Visiter la carrière des Capucins sous l’hôpital Cochin à Paris


La carrière des Capucins, située sous l'hôpital Cochin dans le 14e arrondissement de Paris, fait partie des lieux souterrains les plus méconnus de la capitale. Creusée dans d'anciennes carrières de calcaire à près de 18 mètres de profondeur, elle est habituellement fermée au public et n'ouvre que lors de visites exceptionnelles.

J'ai eu l'occasion de la découvrir lors d'une visite guidée et cette plongée dans le Paris souterrain m'a particulièrement marquée.

Dans cet article, je vous raconte son histoire, ce que l'on peut voir dans ses galeries et comment visiter légalement la carrière des Capucins aujourd'hui.

  • La carrière des Capucins se trouve à environ 18 mètres de profondeur sous l'hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de Paris.
  • Le site est fermé au public en permanence, mais des visites exceptionnelles ont parfois été organisées dans un cadre associatif ou patrimonial.
  • L'accès se fait par un escalier de 119 marches à l'intérieur de l'hôpital, avec une température stable autour de 13°C toute l'année.
  • Le parcours n'est pas technique pour une personne valide, mais il est important de prévoir de bonnes chaussures et éventuellement une lampe frontale pour admirer les détails.
  • La carrière des Capucins est isolée du reste du réseau souterrain parisien et a longtemps été préservée grâce au travail de la SEADACC (Société d'Études et d'Aménagement des Anciennes Carrières des Capucins), association historique dédiée à sa conservation.

Carrière des Capucins : un monde caché sous l'hôpital Cochin

Sous l'hôpital Cochin, la carrière des Capucins forme un réseau souterrain d'un peu plus d'un kilomètre, totalement coupé du reste des galeries parisiennes.

Une salle dans la carrière des Capucins sous l'hôpital Cochin
Une salle dans la carrière des Capucins sous l'hôpital Cochin

Un labyrinthe de calcaire au cœur du 14e arrondissement

La carrière des Capucins se trouve sous le site de l'actuel hôpital Cochin, entre le boulevard de Port-Royal et la rue du Faubourg-Saint-Jacques, dans le sud de Paris.

Elle se déploie à environ 18 mètres sous la surface, dans un silence presque total que l'on a du mal à imaginer lorsque l'on connaît l'animation du quartier à l'air libre. Le réseau s'étend sur un peu plus d'un kilomètre de galeries, ce qui en fait un ensemble assez compact à l'échelle du gigantesque sous-sol parisien, mais d'une grande richesse historique.

La particularité de cette carrière, c'est qu'elle est totalement indépendante du reste du réseau des carrières de Paris. Elle n'est pas connectée aux catacombes ni aux galeries "classiques" fréquentées par les cataphiles. Cette isolation naturelle a énormément contribué à sa très bonne conservation.

Lors de ma visite, j'ai été frappée par l'impression de netteté des lieux, loin des tags sauvages, déchets ou aménagements anarchiques que l'on retrouve parfois dans d'autres portions du sous-sol.

Une exploitation du calcaire du Moyen Âge au 18e siècle

La carrière des Capucins a été principalement exploitée entre le 12e et le 18e siècle. À l'époque, une grande partie de l'architecture parisienne reposait sur ce calcaire extrait en profondeur, remonté pièce par pièce grâce à des systèmes ingénieux. Les blocs prélevés ici ont servi à construire des bâtiments de la capitale, contribuant discrètement au visage que l'on connaît aujourd'hui à Paris.

Pour acheminer la pierre, les carriers utilisaient des puits d'extraction équipés de roues en bois et d'un système de treuil. Un seul homme pouvait, à l'aide de ce dispositif, remonter des blocs qui avoisinaient une tonne. Ce travail de force se déroulait dans l'humidité, la poussière et une pénombre permanente, avec le bruit de la pierre que l'on taille pour seul fond sonore.

Au fil des siècles, les bancs de pierre les plus accessibles se sont peu à peu épuisés et, en 1813, deux décrets ont mis fin à l'exploitation des carrières souterraines dans ce secteur.

De la carrière à l'hôpital : une histoire de solidarité

Au 18e siècle, le quartier autour de l'actuel hôpital Cochin était populaire et pauvre, habité en grande partie par des ouvriers de la pierre. Les accidents de carrière étaient fréquents : effondrements, chutes dans les puits, blessures liées à la manutention des blocs. Face à cette réalité, l'abbé Cochin a acheté plusieurs maisons à proximité pour y accueillir les carriers blessés. Ce geste social, né directement des contraintes du travail souterrain, est à l'origine de ce qui deviendra plus tard le grand hôpital Cochin.

Lors de la visite, j'ai trouvé ce lien entre le monde du dessous et le monde du dessus particulièrement parlant : les galeries ont nourri la ville en pierre, et leurs dangers ont, d'une certaine manière, contribué à faire naître un grand hôpital parisien.

Que voir lors de la visite de la carrière des Capucins ?

La visite de la carrière des Capucins offre une plongée dans un univers à part, entre patrimoine industriel, curiosités géologiques et petites scènes restées figées dans le temps.

L'escalier de 119 marches vers la fraîcheur souterraine

L'exploration commence par un escalier de 119 marches qui s'enfonce depuis l'intérieur de l'hôpital Cochin. Marche après marche, l'air se fait plus frais et plus humide, la lumière naturelle disparaît et les bruits de l'hôpital laissent place à un silence feutré. Cette transition progressive prépare bien à l'atmosphère des galeries.

En arrivant en bas, on débouche dans une première salle où se trouve la fontaine des Capucins, l'un des éléments les plus étonnants de la carrière. La pierre claire, le murmure de l'eau et l'éclairage discret créent une ambiance presque hors du temps.

Fontaine des Capucins à Paris
Fontaine des Capucins à Paris

La "fontaine" des Capucins : surveiller l'eau plutôt que la boire

Malgré son nom, la fontaine des Capucins n'a pas été conçue pour fournir de l'eau potable, mais pour contrôler la hauteur de la nappe phréatique. Sur le mur du fond, une échelle d'étiage permet de lire précisément le niveau de l'eau, un peu comme une règle graduée verticale. L'ouvrage est classé monument historique, reflétant l'importance de ce dispositif pour la sécurité du sous-sol.

L'eau y est d'une pureté frappante, d'une transparence presque irréelle dans la lumière douce des lampes. Lors de ma visite, j'ai été surprise par le soin apporté à l'architecture de cette "simple" fontaine : voûtes bien dessinées, bancs de pierre, niches. On espérait à l'époque y faire venir les officiels, séduits par ce lieu à la fois technique et élégant.

Des baptêmes y étaient d'ailleurs célébrés : la petite niche creusée dans le banc de calcaire à gauche de la photo abritait autrefois une Vierge.

Galeries, dessins au noir animal et illusion d'optique

La visite se poursuit par une succession de galeries à l'éclairage chaleureux. Les murs bruts sont ponctués de marques, d'inscriptions et de dessins réalisés au noir animal, un charbon obtenu par la calcination d'os à l'abri de l'air. Ce matériau, plus pigmenté et plus durable que le simple noir de fumée, offre une excellente tenue dans le temps : plusieurs de ces tracés sont encore bien visibles aujourd'hui.

On découvre aussi une sculpture étonnante, présentée comme une curiosité aux visiteurs : le visage est sculpté en creux dans la pierre, mais donne l'illusion d'être en relief lorsque l'on se place au bon endroit. C'est une vraie petite expérience visuelle. En arrivant devant, j'ai spontanément reculé d'un pas pour mieux la regarder, tant l'illusion est convaincante.

Sculpture dans la carrière de Cochin

Les puits d'extraction : un "vertige inversé"

Plus loin, vous arrivez devant l'un des anciens puits d'extraction du calcaire. Il s'agit d'un grand cylindre vertical, dont on devine la hauteur en levant les yeux vers le "ciel" de la carrière. À l'époque, c'est par ce puits que l'on remontait les blocs de pierre vers la surface, grâce aux mécanismes de treuil.

Puits d'extraction du calcaire dans la carrière des Capucins
Puits d'extraction du calcaire dans la carrière des Capucins

Devant ce puits, j'ai repensé à cette phrase de Philippe Gelück : "La spéléologie, c'est l'alpinisme de ceux qui ont le vertige". On ressent ici une forme de vertige inversé : au lieu de regarder dans le vide sous ses pieds, on contemple un vide au-dessus de soi.

Il est difficile d'imaginer que, vingt mètres plus haut, des passants circulent tranquillement sur le trottoir, à proximité d'une banale bouche d'aération, sans se douter qu'un tel gouffre existe sous leurs pas.

Plaques, topographie et renforcement du "gruyère" parisien

Un autre détail marquant de la carrière, ce sont les nombreuses plaques de repérage fixées dans les galeries. Elles indiquent l'emplacement précis où l'on se trouve par rapport à la surface, mentionnent d'anciennes rues ou repères, et facilitent la lecture de ce labyrinthe souterrain.

La toponymie reflète aussi ces évolutions : sur l'une de mes photos, on distingue une plaque "rue de la Bourbe". Cette rue n'existe plus sous ce nom aujourd'hui. Elle a d'abord été renommée "rue de Port-Royal", avant d'être intégrée dans l'actuel boulevard de Port-Royal. Sous terre, les anciens noms de rues restent comme figés sur les murs, témoins d'un Paris révolu.

La carrière des Capucins sert aussi de lieu de stockage pour de nombreuses anciennes plaques de rues parisiennes. Certaines portent des noms qui n'apparaissent plus sur les plans actuels, d'autres ont été remplacées par de nouvelles versions. Elles sont parfois accompagnées de mentions, d'indications ou de numéros qui intriguent et donnent envie d'enquêter sur leur histoire.

En marchant dans ces galeries, on a presque l'impression de se promener dans un petit musée caché de la signalétique parisienne, loin de l'ambiance classique des musées de la surface. J'ai passé un long moment à lire ces plaques, à essayer d'imaginer à quel carrefour, sur quelle façade d'immeuble elles avaient été accrochées.

Plaques de noms de rue dans la carrière des Capucins

Plaques de noms de rue dans la carrière des Capucins

Le plafond, appelé ciel de carrière, est parfois renforcé par de gros piliers constitués de blocs de calcaire empilés. Ces piliers ont été ajoutés lorsque l'on a pris conscience de la fragilité du sous-sol parisien.

À la fin du 18e siècle, la ville de Paris a mis en place une Inspection des carrières, chargée de cartographier les galeries et de sécuriser ce "gruyère" sous la capitale. De nombreux ouvriers du quartier, déjà familiers du travail de la pierre, ont été mobilisés pour construire ces piliers massifs, comme ceux que l'on aperçoit sur la première photo de l'article, destinés à consolider la carrière des Capucins.

Galerie dans la carrière de Cochin

Un escalier transformé en collection minéralogique

Dernière curiosité de la visite, et non des moindres : un escalier présenté comme une véritable collection minéralogique. Sur ses marches, sur les parois, sont indiqués les différents étages de roche identifiés entre la carrière et la surface. C'est à la fois un outil pédagogique et un bel exemple de la manière dont on peut mettre en valeur la géologie du sous-sol.

Collection minéralogique dans la carrière de Cochin
Collection minéralogique dans la carrière de Cochin

Lorsque je suis remontée à l'air libre, après cette plongée souterraine, j'ai gardé la sensation d'avoir vécu une sortie insolite et mémorable sous les rues de Paris. C'est une visite qui reste longtemps en tête, justement parce qu'elle est rare, discrète et intimement liée à l'histoire du quartier.

Visiter la carrière des Capucins aujourd'hui : accès, conditions, conseils

Il n'existe pas de billetterie ni de visites régulières pour la carrière des Capucins : l'accès se fait uniquement lors d'ouvertures exceptionnelles, encadrées en général par des associations.

Comment visiter la carrière des Capucins aujourd'hui ?

La carrière des Capucins est fermée au public en permanence afin de préserver ce patrimoine souterrain fragile. Son accès reste très encadré et les informations sur d'éventuelles visites sont aujourd'hui difficiles à obtenir.

Historiquement, la carrière était suivie et préservée par la SEADACC (Société d'Études et d'Aménagement des Anciennes Carrières des Capucins), une association chargée de sa préservation, de son étude et de sa valorisation. Elle organisait ponctuellement des visites en petits groupes, parfois en partenariat avec d'autres structures de médiation scientifique ou patrimoniale comme ArkéoTopia.

À l'heure où je mets à jour cet article, le site internet de la SEADACC n'est plus accessible et les modalités actuelles de visite restent difficiles à établir. Je n'ai toutefois relevé aucune annonce publique faisant état d'une dissolution officielle de l'association. Vous pouvez tenter de contacter la SEADACC à l'adresse association@seadacc.com, mais je ne peux pas garantir que cette adresse soit toujours suivie.

Les visites, lorsqu'elles ont été proposées par le passé, étaient généralement organisées lors d'événements ponctuels (Journées du patrimoine, portes ouvertes de l'AP-HP, programmes pédagogiques ou scientifiques). Si vous souhaitez visiter la carrière des Capucins, le plus prudent est donc de surveiller les actualités liées au patrimoine souterrain parisien et aux événements culturels susceptibles d'ouvrir exceptionnellement le site.

Où se trouve l'accès et comment s'y rendre ?

L'accès à la carrière des Capucins se situe à l'intérieur même de l'hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de Paris. Lorsqu'une visite est organisée, le point de rendez-vous exact est communiqué aux participants, mais le secteur est toujours le même : le site hospitalier en bordure du boulevard de Port-Royal.

Pour y arriver en transports en commun, plusieurs options sont pratiques :

  • Métro ligne 6 : station Saint-Jacques, puis courte marche jusqu'à l'hôpital Cochin.
  • RER B : station Port-Royal, en face ou à proximité des entrées de l'hôpital.
  • Bus : plusieurs lignes desservent le boulevard de Port-Royal et le quartier de l'Observatoire (ligne 59, 91, 83, entre autres), ce qui peut être pratique si vous venez d'un autre coin de la rive gauche.

Le jour de la visite, je vous conseille de prévoir une petite marge d'avance, le temps de trouver l'entrée, de passer éventuellement un accueil hospitalier et de rejoindre le point de rendez-vous communiqué par les organisateurs.

Conditions de visite : température, niveau physique, équipement

Le parcours dans la carrière des Capucins ne présente pas de difficulté technique particulière pour une personne valide, mais il reste une visite souterraine avec quelques contraintes à anticiper.

  • Température : la température en profondeur se maintient autour de 13°C toute l'année, quelle que soit la saison. Même en plein été, il faut donc prévoir un vêtement chaud (pull ou petite polaire) pour éviter d'avoir froid pendant la visite.
  • Escalier : l'accès se fait par 119 marches, qu'il faut bien sûr remonter à la fin. Le rythme est raisonnable, mais cela demande un minimum de forme physique, en particulier si vous avez des difficultés avec les escaliers.
  • Chaussures : je vous recommande de porter de bonnes chaussures fermées, stables, avec une semelle qui accroche bien (type baskets). Le sol peut être légèrement humide ou irrégulier par endroits.
  • Lumière : l'éclairage installé est suffisant pour se déplacer en sécurité, mais si vous aimez observer les détails (inscriptions, textures de la pierre, sculptures), une lampe frontale ou une petite lampe de poche est un vrai plus.

Lors de ma visite, j'ai trouvé le parcours tout à fait accessible, sans passages étroits. L'essentiel est vraiment d'être à l'aise avec l'idée de se trouver sous terre et de gérer la descente et la remontée de l'escalier.

Galerie dans la carrière de Cochin

Carrière des Capucins ou catacombes officielles : que choisir ?

Si vous hésitez entre découvrir la carrière des Capucins (lorsque c'est possible) ou visiter les catacombes de Paris ouvertes au public, il s'agit en réalité de deux expériences assez différentes et complémentaires.

Quand choisir cette visite ? Carrière des Capucins (Cochin) Catacombes officielles (Denfert-Rochereau)
Si vous voulez une expérience rare et confidentielle Visite exceptionnelle, sans créneaux réguliers, en petits groupes, très orientée patrimoine et géologie. Site ouvert toute l'année avec billetterie, parcours bien balisé, fréquentation importante.
Si vous cherchez une visite facile à organiser Demande de patience et de flexibilité : il faut guetter les ouvertures et s'inscrire rapidement. Réservation en ligne simple, horaires fixes, visite facile à intégrer dans un séjour à Paris.
Si vous êtes sensible à la dimension historique et technique Met l'accent sur l'exploitation du calcaire, la géologie, les renforts du sous-sol. Met en avant l'ossuaire municipal, la gestion des cimetières, l'histoire de Paris et de ses morts.
Si vous êtes impressionnable ou accompagné d'enfants Ambiance de galeries vides, pas d'ossements, curiosités architecturales et minéralogiques. Présence massive d'ossements humains, qui peut impressionner ou ne pas convenir à tous les visiteurs.
Si vous voulez optimiser un court séjour À privilégier seulement si vous avez déjà une date de visite confirmée ou si vous vivez en région parisienne. Option plus simple pour une première découverte du sous-sol parisien lors d'un week-end à Paris.

Si vous avez l'occasion de faire les deux, vous aurez une vision très complète du rapport de Paris à son sous-sol : d'un côté la pierre qui construit la ville, de l'autre les ossements qui racontent son histoire humaine.

Le Mémo du Voyageur pour visiter la carrière des Capucins à Paris

Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur la visite de la carrière des Capucins, sous l'hôpital Cochin à Paris.

Non, la carrière des Capucins est fermée au public en permanence. Des visites exceptionnelles ont parfois été organisées dans un cadre associatif ou patrimonial, mais il n'existe ni ouverture régulière ni billetterie permanente.

Les modalités d'accès évoluent au fil du temps et les informations récentes sont difficiles à obtenir. Le plus prudent est de surveiller les actualités liées au patrimoine souterrain parisien, aux Journées européennes du patrimoine ou aux éventuelles annonces d'associations spécialisées.

Il faut être à l'aise avec un escalier de 119 marches à descendre puis à remonter. Le parcours en galerie est relativement plat et ne comporte pas de passages étroits, ce qui le rend accessible à une personne valide en bonne forme générale.

Prévoyez un vêtement chaud, car la température tourne autour de 13°C, ainsi que de bonnes chaussures fermées avec une semelle qui accroche. Une lampe frontale ou une petite lampe de poche permet d'apprécier pleinement les détails des murs et des sculptures.

Non, il est interdit de s'aventurer dans les carrières ou les catacombes non aménagées sans autorisation officielle. Pour la carrière des Capucins comme pour les autres parties du réseau, il est important de privilégier les visites encadrées et légales.

L'ambiance est moins impressionnante que dans un ossuaire, car il n'y a pas d'ossements exposés. En revanche, il s'agit d'un environnement souterrain sombre et humide, qui peut déstabiliser les personnes très claustrophobes ou certains jeunes enfants.

L'accès se situe à l'intérieur de l'hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de Paris, à proximité du boulevard de Port-Royal. Lorsqu'une visite est organisée, le lieu exact de rendez-vous est communiqué par les organisateurs.

Conclusion : une parenthèse souterraine rare sous le Paris du quotidien

Descendre dans la carrière des Capucins, c'est faire l'expérience d'un Paris parallèle, silencieux, minéral, à mille lieues de l'agitation de la surface. Entre la fontaine des Capucins, les galeries renforcées, les anciennes plaques de rues et l'escalier minéralogique, la visite offre une plongée très concrète dans l'histoire de la pierre qui a construit la ville.

C'est aussi un bel exemple de patrimoine discret, préservé pendant des décennies grâce au travail de passionnés et d'associations engagées dans l'étude du sous-sol parisien, que l'on ne découvre que si l'on en accepte le rythme et la rareté. Si vous êtes curieux du sous-sol parisien et que vous avez l'occasion de participer à l'une de ces ouvertures exceptionnelles, je vous encourage vraiment à tenter l'expérience : c'est le genre de souvenir qui reste longtemps en mémoire lorsqu'on pense à Paris.

Avez-vous déjà visité des lieux souterrains à Paris ou ailleurs qui vous ont marqué ?

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Marlène Viancin

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2 commentaires sur “Visiter la carrière des Capucins sous l’hôpital Cochin à Paris
  1. sanchez Maryvonne 18 novembre 2018

    Très bel endroit merci pour la drescripstion

    1. Marlène
      Marlène 18 novembre 2018

      Merci pour le message Maryvonne !

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