Début novembre, j'ai pris la route d'Étretat en Normandie à la découverte des Jardins d'Étretat, un jardin contemporain perché au sommet des falaises les plus célèbres de la côte d'Albâtre. Vous y découvrez un mélange assez unique de topiaires parfaitement taillées, d'œuvres d'art contemporaines et de vues spectaculaires sur la Manche et l'Aiguille d'Étretat. Le lieu a été entièrement repensé par un paysagiste russe, tout en conservant l'âme de la villa Belle Epoque d'origine, la villa Roxelane.
En préparant votre visite, vous vous demanderez sans doute comment y accéder depuis le village, où vous garer depuis la fermeture du parking en haut de la falaise, combien de temps prévoir sur place et si les Jardins d'Étretat valent vraiment le détour par rapport aux simples sentiers des falaises.
Dans cet article, je vous propose à la fois une balade guidée à travers les différents espaces du jardin et un guide pratique complet pour organiser votre visite des Jardins d'Étretat en 2026. Vous verrez que l'histoire du lieu est presque aussi fascinante que ce que l'on découvre en arpentant ses allées.
- Prévoir au minimum 1h30 à 2h pour visiter les Jardins d'Étretat, en prenant le temps de profiter des œuvres et des points de vue sur les falaises.
- Arriver en avance pendant les week-ends de printemps et d'été, les vacances scolaires et les ponts, et réserver votre billet à l'avance pour limiter l'attente.
- Se garer dans l'un des parkings du village puis monter à pied ou avec le petit train touristique jusqu'à l'entrée des jardins sur la falaise d'Amont.
- Prévoir des chaussures confortables et un coupe-vent : même si le jardin est très bien aménagé, vous êtes vraiment au sommet des falaises, exposé aux embruns.
- Visiter les jardins par temps dégagé pour profiter pleinement des vues sur la Manche, mais garder en tête qu'ils restent intéressants toute l'année grâce aux plantations persistantes.
- Les Jardins d'Étretat, ou l'histoire d'un coup de cœur
- Deux ans de travail pour créer les Jardins d'Étretat
- A la découverte des Jardins d'Étretat
- Visiter les Jardins d'Étretat : accès, parkings, tarifs et durée de visite
- Faut-il visiter les Jardins d'Étretat lors d'un séjour à Étretat ?
- Le Mémo du Voyageur pour visiter les Jardins d'Étretat
Les Jardins d'Étretat, ou l'histoire d'un coup de cœur
Pour comprendre l'histoire des Jardins d'Étretat, il faut remonter le temps jusqu'à l'année 1905. Une actrice, Madame Thébault, proche de Claude Monet, devient alors propriétaire d'une superbe villa Belle Époque construite par l'architecte parisien Louis Valentin sur les hauteurs d'Étretat, au cœur d'un parc de 3000 à 4000 m². La maison hérite du nom de "villa Roxelane", une référence au rôle de Roxelane joué par la comédienne.
Celle-ci, amoureuse de la nature, sollicite le paysagiste Auguste Lecanu pour aménager le terrain. Les arbres centenaires plantés à cette époque ont été préservés et donnent aujourd'hui encore au jardin une structure verticale très forte, qui dialogue avec les falaises toutes proches.
Les années défilent, le jardin est délaissé, les modes paysagères passent, et la villa finit par être mise en vente avec son parc. La vue aurait pu séduire n'importe qui, mais elle va laisser un homme littéralement subjugué : Alexandre Grivko, né en 1975, qui découvre le lieu lors d'un séjour sur la côte d'Albâtre.

Originaire de Russie, l'homme a d'abord suivi des études d'économie avant de laisser libre cours à sa passion première pour les jardins, intégrant l'Ecole internationale de design floral de Moscou. Il ouvre une boutique à Moscou mais très vite, on le sollicite pour des projets plus ambitieux. Avec un associé, Mark Dumas, Alexandre Grivko fonde la société IL Nature et aménage une cinquantaine de jardins privés où il laisse libre cours à sa créativité débordante, souvent à l'abri des regards.
Jusqu'au jour où Alexandre Grivko vient passer quelques jours à Étretat en Normandie… et tombe irrémédiablement amoureux de l'endroit. Il achète la propriété, acquiert un terrain supplémentaire de 3000 m² puis se lance dans le projet fou d'y créer un jardin d'exception au sommet des falaises d'Étretat, ouvert au public. C'est cette ambition, alliée à un site naturel déjà très fort, qui donne aujourd'hui aux Jardins d'Étretat cette personnalité si marquée.
Deux ans de travail pour créer les Jardins d'Étretat
Il a fallu deux années de chantier intensif et des dizaines de milliers de plantations pour transformer la villa Roxelane en jardin contemporain ouvert au public.
L'art a cette capacité assez magique à nous faire oublier tout le travail, les contraintes et les difficultés qu'il a fallu surmonter pour atteindre l'excellence. Aux Jardins d'Étretat, le résultat paraît fluide, presque évident, alors que le projet a demandé un travail considérable : construire des murets, lutter contre un sol riche en silex qui empêchait de creuser profondément, transporter des centaines de tonnes de terre au sommet des falaises pour contourner l'obstacle, imaginer une composition végétale capable de résister aux vents et aux embruns, organiser la circulation du public… et, surtout, donner un sens à l'ensemble.
Au total, 200 personnes ont été mobilisées, 35000 plantations ont été effectuées et de nombreuses œuvres d'art ont été installées dans le jardin. Pour Alexandre Grivko, c'était une occasion unique de dévoiler son travail au grand public, bien loin des propriétés privées pour lesquelles il travaillait jusqu'ici. Lors de ma visite, j'ai vraiment ressenti cette envie de mettre en scène à la fois le paysage naturel d'Étretat et un imaginaire très personnel.
A la découverte des Jardins d'Étretat
Les Jardins d'Étretat se parcourent comme une promenade en plusieurs "actes", chacun avec sa propre ambiance, ses œuvres et ses références à la mer et aux falaises.
A l'entrée du jardin, une sobre petite roulotte se fond dans le décor, c'est ici que l'on achète son ticket pour accéder au lieu ou que l'on scanne son billet réservé à l'avance.

Puis vient ce portail où l'on est accueilli par trois sculptures rondes et apaisantes qui donnent tout de suite le ton : ici, le jardin est aussi une galerie d'art à ciel ouvert.

On débouche alors au sommet des jardins, qui s'étirent à flanc de colline et que l'on arpente grâce à d'impeccables allées de graviers. Les buissons s'enroulent comme de gros coquillages, taillés à la perfection. D'ailleurs, une sculpture d'Alena Kogan baptisée "Un coquillage" est suspendue dans les airs, comme un clin d'œil à la mer toute proche.
Le Jardin Avatar
Le Jardin Avatar est la première immersion dans l'univers sonore et féérique des Jardins d'Étretat, avec ses houx sculptés et sa forêt "habitée".
Un sens de visite est suggéré mais j'ai préféré pour ma part me laisser guider par le plaisir de découvrir les Jardins d'Étretat de manière intuitive, en bifurquant dès qu'une œuvre attirait mon regard. Cela fait aussi partie de l'expérience : chacun ressort du lieu avec son propre ressenti. Pour ma part, j'ai aussitôt pensé à Alice au Pays des Merveilles.
Ce qui a d'abord attiré mon attention, c'est cette énorme clé dorée plantée dans un arbre, une œuvre baptisée Greyworld et la Forêt Mécanique. Greyworld est un collectif d'artistes londoniens et leur œuvre, Clockwork Forest, a initialement vu le jour en Angleterre, dans la Grizedale Forest au nord du pays.

Tournez la clé et tendez l'oreille : vous découvrirez une autre particularité du jardin, des enceintes dissimulées dans la végétation qui vous immergent dans un environnement sonore délicat. Ce "Jardin Avatar", inspiré par le film du même nom, fait la part belle à une foule de variétés de houx, qui côtoient les arbres centenaires plantés à l'époque de Madame Thébault. On a vraiment l'impression que le jardin respire autour de soi.
Le Jardin Éléments
Mes pas se dirigent ensuite vers la très belle villa Roxelane, qui domine la mer et les falaises depuis l'un des points de vue les plus spectaculaires des Jardins d'Étretat. Elle abrite aujourd'hui les bureaux et les locaux des jardiniers, que l'on imagine assez facilement affairés à maintenir cette harmonie millimétrée.
Ils sont entre 3 et 5 - selon la saison - à prendre soin du jardin, à tailler méticuleusement les buissons, à surveiller la santé des plantes et à s'assurer que rien ne trouble la douceur des allées. On a parfois la chance de les voir à l'œuvre, ce qui donne une idée très concrète du travail nécessaire pour entretenir toutes ces formes.

On débouche ainsi sur une terrasse qui domine la mer et la falaise d'Aval avec sa célèbre Aiguille. Une sculpture en bambou signée Wiktor Szostalo, représentant Claude Monet en train de peindre, est installée sur la terrasse, un hommage aux impressionnistes qui sont nombreux à avoir séjourné à Étretat, et à Claude Monet lui-même, qui y a peint plusieurs toiles et fréquentait régulièrement la villa Roxelane.


Et toujours, ces formes de coquillages qui rendent hommage à la région, s'enroulant sur elles-mêmes comme si elles mimaient les falaises.

Le Jardin Émotions
Le Jardin Émotions est la partie la plus iconique des Jardins d'Étretat, avec ses visages ronds qui dialoguent avec les formes végétales.
Impossible de l'oublier, c'est celui qui suscite irrémédiablement la curiosité des visiteurs. Il faut dire qu'ici, deux arts se sont rencontrés : Alexandre Grivko a sculpté ses végétaux pour qu'ils répondent aux "Gouttes de Pluie" sculptées dans la résine élastomère par Samuel Salcedo.
De gros visages ronds, bienveillants, expressifs, qui semblent tour à tour espiègles et endormis, ou donnent parfois l'impression de respirer l'air iodé à pleins poumons. Lors de ma visite, j'ai passé un long moment à chercher celui qui avait l'expression la plus inattendue.



On se prend vite au jeu de capturer leurs expressions, d'un point de vue à l'autre du jardin. On se trouve ici dans l'une des parties les plus basses du jardin, figurant la marée basse, avec ces têtes comme échouées entre les vagues de verdure.


Le Jardin des Orchidées
On remonte ensuite vers le Jardin des Orchidées, qui montre assez bien que les Jardins d'Étretat ne reposent pas uniquement sur les floraisons. Lors de ma visite en automne, je n'y ai pas vu d'orchidées, ce qui m'a justement permis de mieux observer la structure végétale du lieu : les volumes, les feuillages, les ondulations, cette impression de jardin sculpté qui fonctionne même quand les fleurs se font plus discrètes.
Il y a bien quelques floraisons selon les saisons — azalées, camélias, hortensias, agapanthes — mais le jardin abrite majoritairement des plantes persistantes, si bien qu'il conserve tout son intérêt en automne et en hiver. Indiscutablement, le printemps doit lui donner une petite touche de magie supplémentaire, mais j'ai beaucoup aimé cette version plus graphique et plus silencieuse du jardin.
On trouve beaucoup d'ifs, de buis, du muehlenbeckia qui forme un véritable tapis végétal pour conserver une certaine humidité au niveau du sol et éviter qu'il ne se dessèche sous l'effet du vent parfois fort sur les falaises d'Étretat. Ce tapis donne vraiment l'impression de marcher au-dessus d'une mer végétale.


Le Jardin des Étreintes et des Arbres
Le Jardin des Étreintes et des Arbres met en scène le lien entre l'humain et la nature à travers de grandes silhouettes en bois de vigne.
Ici, on découvre un groupe de personnages en bois de vigne, imaginés par Agnieszka Gradnik et Viktor Szostalo. Ils appartiennent au "Treehugger Project". Vous avez peut-être entendu parler de cette pratique bien-être qui consiste à "faire des câlins aux arbres", pour se sentir proche de la nature et en communion avec elle.
"Ces sculptures espiègles nous rappellent qu'en tant qu'êtres humains, nous faisons partie intégrante de notre environnement naturel. Elles nous ramènent à nos souvenirs d'enfance où l'on grimpait aux arbres, où jouer dehors avec des amis relevait de notre quotidien. Avez-vous déjà vu quelqu'un grimper à un arbre sans le serrer contre lui ?
Notre projet offre une excellente opportunité de toucher les communautés locales, de montrer que prendre parti pour l'environnement peut se faire d'une manière amusante et apolitique. Il rappelle que l'art contemporain peut être divertissant et transformer la manière dont nous percevons notre monde" (Agnieszka Gradnik et Viktor Szostalo).
Alors on voit ces personnages qui font la queue pour faire un câlin à un arbre (un "tree hug" en anglais), petits, grands, hommes, femmes, valides ou en fauteuil roulant.


Plus loin, un autre attend, une boîte posée à ses côtés qui réclame quelques pièces "Pour le bonheur", comme une petite installation à la fois drôle et tendre.


On est ensuite intrigué par une loooooongue table en bois, imaginée par Thomas Rösler (tout comme d'autres éléments de mobilier en bois brut que l'on trouve dans les jardins). Elle incite à une pause au milieu des buissons sculptés en forme de fleurs, comme un banquet prêt à accueillir des personnages de conte.
A-t-on découvert la salle à manger du Petit Poucet ? Celle des Sept Nains ? La table où le Chapelier Fou et ses convives vont festoyer à l'occasion d'un non-anniversaire ? La table a été sculptée d'un seul tenant dans un vieux chêne, ce qui lui donne une présence très forte dans le paysage.

On entrevoit, à l'arrière-plan, des arches qui rappellent évidemment les célèbres arches des falaises d'Étretat. On se faufile sous ces arches pour rejoindre le jardin suivant, avec la mer toujours en filigrane.
Le Jardin des Bruits de la Nature et le Jardin Parnasse
Le Jardin des Bruits de la Nature joue avec le son et le langage, tandis que le Jardin Parnasse offre un espace plus intime au milieu des bambous.
D'abord, voilà un escalier discret qui mène à un petit espace protégé au milieu des bambous. Tout au fond, un banc permet de s'installer, seul au monde, pour quelques instants de zénitude. C'est l'un des rares endroits du jardin où l'on peut vraiment s'isoler du flux des visiteurs.

Puis vient la partie des Jardins d'Étretat qui m'a le plus intriguée. Des sculptures en terre cuite sont suspendues dans les airs, on entend une multitude de sons qui se mélangent tandis qu'à l'arrière-plan, le jardin reprend de la hauteur avec un nouvel enroulement de buissons évoquant un coquillage.

En réalité, ces 50 suspensions créées par Sergey Katran ont une vraie particularité : elles génèrent des ondes qui "prononcent" le mot "Art" dans une multitude de langues pour que chaque visiteur, d'où qu'il soit, essaie de percevoir la langue qui lui est familière. C'est une installation qui fonctionne particulièrement bien à Étretat, village très fréquenté par un public international.


Visiter les Jardins d'Étretat : accès, parkings, tarifs et durée de visite
Les Jardins d'Étretat se visitent facilement sur une demi-journée depuis le village, en combinant une montée à pied ou en petit train, la découverte du jardin et une balade sur la falaise d'Amont.
Je vous ai déjà présenté sur le blog plusieurs parcs et jardins et, à n'en pas douter, les Jardins d'Étretat comptent parmi les lieux à découvrir si vous allez en Normandie. Pour leur cadre exceptionnel, bien sûr, mais aussi pour leur capacité à allier poésie, imagination, nature et créativité.
Les Jardins d'Étretat sont situés avenue Damilaville, sur la falaise d'Amont, au-dessus du village et de la plage. L'entrée se trouve à quelques minutes à pied de la chapelle Notre-Dame de la Garde. Je vous conseille de réserver un billet en amont, notamment à la belle saison, pour éviter les files d'attente sur place et sécuriser votre créneau de visite.
Le billet adulte coûte 11 € en mars et novembre, 12,90 € en avril, mai, juin, septembre et octobre, et 14 € en haute saison, du 8 juillet au 30 août.
Accès aux Jardins d'Étretat depuis le village
On accède aux Jardins d'Étretat soit à pied par les sentiers de la falaise d'Amont, soit en empruntant le petit train touristique qui grimpe depuis le centre du village.
Depuis le centre d'Étretat, vous pouvez monter à pied jusqu'à la falaise d'Amont en suivant les escaliers et le chemin qui partent de la plage, juste à droite en regardant la mer. La montée est assez soutenue mais courte, et il faut compter une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre l'esplanade de la chapelle, puis quelques minutes supplémentaires pour atteindre l'entrée des jardins.
Si vous avez du mal à marcher ou si vous voyagez avec de jeunes enfants, vous pouvez aussi monter au sommet de la falaise en empruntant le petit train touristique d'Étretat (payant). Il circule entre le centre du village, les parkings principaux et le haut de la falaise, ce qui simplifie vraiment la logistique lors des journées de forte affluence.
Où se garer pour visiter les Jardins d'Étretat ?
Pour visiter les Jardins d'Étretat, il faut se garer dans l'un des parkings en contrebas et finir le trajet à pied ou en petit train jusqu'à la falaise d'Amont.
Depuis 2019, les voitures ne peuvent plus stationner au sommet de la falaise d'Amont, où se situe l'entrée, afin de protéger le littoral. Le parking qui se trouvait face à l'entrée des Jardins d'Étretat a donc disparu, ce qui change un peu les réflexes que l'on avait auparavant.
Par conséquent, pour vous garer, vous avez le choix entre plusieurs parkings :
- Un parking gratuit au niveau du 5 Route de Criquetot l'Esneval, à environ une demi-heure de marche des Jardins d'Étretat.
- Un parking payant au 20 Route du Havre, à 20-25 minutes à pied des Jardins.
- Un autre parking payant au 25 Rue Guy de Maupassant (le parking voitures est derrière un parking destiné aux bus), à environ 20 minutes à pied.
- Un tout petit parking payant sur la Place Maurice Guillard, face à l'office du tourisme, très pratique mais souvent complet en haute saison.
Vous pouvez retrouver les tarifs et horaires de ces parkings sur le site de la mairie, avec le détail des périodes payantes. En pratique, je vous conseille d'arriver en début de matinée ou en fin de journée pendant les week-ends ensoleillés de printemps et d'été, car Étretat attire alors beaucoup de visiteurs et les parkings se remplissent assez vite.
Tarifs, horaires et meilleure période pour visiter les Jardins d'Étretat
Les Jardins d'Étretat sont ouverts une grande partie de l'année, avec des horaires plus larges en été, et la visite est intéressante en toute saison grâce aux plantations persistantes.
Vous pouvez retrouver les horaires d'ouverture à jour sur le site officiel des Jardins. Il y a généralement une période de fermeture en plein hiver, souvent en janvier, pour la maintenance et la taille des végétaux. Le reste du temps, les horaires varient entre la basse saison (ouverture en fin de matinée, fermeture en fin d'après-midi) et la haute saison, avec des journées plus longues.
En termes de période, je recommande :
- Le printemps, pour la lumière, les floraisons complémentaires à la structure végétale et des journées déjà plus longues.
- Le début de l'été, quand la côte d'Albâtre est très agréable et que les vues sur la mer prennent une belle intensité.
- L'automne, si vous aimez les ambiances un peu plus calmes et les couleurs plus douces, comme lors de ma visite.
L'hiver reste envisageable lorsque les jardins sont ouverts, grâce à la prédominance des feuillages et des topiaires. Il faut simplement être bien équipé contre le vent et le froid au sommet des falaises, et accepter des conditions plus changeantes.
Combien de temps prévoir pour la visite ?
Il faut prévoir au minimum 1h30 pour visiter les Jardins d'Étretat, et plutôt 2h si vous aimez prendre des photos ou lire les cartels des œuvres.
La superficie du jardin n'est pas immense sur le papier, mais il est conçu comme une succession d'espaces, avec des points de vue, des installations sonores et de nombreuses sculptures. On se surprend vite à s'arrêter pour observer un détail, prendre une photo d'une expression de visage ou simplement rester face à la mer quelques minutes. Pour un premier passage, je trouve qu'un créneau de 1h30 à 2h est vraiment confortable, sans se presser.
L'idéal est de combiner la visite avec une balade sur la falaise d'Amont (chapelle, escalier vers le Tunnel du Chaudron, cheminement au bord des falaises), en comptant alors une demi-journée complète pour ce secteur d'Étretat. Cela vous permet d'alterner temps de visite dans le jardin, moments plus contemplatifs sur la falaise et pauses photos.
Manger et boire près des Jardins d'Étretat
Les Jardins d'Étretat disposent d'un café sur place, pratique pour faire une pause pendant ou après la visite, surtout quand le vent souffle sur la falaise d'Amont.
Selon la saison et les horaires d'ouverture, vous pouvez donc prévoir une boisson chaude, une pause sucrée ou un petit en-cas directement aux Jardins. Le site propose aussi des toilettes et une boutique de souvenirs installée dans la villa Roxelane.
En revanche, l'esprit du lieu reste celui d'un jardin d'art, plus que celui d'un espace de pique-nique. Pour un vrai repas, je vous conseille plutôt de redescendre dans le centre d'Étretat, où vous trouverez des restaurants, crêperies, salons de thé et adresses plus adaptées pour déjeuner tranquillement avant ou après la visite.
Que faire autour des Jardins d'Étretat ?
Après la visite des Jardins d'Étretat, la falaise d'Amont offre plusieurs balades complémentaires avec de beaux points de vue sur le village et la mer.
On peut poursuivre sa visite de la falaise d'Amont avec la Chapelle Notre-Dame de la Garde, qui domine le paysage, puis emprunter l'escalier qui mène au Tunnel du Chaudron pour une belle balade jusqu'au pied des falaises à marée basse. C'est une manière très différente de ressentir la hauteur des falaises que l'on vient de voir depuis le jardin.
Voici aussi l'article dans lequel je détaille que faire à Étretat : vous y trouverez plein de conseils, de bonnes adresses et de photos des falaises elles-mêmes, pour prolonger la découverte au-delà des Jardins d'Étretat.
Faut-il visiter les Jardins d'Étretat lors d'un séjour à Étretat ?
Les Jardins d'Étretat complètent très bien la découverte des falaises en offrant une autre manière de regarder le paysage, plus artistique et plus intime.
Si c'est votre première visite à Étretat et que vous disposez de peu de temps, je vous conseille de commencer par les grands incontournables : les falaises d'Aval et d'Amont, la plage, le village et les points de vue depuis les sentiers. Ce sont eux qui donnent immédiatement la mesure du site.
En revanche, si vous avez au moins une journée complète sur place, si vous revenez à Étretat après un premier séjour ou si vous aimez les jardins, l'art contemporain et les lieux un peu singuliers, les Jardins d'Étretat méritent vraiment d'être ajoutés à votre programme. Ils apportent des cadrages différents sur la falaise d'Aval, une ambiance plus calme et une lecture plus créative du paysage.
Mon avis : les Jardins d'Étretat ne remplacent pas les falaises, ils les complètent. Si votre budget est serré ou votre temps très limité, privilégiez d'abord les balades gratuites sur les falaises. Si vous pouvez consacrer 1h30 à 2h de plus à la visite, les jardins offrent une parenthèse très réussie entre nature, art et vue sur la mer.
Lors de mon séjour, les Jardins d'Étretat ont été l'un de mes coups de cœur à Étretat. J'ai eu la sensation d'entrer dans un décor presque théâtral, où chaque perspective a été pensée pour souligner la rencontre entre la nature, l'histoire artistique du lieu et une créativité contemporaine assumée.
Le Mémo du Voyageur pour visiter les Jardins d'Étretat
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur les Jardins d'Étretat, leurs tarifs, leur accès et l'organisation pratique de la visite.
Ooh la belle découverte ! J’adore celui des émotions :)
Julie
Le réalisme des expressions sur les sculptures est vraiment incroyable, c’est très joli et très sympa à photographier aussi !