisé.

La Playa

La route débouche sur l’endroit qui, à mes yeux, est le plus convivial de Valle Gran Rey : la Playa ! C’est une mini-plage toujours bondée, bordée de restaurants et de petits commerces (la bijouterie Oro est parfaite pour faire des cadeaux !).

On mange très bien chez Mango, un restaurant avec des tapas délicieuses (imaginez des billes de fromage de chèvre local bien coulant, pané…), mais aussi chez Colorado et El Baifo. Le soir, c’est animé, c’est souvent au bord de l’eau qu’il y a des musiciens de rue…

La Playa, Valle Gran Rey
La Playa, Valle Gran Rey

Il existe une alternative tout aussi sympathique : filer à la Playa del Inglés pour le coucher de soleil. C’est là que j’ai photographié le coucher de soleil en début d’article, d’ailleurs. L’immensité de l’Atlantique s’étale devant vous, les vagues (souvent fortes) viennent se fracasser sur les rochers… Certains diffusent un peu de musique, on vient nu ou habillé, avec son chien si on a un chien…

Playa del Inglés en fin de journée, Valle Gran Rey
Playa del Inglés en fin de journée, Valle Gran Rey

C’est, à mes yeux, à l’image de la Gomera. Un « venez comme vous êtes » qui déborde d’authenticité. Dans nos vies bien chargées, on a parfois tendance à croire que les petites contrariétés sont de vrais problèmes… et ici, on se « reprogramme », on se rappelle que beaucoup de choses ne sont au fond pas si graves. Il règne une atmosphère profondément saine et c’est ce que les gens viennent chercher ici, qu’il s’agisse des touristes, des immigrés ou des locaux !

Dans le quartier de La Playa se trouve l’un des plus beaux hôtels de La Gomera, le Playa Calera, des appartements indépendants avec services et une piscine sur le toit.

Hôtel Playa Calera, Valle Gran Rey
Hôtel Playa Calera, Valle Gran Rey

La Calera

La Calera est un peu plus excentrée… c’est le quartier de la mairie, de la station de taxis de Valle Gran Rey… le point de départ, aussi, de la route qui monte vers Arure.

Les habitations semblent perchées à flanc de colline, c’est particulièrement joli quand le soleil commence à se coucher.

La Calera, Valle Gran Rey - Île de La Gomera
La Calera, Valle Gran Rey – Île de La Gomera

Valle Gran Rey, point de départ pour la randonnée

Valle Gran Rey offre plusieurs possibilités de randonnée très intéressantes (en plus des randonnées que vous pouvez faire sur le reste de l’île si vous possédez une voiture !). Vous pouvez rejoindre le point de départ de ces randonnées à pied, en bus (lignes 1 et 6) ou en taxi…

Ces randonnées exigent plutôt un bon niveau. Voici les principales :

  • Randonnée de Valle Gran Rey à Arure – Comptez environ 4h20 de marche pour ce trajet de difficulté moyenne qui fait une boucle au départ de Los Granados, avec 750 mètres de dénivelé.
  • Randonnée de Valle Gran Rey à Las Hayas – 3h30 de randonnée de niveau difficile, avec 600 mètres de dénivelé… Elle s’adresse à ceux qui n’ont pas le vertige car l’ascension est parfois raide et longe le vide. C’est là aussi une randonnée en étoile, au départ de Lomo del Balo, l’un des petits villages proches de Valle Gran Rey.
  • Randonnée de Valle Gran Rey à El Cercado – El Cercado est un village de potiers emblématique de La Gomera… et quoi de mieux que de le rejoindre via une randonnée ! Il existe plusieurs parcours possibles : un parcours long, de difficulté moyenne, avec 6h de marche, qui consiste à faire une boucle entre La Calera et El Cercado (1000 mètres de dénivelé), en passant par la Vizcaina ; un parcours court, de 3h30 environ, de difficulté moyenne, qui consiste à faire le trajet entre La Calera et El Cercado en passant par La Matanza.
  • Randonnée de Valle Gran Rey à Vallehermoso – 5h de marche pour cette randonnée de niveau moyen, avec un dénivelé positif de 700 mètres et un dénivelé négatif de 950 mètres. Le point de départ se situe au niveau de Los Descansaderos, l’arrivée sur la place principale de Vallehermoso. Il faut avoir de bonnes jambes… mais c’est une occasion parfaite de traverser une partie de l’île à pied !
  • Randonnée entre Vueltas et Gerian – Encore une randonnée en étoile, cette fois-ci au départ du port de Vueltas, qui permet de profiter de jolis paysages et de découvrir le Barranco de Argaga et l’Ermita de Nuestra Señora de Guadalupe. Plus de 5h de marche de niveau difficile, avec 800 mètres de dénivelé.
  • Randonnée de Tequergenche – Randonnée vertigineuse, en étoile au départ de La Calera ou de l’Ermita de Los Reyes. Plus de 5h de marche, difficile… mais avec à la clé l’une des plus belles vues (plongeantes) sur Valle Gran Rey.
  • Randonnée de Mérica – Là encore, une superbe vue plongeante sur Valle Gran Rey avec un parcours en étoile au départ de La Calera et un dénivelé de 1000 mètres. Le Mirador del Santo offre des vues superbes sur la vallée.

Si vous parlez anglais, je vous conseille l’excellent guide de randonnée Rother, qui détaille le chemin à suivre pour chacune de ces randos ! Prenez beaucoup d’eau (au moins 2 litres) et protégez-vous la tête car le soleil tape vite sur l’île et on traverse souvent de longues étendues sans ombre lorsque l’on se trouve en-dehors du parc national du Garajonay.

Par ailleurs, si vous comptez faire une randonnée « avec vue », essayez d’éviter les jours de calima. Ce vent chargé de sable vient du désert africain… et il a tendance à brouiller la visibilité !

Façade, Valle Gran Rey
Façade, Valle Gran Rey

J’espère que mon article vous donnera envie d’aller découvrir cette ville… et de prévoir un vrai séjour à la Gomera (j’ai plein de conseils pour vous si vous cliquez ici) ! J’ai reporté pendant des années l’idée de m’y rendre car je pensais l’aventure impossible sans voiture… et pourtant, Valle Gran Rey s’est avérée être un point de chute parfait pour profiter de l’île…


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