Balade dans le quartier du Marais à Paris : anecdotes en pagaille !


Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte de l’un des plus beaux quartiers de Paris (en toute subjectivité !) : le quartier Saint Gervais.

Il correspond à la partie sud du célèbre quartier du Marais et cache plein de petits secrets et d’anecdotes !

Ça fait quelques années maintenant que j’adore arpenter ses rues… et cette fois-ci, je vous emmène en balade avec moi pour découvrir quelques-unes des (nombreuses) histoires cachées du quartier Saint Gervais !

Rue Charlemagne, quartier du Marais à Paris
Rue Charlemagne, quartier du Marais à Paris

La rue des Archives et son cloître secret

C’est parti pour une balade dans le quartier du Marais ! On descend du métro à la station « Hôtel de Ville » (ligne 1) et l’on rejoint la rue des Archives, pour une première découverte !

On peut facilement passer devant sans lui prêter attention… et pourtant, au n°24 de la rue des Archives, se cache un authentique cloître, qui accueille des expositions d’art et est très chaleureux, surtout quand il est baigné d’une jolie lumière d’été. Le cloître des Billettes est le seul cloître du Moyen-Age qui subsiste à Paris !

Le cloître des Billettes, cloître médiéval à Paris
Le cloître des Billettes, cloître médiéval à Paris

Il est adjacent à l’église des Billettes… et elle a connu de « sacrées » péripéties :) Son surnom initial ? « La maison où Dieu fut bouilli ». Comment Dieu s’est-il donc retrouvé au milieu d’une histoire de marmites ?

La légende remonte au 13e siècle. Un homme juif du nom de Jonathas commet le sacrilège d’entailler une hostie avec un couteau… et l’hostie se met à saigner. Puis il la jette dans l’eau bouillante… et l’hostie se met à voler. Ce « miracle » a motivé la construction d’une église à cet endroit et Jonathas a été brûlé vif en guise de punition pour sa profanation.

Par la suite, l’église des Billettes a vécu une foule de transformations et aurait été reconstruite par le petit-fils du célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart. Bien que cette version soit contestée, les architectes tendent à le croire en raison de la présence de « pots-à-feu » et de palmes sur la façade, deux éléments architecturaux qui seraient typiques de son style.

La rue des Francs-Bourgeois et ses hôtels particuliers

Allez, on tourne à présent dans la rue des Francs-Bourgeois, qui fait elle aussi partie des vieilles rues de Paris. Elle a longtemps accueilli des tisserands… puis des maisons d’aumône qui hébergeaient notamment des bourgeois pauvres, tellement pauvres qu’ils étaient exempts de taxes, « francs de taxes » comme on disait. C’est ce qui leur a donné le surnom de « francs-bourgeois ».

Aujourd’hui, la rue est au contraire une rue plutôt branchée de Paris, pleine de boutiques ! On y trouve plein d’hôtels particuliers, notamment l’Hôtel de Soubise au n°60, qui abrite les Archives Nationales (ci-dessous), ou encore la jolie maison de Jean Hérouet, au no 44, avec sa tourelle.

Hôtel de Soubise à Paris
Hôtel de Soubise à Paris

Si vous regardez la rue en vous promenant, vous remarquerez qu’elle n’a pas la même largeur partout : en effet, la rue des Francs-Bourgeois mélange des bâtiments très anciens et des bâtiments plus récents construits à une époque où l’on voulait élargir les rues. On a donc commencé à bâtir les nouveaux immeubles en retrait de la route, ce qui a créé un non-alignement total des façades :)

Au n°38, la rue cache une impasse pleine de street art, l’impasse des Arbalétriers.

Street art - Impasse des Arbalétriers dans le quartier du Marais à Paris
Street art – Impasse des Arbalétriers dans le quartier du Marais à Paris

Il y a longtemps, cette impasse permettait d’accéder à un champ de tir où l’on pouvait s’entraîner à tirer à l’arbalète, d’où son nom. On y voit encore deux corps de logis en encorbellement du 17ème siècle. La rue est largement taguée (au-delà des graffitis « artistiques »), ce qui est un peu dommage.

Impasse des Arbalétriers dans le quartier du Marais
Impasse des Arbalétriers dans le quartier du Marais

Bouchers et poissonniers

Le quartier Saint Gervais était un quartier commerçant… et parmi tous ces commerçants, on comptait bon nombre de poissonniers et de bouchers ! On en trouve encore la trace aujourd’hui… à condition d’ouvrir l’œil !

Une fontaine pour les poissonniers

Dans l’impasse de la Poissonnerie, perpendiculaire à la rue de Jarente, se trouve une fontaine. Au 18e siècle, il y avait à cet endroit de nombreux marchands de poissons, qui avaient besoin d’eau à proximité !

Pas question pour eux d’aller jusqu’à la Seine donc Monsieur Caron, maître général des bâtiments du Roi, a fait construire pour eux cette fontaine.

Fontaine de l'impasse de la Poissonnerie dans le Marais à Paris
Fontaine de l’impasse de la Poissonnerie dans le Marais à Paris

Nous sommes à deux pas de la place du marché Sainte-Catherine, construite à l’emplacement d’un ancien couvent.

Une très belle façade de boucherie

Pendant longtemps, une boucherie chevaline a occupé le rez-de-chaussée d’un hôtel particulier à l’angle de la rue du Roi de Sicile et de la rue Vieille du Temple.

Et puis, la boucherie a fermé – ce type de boucherie se fait de plus en plus rare… mais la façade, avec son cheval en mosaïque, est restée.

Façade d'une boucherie chevaline dans le quartier Saint-Gervais à Paris
Façade d’une boucherie chevaline dans le quartier Saint-Gervais à Paris

Deux taureaux en bronze

Si vous passez par la Rue du Marché des Blancs-Manteaux, vous verrez deux têtes de taureaux sur une façade…

Au début du 19e siècle, il y avait non loin d’ici le Marché des Blancs-Manteaux mais on avait volontairement installé la boucherie à part, pour des raisons d’hygiène, dans un bâtiment bien distinct. On le reconnaissait justement à ces têtes de taureaux qui déversaient de l’eau dans une fontaine à l’entrée de la halle.

L'un des taureaux du quartier Saint Gervais
L’un des taureaux du quartier Saint Gervais

Quant aux « Blancs-Manteaux » dont il est question, rien à voir avec la viande ni même avec l’histoire récente ! C’est une référence aux habits blancs que portaient les moines qui vivaient là dans un couvent au 13e siècle !

L’enceinte de Philippe Auguste encore présente

L’enceinte de Philippe Auguste, qui date du 12e siècle, ressurgit à plusieurs endroits du quartier Saint Gervais… Au n°57 de la rue des Francs-Bourgeois par exemple, ouvrez l’œil : entre deux immeubles, vous verrez apparaître une tour. La partie haute est assez récente… mais elle repose sur une base qui faisait partie de l’enceinte Philippe-Auguste, une fortification parisienne datant de la fin du 12e siècle !

C’est pourtant un peu plus au sud du quartier que l’on trouve le plus grand pan de mur rescapé de cette époque reculée, dans la rue des Jardins Saint-Paul. Une rue où a vécu Rabelais jusqu’à sa mort ! Il y a aujourd’hui des terrains de sport juste devant, si bien qu’on ne prête pas forcément attention à ce mur d’un autre temps.

Un morceau de l'enceinte de Philippe Auguste
Vestige de l'enceinte Philippe-Auguste dans le Marais à Paris

La rue du Trésor

Au 17e siècle, un certain maréchal d’Effiat possédait un hôtel particulier dans le quartier du Marais… dans lequel quelqu’un avait caché un petit trésor : des pièces d’or, dans un vase en cuivre, pour une valeur de 7882 livres (ce qui ferait sans doute autour de 90000€ actuels).

Deux siècles plus tard, on décide de détruire cet hôtel particulier pour créer une rue… et ce faisant, on découvre le fameux trésor, qui a donné son nom à la rue.

Au final, le projet n’a jamais abouti et au lieu de prolonger la rue, on l’a brutalement « arrêtée » par une fontaine. Un propriétaire de logement avait fait scandale en y perçant une fenêtre et j’ai constaté qu’elle avait été « rebouchée », sans doute après plusieurs années de procédure judiciaire !

L’ambiance conviviale de la rue Vieille du Temple

Mais qui est cette vieille, hé hé ? Non, ce n’est pas une charmante petite mamie pieuse ;) C’est une référence aux Templiers ! Au 13e siècle, la plus grande commanderie templière de France s’appelait la « maison du Temple ».

C’était une vraie forteresse, avec des tours, des murailles, un donjon… et tout un quartier autour avec des logements et autres lieux de vie. Le Trésor royal était conservé là par les Templiers. Et la rue « Vieille du Temple » menait à la maison du Temple !

Aujourd’hui, c’est une rue très conviviale avec de petits cafés et des commerces…

Rue Vieille du Temple dans le Marais parisien
Rue Vieille du Temple dans le Marais parisien

Le quartier du Marais juif

Le Marais est invariablement associé à l’idée de « quartier juif de Paris », que l’on appelle aussi le « Pletzl » (le mot veut dire « petite place » en yiddish). Les Juifs ont vécu là dès le 13e siècle, avant d’être chassés de France puis d’y revenir, au même endroit, à la fin du 18e siècle.

Ce quartier juif est devenu une vraie terre d’accueil pour plus de 20000 immigrés juifs chassés d’autres pays d’Europe.

Vous vous en doutez, le quartier a été décimé par la Shoah… et de rue en rue, on tombe sur une quantité innombrable de plaques commémoratives évoquant des écoliers et habitants déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le cœur du Marais juif se situe autour de la rue des Rosiers… Elle doit son nom à des rosiers (soyons fous !) qui poussaient autrefois en abondance dans les jardins autour de la rue. Aujourd’hui, c’est une rue animée où les marchands de falafels côtoient les boutiques typiquement juives et les magasins branchés…

La Rue des Rosiers dans le Marais juif à Paris
La Rue des Rosiers dans le Marais juif à Paris

Au n°4, on peut admirer la façade d’un ancien hammam, le hammam-sauna Saint-Paul : à l’époque où il était rare de posséder une salle de bain privative dans son appartement (19e siècle), c’est là que les gens venaient se laver.

Hammam-sauna Saint-Paul dans le quartier Saint-Gervais à Paris
Hammam-sauna Saint-Paul dans le quartier Saint-Gervais à Paris

Juste à côté, un bâtiment porte un nom surprenant : « École de Travail ». Mais… le but de l’école n’est-il pas de travailler ? Au moins un peu ? En fait, cette école est destinée à « apprendre un travail », d’où son nom d’école de travail. Elle a été fondée par 3 jeunes hommes de bonne famille pour former des ouvriers israélites à un métier… et a gardé ce rôle puisqu’aujourd’hui, c’est un CFA où l’on peut préparer un bac pro ou un BTS.

Dans ce même esprit d’entraide et de vivre-ensemble, on trouvait autrefois au n°22 de la rue des Rosiers un restaurant solidaire (« Au Fourneau Economique »), ancêtre des Restos du Cœur. Les plus démunis pouvaient venir y manger un plat de viande, de soupe ou de légumes pour une toute petite somme symbolique.

Si vous voulez goûter à la cuisine juive, il y a plusieurs adresses emblématiques dans et autour de la rue des Rosiers : Chez Marianne (rue des Hospitalières Saint-Gervais), Mi-Va-Mi (rue des Rosiers), l’As du Falafel (rue des Rosiers)… sans oublier le QG qu’est le « Café des Psaumes » (rue des Rosiers).

Restaurant juif dans le Marais à Paris
Restaurant juif dans le Marais à Paris

Dans la rue des Rosiers, ne vous contentez pas de regarder au ras-du-sol. Levez la tête ! Au n°17, vous remarquerez une lueur rouge à une fenêtre, au premier étage. La lumière joue un rôle énorme dans la religion juive : on allume des lumières chaque semaine pour célébrer shabbat, on allume des chandeliers pour les temps forts de la vie, on garde une petite veilleuse allumée quand un être cher nous quitte…

Dans les synagogues, il y a une lumière perpétuelle, que l’on appelle « Ner Tamid » et qui symbolise la présence permanente de Dieu. Et justement, au 17 rue des Rosiers se cache une discrète synagogue orthodoxe.

Sans oublier des commerces spécialisés comme la Librairie du Temple pour la littérature et les objets de culte juifs, le Bazar Suzanne qui vend notamment plein de cosmétiques de la Mer Morte, etc. Ou encore la très bonne boulangerie-pâtisserie-traiteur, chez Florence Kahn, rue des Ecouffes ! Et j’ajoute qu’il y a dans le quartier de très nombreuses synagogues, cela va de soi !

Le Marais juif a évidemment un côté plus tragique quand on songe à tous les drames qui l’ont touché en plein cœur, qu’il s’agisse de l’histoire ancienne, de la Shoah ou de l’histoire récente – attentat antisémite de la rue des Rosiers en 1982, assassinat de Lucie Attal-Halimi qui travaillait auprès de la communauté juive de la rue Pavée et de Mireille Knoll, qui a grandi rue de Turenne…

Il n’est donc pas surprenant que ce soit au sud de ce quartier que l’on retrouve, rue Geoffroy L’Asnier, le Mémorial de la Shoah avec son incroyable librairie et son « Allée des Justes »… avec le « Mur des Justes qui liste 2693 personnes reconnues « Justes parmi les nations » pour l’aide qu’elles ont apporté aux Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Nature et village !

Dans le quartier Saint-Gervais, il n’est pas seulement question de rosiers… Il y a d’autres anecdotes champêtres !

Par exemple, la « rue du Figuier » a pris le nom d’un arbre qui poussait au coin de la rue dès le 13e siècle ! On y trouve, au n°1, le très bel hôtel de Sens.

Hôtel de Sens dans le quartier Saint-Gervais
Hôtel de Sens dans le quartier Saint-Gervais

Sur la Place Baudoyer (qui accueille la mairie du 4e arrondissement), on ne le soupçonne pas mais à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol se trouvent des ruches. Elles abritent plusieurs dizaines de milliers d’abeilles ! Une infime partie du grand réseau de ruches installées sur les toits de Paris. Il y en aurait au moins 700 au total dans la capitale !

Mais l’arbre le plus connu du quartier est ailleurs. Il s’agit de l’Orme Saint-Gervais, devant l’Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais. Il était d’usage de planter un arbre devant les églises : on se retrouvait à l’abri de ses branches à l’issue de la messe… et c’était aussi un lieu de justice, ici à deux pas de la place de Grève (actuelle place de l’Hôtel-de-Ville de Paris) où l’on exécutait les condamnés à mort.

Au Moyen-Age, on célébrait les embauches sous cet orme… car la place de Grève accueillait le « marché aux maçons », un haut lieu de recrutement d’ouvriers. C’est d’ailleurs pour ça qu’à droite de l’église aujourd’hui, on trouve la maison des compagnons du Devoir de Paris.

L'Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais et les branches de son orme
L’Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais et les branches de son orme

Même si l’on parle de L’Orme Saint-Gervais, il y a en réalité eu plusieurs ormes… car le malheureux arbre a parfois été coupé au fil de l’histoire (pendant la Révolution, on a eu besoin de son bois pour fabriquer des affûts de canon – les socles sur lesquels reposent les canons). L’orme du moment est encore un jeune homme, il a été planté en 1936 !

Si vous levez la tête au n°8 de la rue François Miron, vous verrez sur les balustrades du 2e étage de l’immeuble des ferronneries de Baptiste Bouillot représentant l’orme !

Orme Saint Gervais - Ferronneries
Orme Saint Gervais – Ferronneries

Et puis, un autre visage de ce quartier Saint Gervais se trouve dans un village, le village Saint-Paul. Il possède plusieurs entrées (rue Saint-Paul, rue des Jardins Saint Paul, rue Charlemagne et rue de l’Ave Maria)… et ce petit havre de paix en plein Paris cache environ 80 boutiques d’antiquaires et de designers.

Village Saint-Paul dans le Marais à Paris
Village Saint-Paul dans le Marais à Paris

Les innombrables atouts-charmes du quartier Saint Gervais

Il y a plein de choses, dans ce quartier, qui surprennent ou qui séduisent… Plein d’histoires à raconter aussi.

Par exemple, la rue du Prévôt est une petite ruelle étroite (1m80 à certains endroits), pas franchement accueillante… et soudain, elle s’élargit. Pourquoi ? Parce qu’au fil de l’histoire de Paris, on a réalisé qu’il était impossible de faire circuler une calèche, un fiacre ou un carrosse dans ce genre de rue… et on ne parle même pas de faire demi-tour !

Du coup, on trouve, dans la rue du Prévôt par exemple, une grande arcade (au n°5) qui permettait aux carrosses de tourner. Vous pouvez trouver le même genre de détail dans la rue Aubriot : au n°3, il existe une porte cochère « en biais », construite ainsi pour que les véhicules de l’ancien temps puissent manœuvrer plus facilement.

La rue Aubriot a d’ailleurs inspiré les photographes : Helmut Newton et David Hamilton, entre autres…

Rue Aubriot dans le quartier du Marais à Paris
Rue Aubriot dans le quartier du Marais à Paris

A l’angle des rues de Fourcy et de Jouy, on voit une enseigne… qui représente un métier presque disparu : celui de rémouleur. Le rémouleur aiguisait les couteaux, ciseaux, épées, poignards… Les couteaux s’usaient plus vite à l’époque car les matériaux étaient moins résistants que l’inox utilisé souvent aujourd’hui. De plus, ils coûtaient cher donc on préférait les entretenir avec l’aide du rémouleur au lieu de les remplacer.

L'enseigne du rémouleur à Paris
L’enseigne du rémouleur à Paris

Le quartier Saint-Gervais, c’est aussi la rue François Miron et ses maisons à colombages, sans doute les plus connues de Paris sans être pourtant les seules (il y a une jolie maison à colombages au 3 rue Volta).

Maisons à colombages - Rue François Miron à Paris
Maisons à colombages – Rue François Miron à Paris

Au début de la rue, entre les n°2 et 14… vous verrez des escaliers devant les immeubles. Il y a une explication très simple à leur présence : autrefois, il y avait ici une nécropole… et on avait construit une butte artificielle jouxtant ce cimetière. Le cimetière a disparu, la butte est restée… et comme elle a créé une différence de niveau entre la rue et les bâtiments construits par la suite au sommet de la butte, on a dû bâtir des escaliers !

Escaliers de la rue François Miron dans le quartier Saint Gervais
Escaliers de la rue François Miron dans le quartier Saint Gervais

La rue François Miron a été par le passé une voie de circulation majeure entre Lutèce (Paris) et Melodunum (Melun). C’était au 2e siècle, la voie cheminait parmi les marécages qui ont valu au « Marais » son surnom. Autant dire que depuis, l’eau a coulé sous les ponts !

Et puisque je parle d’eau… je vais terminer par une rue voisine de la Seine, la rue de l’Hôtel-de-Ville. C’était il y a bien longtemps l’avenue principale d’un village de pêcheurs. Difficile à imaginer, non ? Au bord de la Seine, ils s’étaient établis là et le village vivait de leur activité ainsi que de celle des « foulons », un métier qui consistait à préparer les tissus en les baignant dans une eau mélangée à toutes sortes de substances pour leur donner des propriétés particulières (les rendre imperméables, plus souples, etc).

La rue a ensuite accueilli des maçons, qui avaient eux aussi besoin d’eau et appréciaient la proximité avec le fleuve. On a donné à la rue le nom de « rue de la Mortellerie » (le mortelier fabriquait des mortiers) et au n°95, on voit encore ce nom de rue.

Le vieux nom de la Rue de la Mortellerie à Paris
Le vieux nom de la Rue de la Mortellerie à Paris

Se loger dans le quartier du Marais

Pour un Parisien, se loger dans le Marais est coûteux… et pour un touriste de passage à Paris, c’est souvent la même chose :) Le quartier a un charme fou, il plaît beaucoup… et ça se ressent sur les prix !

En plus, c’est un quartier assez pratique pour rejoindre les lieux touristiques de Paris, car il se trouve sur la ligne 1 du métro… donc on peut très vite rejoindre les Champs-Élysées ou le Louvre… et on est à 15 minutes à pied maximum de Notre-Dame-de-Paris !

Quartier Saint Gervais à Paris
Café-Restaurant Louis Philippe à Paris

Parmi les bonnes adresses d’hébergement dans le quartier, il y a le tout petit hôtel 1er Etage Marais, à 1 minute à pied du cloître des Billettes que j’ai montré dans l’article. Seulement 5 chambres dans un bâtiment du 17e siècle et un service de grande qualité.

Il y a également les appartements avec services « Le Roi de Sicile »

Les tarifs restent très élevés à la nuit mais dans le quartier, vous aurez du mal à allier prix bas et bonne qualité de service.

J’espère en tout cas que cet article vous donnera envie d’explorer ce beau quartier de Paris à l’atmosphère si conviviale !

Thèmes : Ile-de-France Paris 

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2 commentaires sur “Balade dans le quartier du Marais à Paris : anecdotes en pagaille !

  • DANIEL GAILLARD

    Bonjour

    Magnifique reportage photos Je vais mettre en pratique votre parcours ce dimanche. C’est dommage de ne pas indiquer une durée approximative de visite mais le dossier me parait bien fourni , j’ai hâte de mettre en pratique !

    Répondre à DANIEL
    • Marlène

      Hello Daniel, la durée est très variable selon si on flane en s’arrêtant, en faisant des photos… ou si on va plus vite. C’est un quartier où l’on peut passer quelques heures, on remarque toujours des choses nouvelles :)

      Répondre à Marlène
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