Partir en voyage en Israël : sécurité, danger, que faut-il savoir ?



Quand j’ai annoncé à mes proches que je partais deux semaines en Israël, la première réaction a été systématiquement la même chez ceux qui n’y sont jamais allés : « mais… ce n’est pas dangereux d’aller en Israël ? Tel Aviv, c’est dangereux, non ? A Jérusalem, tu seras en danger, non ? »

Pour ne rien arranger, j’ai réservé mon voyage au moment où des tensions éclataient sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem entre communauté juive et communauté musulmane.

A l’inverse, ceux qui connaissent m’avaient chaudement recommandé la destination pour sa richesse culturelle, en insistant sur le fait que l’on s’y sentait en sécurité.

Ce n’est pas un sujet que j’ai pris à la légère car lorsque l’on part dans un pays en proie à des tensions, il est primordial de se renseigner, afin de ne pas prendre de risques inutiles. La difficulté étant de faire la part des choses entre le souhait de découvrir la région et les dangers encourus en le faisant, entre les « on-dit » et la réalité.

Dans cet article, je vais vous donner des informations très concrètes pour évaluer le danger qu’il y a à voyager en Israël, afin que vous puissiez, en votre âme et conscience, prendre une décision. Je vais aussi partager avec vous des ressources utiles (sites, applications).

Voyage en Israël - Face à la mer à Haïfa
Voyage en Israël – Face à la mer à Haïfa

Tel Aviv, Jérusalem : est-il dangereux d’aller en Israël ?

Si vous commencez à vous renseigner sur le sujet, vous allez être confronté à beaucoup d’informations parfois contradictoires, qui créent encore plus de confusion.

  • Ce que dit France Diplomatie, le site officiel du Ministère des Affaires Etrangères français.
  • Ce que dit le gouvernement israélien.
  • Ce que disent les gens qui vivent en Israël.
  • Ce que disent les gens qui vont régulièrement en Israël comme touristes.
  • Ce que disent les médias.
  • Ce que disent les autres gouvernements étrangers.
  • Ce que disent les agences de voyage.

Ça signifie que personne, absolument personne, ne pourra vous rassurer à 100% ou vous déconseiller à 100% de partir en voyage en Israël.

Personne ne pourra vous dire si un séjour à Tel Aviv est dangereux, si c’est trop risqué d’aller à Jérusalem… En revanche, il y a des réalités factuelles à garder en tête pour faire vos propres choix.

Des différences de perception

Les médias livrent parfois une vision « extrême » d’un pays qui peut faire peur de l’extérieur et bien moins peur quand on est sur place : étant allée à l’étranger au plus fort de la crise des Gilets Jaunes en France, j’ai entendu des locaux en parler comme si notre pays était devenu une zone de guerre, alors que je n’avais pas du tout ce sentiment (avec mes collègues et amis, nous étions surtout embêtés par les fermetures de stations de métro le week-end à Paris !).

Vivant en Europe, on a souvent une vision du Moyen-Orient assez « dépassée ». Quand j’ai dit que j’allais en Israël par exemple, plusieurs personnes m’ont dit qu’elles imaginaient le pays comme peu développé et ont été stupéfaites quand je leur ai parlé du salaire moyen sur place (10867 shekels, soient 2800€), du dynamisme économique, des gratte-ciel de Tel Aviv…

Par ailleurs, il est vrai que nous n’avons pas de guerre à proximité de chez nous. La guerre, on la voit à la télé, on se sent à l’abri car « c’est loin ». Forcément, si vous allez en Israël, le regard change car les pays ou les régions dont vous entendez parler dans les médias sont à deux pas : c’est un petit pays, que l’on traverse facilement en voiture en quelques heures. Naturellement, en tant qu’être humain, on se sent plus menacé par ce qui est proche que par ce qui se trouve à des milliers de kilomètres.

Pour autant, ça ne veut pas dire que des chars d’assaut vont débarquer subitement sur les plages de Tel Aviv ou que vous allez vous retrouver au milieu d’un bombardement en allant faire un tour dans un parc.

Les plages de Tel Aviv, ville moderne
Les plages de Tel Aviv, ville moderne

Il faut se méfier de ces différences de perspective car elles poussent parfois à écarter d’emblée l’idée d’un voyage, alors que la perception sur place n’est pas du tout la même qu’à distance.

Rappelons aussi une chose primordiale : toutes les précautions du monde n’empêchent pas, parfois, d’être au mauvais endroit au mauvais moment, en Israël comme n’importe où ailleurs dans le monde.

Le niveau de risque varie

Toutes les régions d’Israël ne sont pas confrontées au même niveau de risque. Si je vous dis « bande de Gaza », « frontière syrienne » par exemple, je pense que vous comprenez tout de suite que c’est une très mauvaise idée d’aller y faire du tourisme.

A l’inverse, Tel Aviv est connue pour ses plages, son ensoleillement, ses marchés colorés, sa modernité et son dynamisme économique. Si vous avez des amis juifs dans votre entourage, vous voyez peut-être passer sur Instagram des photos de jus de grenade bus dans la rue, de petites rues pavées dans le vieux Jaffa… Bref, rien qui évoque la guerre et les bombes !

Et puis, il y a une foule de villes pour qui la situation est moins claire. Jérusalem, par exemple. C’est une ville TRÈS touristique… mais c’est aussi une ville sainte où se croisent des communautés religieuses différentes et où il y a régulièrement de grandes tensions, notamment à Jérusalem Ouest qui est déconseillée aux touristes.

Pour ma part, j’ai choisi de loger à Tel Aviv pour cette raison. C’est une ville moins exposée que d’autres, il y a une offre d’hébergement très vaste (voir ici tous les hôtels, auberges de jeunesse, appartements à louer), les transports en commun sont bien développés et en même temps, on peut facilement se déplacer dans le reste du pays (trains et bus jusqu’à Jérusalem, que l’on peut rejoindre en moins d’une heure).

Au pied du mur entre Israël et les territoires palestiniens
Au pied du mur entre Israël et les territoires palestiniens

Oui, il y a un danger

Bien qu’Israël soit un pays moderne, touristique, que les vastes plages de Tel Aviv ressemblent à beaucoup d’autres dans le monde, certains « détails » vous rappellent cependant qu’Israël se trouve au cœur d’enjeux géopolitiques compliqués, de tensions multiples avec ses voisins.

Le pays est en guerre contre le Hamas au niveau de la bande de Gaza (au sud-ouest), et est en « grande tension » avec le Liban (au nord) et la Syrie (au niveau du plateau du Golan notamment) à cause de la situation en Palestine. Ça signifie qu’il y a des zones à éviter dans le pays.

Il y a les monuments où, en plus du « tarif réduit » comme on le trouve partout dans le monde, il y a un tarif « spécial soldats ». Il y a la présence militaire appuyée, un peu partout. Il y a les abris anti-missiles publics dans les villes. Ou encore les contrôles de sécurité beaucoup plus poussés à l’aéroport et dans les lieux publics comme les gares.

Ça signifie que pour profiter de votre voyage en Israël, vous devrez prendre certaines précautions, plus que si vous partiez en vacances en Espagne ou en Italie.


Que faire pour assurer sa sécurité lors d’un voyage en Israël ?

Si vous rêvez de découvrir Israël mais que vous n’êtes pas rassuré pour autant, voici quelques conseils.

1. Suivre la situation politique

Pour ma part, j’ai réservé mon voyage assez tardivement par rapport à ma date de départ… ce qui n’a pas empêché un regain de tension entre Israël et le Liban de survenir juste avant mon départ. Ce sont des régions du monde où la situation politique peut changer très vite.

Si vous êtes anxieux à l’idée d’aller là-bas, privilégiez donc des villes où il y a rarement des tensions (comme Tel Aviv) et/ou réservez votre voyage en prenant des choses annulables dans la mesure du possible (hôtel avec annulation gratuite, il y en a beaucoup sur Booking.com, vols annulables).

C’est le paradoxe d’Israël : beaucoup de gens y vont pour le tourisme, beaucoup de Juifs y vont pour rendre visite à leur famille ou amis installés là-bas, si bien que les hôtels se remplissent à une vitesse impressionnante. Pour ma part, j’ai réservé à la dernière minute car je ne savais pas encore si j’allais pouvoir partir en vacances et les hôtels affichaient un taux de remplissage de 98% à mes dates de séjour !

Réserver à la dernière minute n’est donc pas forcément une bonne idée. En revanche, réservez de l’annulable, et si la situation politique vous paraît vraiment trop tendue, vous vous laissez ainsi la possibilité de changer d’avis sur votre voyage.

Vous pouvez consulter les consignes officielles de France Diplomatie aux touristes. Vous pouvez compléter cette lecture par les consignes du gouvernement anglais aux touristes, c’est intéressant car ça permet d’avoir deux perspectives sur le même sujet.

Certains gouvernements sont beaucoup plus alarmistes que d’autres, les grands voyageurs le savent bien mais pas forcément le « touriste moyen ».

2. S’inscrire sur le site Ariane

Si vous comptez explorer le pays en allant dans des zones plus tendues que d’autres (territoires palestiniens par exemple), créez un compte sur le site Ariane. Il est géré par France Diplomatie et permet à tous les ressortissants français de « se signaler » comme étant en voyage à l’étranger. L’inscription est gratuite.

Ça leur permet de vous envoyer des alertes directement sur votre téléphone si jamais la situation politique dégénère ou qu’il y a un risque de sécurité, ça permet aussi de désigner une personne de confiance qui recevra elle aussi les alertes.

Le site Ariane pour se signaler au ministère
Le site Ariane pour se signaler au ministère

3. Faire appel à un guide à certains endroits

Si vous êtes inquiet, que vous avez des doutes sur la sécurité pour rejoindre certains lieux touristiques, n’hésitez pas à faire appel à un guide, ne serait-ce que pour vous rassurer.

Encore une fois, on ne peut pas toujours empêcher tous les dangers, mais ça évite au moins d’aller se fourrer dans des zones dangereuses par méconnaissance du terrain.

L’agence Abraham Tours est très réputée, elle propose des excursions au départ de Tel Aviv ou encore Jérusalem vers la plupart des grands sites touristiques d’Israël et notamment vers les territoires palestiniens (Ramallah, Bethléem, Jéricho).

Vous verrez sûrement aussi beaucoup de publicités pour l’agence Bein Harim, qui est une « grosse machine » en Israël, avec un marketing omniprésent. Ils ont aussi une offre très vaste d’excursions mais j’ai trouvé le service client quasi-inexistant (je les ai contactés quand je prospectais pour mon voyage, ils n’ont même pas daigné répondre à mes messages). Ils ont en revanche l’avantage de couvrir certains lieux qu’Abraham Tours ne couvre pas.

Je suis passée par un guide pour certaines excursions, ça m’a permis de rencontrer des filles super (dont Marie, qui habite dans la ville où je travaille… comme quoi le monde est – décidément – petit !) tout en évitant certaines difficultés logistiques (pour aller dans les territoires palestiniens depuis Israël, il faut changer de véhicule par exemple).

4. Lire les consignes antimissiles

Tout le territoire d’Israël peut potentiellement être touché par des tirs de missiles. Il y a plusieurs choses à savoir à ce sujet.

D’abord, il y a des zones du pays où les tirs sont très rares (encore une fois, Tel Aviv !) et Israël possède un bouclier aérien qui fait que la plupart des frappes sont « neutralisées » avant même de toucher le sol.

Ensuite, l’architecture même du pays est désormais pensée pour tenir compte de ce risque sécuritaire. Il existe ainsi des merkhav mugan, que toute construction récente doit posséder (c’est une obligation légale en Israël) : des abris résistant aux bombes et aux armes chimiques, avec des murs et un plafond en béton, un sol très épais (jusqu’à 30 cm) et des portes et fenêtres étanches en acier.

On distingue :

  • Le mamad, pièce « individuelle » prévue dans tous les immeubles récents.
  • Le mamak, abri collectif pour les habitants d’un même immeuble.
  • Le miklat, abri public.

En cas de sirène d’alerte (son qui monte et qui descend), il faut rejoindre au plus vite un abri ou, à défaut, fermer les portes et les fenêtres et s’asseoir par terre, contre un mur, pas face à une fenêtre.

Le délai entre la sirène et « l’explosion » elle-même dépend de la ville où l’on se trouve.

Délai de mise à l'abri en cas d'alerte aérienne
Délai de mise à l’abri en cas d’alerte aérienne

Je vous conseille donc de lire les conseils de l’ambassade de France (document « Que faire en cas de tirs de missiles ») et, si vous voulez vous rassurer, de télécharger la liste des abris publics de la ville où vous allez (disponible sur ce même site).

Je vous conseille aussi de télécharger l’application « Tzeva Adom » (RedAlert) : elle vous informe directement sur votre mobile en cas de danger.

Les tirs de missiles ne font clairement pas partie des sujets auxquels on a envie de penser quand on part en vacances mais c’est mieux de s’être renseigné en amont que de paniquer sur place sans savoir quoi faire si une telle alerte doit survenir. J’ai dans mon entourage une personne qui a déjà vécu ça pendant son séjour et ça m’a incitée à me documenter un minimum, « au cas où ».

A côté de ça, je connais aussi du monde qui va en Israël plusieurs fois par an et n’a jamais vécu d’alerte. Il faut donc relativiser !

Pour ma part, il y a eu pas mal de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza pendant mon séjour, qui ont visé le sud du pays et la région d’Ashdod. Aucune alerte n’a donc retenti à Tel Aviv et je n’ai ressenti absolument aucune insécurité, même si les distances nous paraissent proches, à nous Français (un Tel Aviv/Ashdod équivaut à un Paris/Disneyland pour vous donner une idée). Voici ce que ça donnait sur l’application Tzeva Adom :

Alerte tirs de roquettes en Israël
Alerte tirs de roquettes en Israël
Localisation du tir de roquette
Localisation du tir de roquette

Partir en Israël, le voyage d’une vie

Pour vous livrer un point de vue un peu plus personnel sur la question, je suis partie en voyage en Israël en connaissant les risques et en ayant suivi les consignes que je pouvais suivre. J’ai lu les conseils du Ministère des Affaires Étrangères, je me suis inscrite sur Ariane, j’ai lu les consignes antimissiles, j’ai suivi l’actualité, j’ai réservé des excursions via des guides. Et je savais que je partais dans un pays où tout pouvait basculer, un peu plus qu’en France.

Pour autant, j’ai fait le choix de ne pas rester terrée dans la sécurité d’un hôtel de Tel Aviv et de visiter Israël. Parce qu’Israël, c’est le voyage d’une vie. Une terre symbolique, berceau des religions, un lieu important pour moi qui ai toujours attaché de l’importance au judaïsme et à la mémoire de la Shoah.

On peut se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment. En France aussi.

Alors j’ai bougé : je suis allée à Jérusalem plusieurs jours, j’ai visité Acre, Rosh Hanikra (frontière avec le Liban), je suis allée du côté de la Mer de Galilée dominée (au loin) par le Plateau du Golan, j’ai visité Haïfa, rencontré les habitants d’un kibboutz, je me suis baignée dans la Mer Morte, j’ai pris le téléphérique à Massada, j’ai découvert Nazareth, Bethléem et Capharnaüm, j’ai passé les checkpoints entre Israël et Palestine, j’ai fait le marché à Ramallah et visité les ruines de Jéricho, j’ai assisté à l’intronisation de nouveaux soldats de l’armée israélienne au pied du Mur des Lamentations…

Portrait dans le vieux Jaffa à Tel Aviv
Portrait dans le vieux Jaffa à Tel Aviv
Portrait dans le vieux Jaffa à Tel Aviv
Portrait dans le vieux Jaffa à Tel Aviv

Un vrai sentiment de sécurité

A aucun moment pendant mon voyage je n’ai ressenti d’insécurité. J’ai pris des trains et des bus, je suis parfois rentrée tard, je n’ai pas été importunée dans la rue. Au final, j’ai eu l’impression d’un énorme décalage entre la vision médiatique du pays (qui nécessairement n’aborde que les faits « saillants », les moments où les choses dégénèrent) et le ressenti sur le terrain.

« L’avantage », si je puis dire, à partir dans un pays comme Israël, c’est qu’ils ont justement en place des mesures de sécurité bien plus poussées que les nôtres pour lutter contre le terrorisme. La plupart des lieux fréquentés vous obligeront à passer un contrôle de sécurité digne d’un aéroport, les lieux de rassemblement sont très surveillés par les militaires, les procédures de sécurité à l’aéroport sont plus longues qu’ailleurs.

La France, par comparaison, a pris conscience du « risque terroriste » assez tardivement suite à des tragédies. Israël vit avec depuis longtemps, et est donc plus « armé » face à ça.

Un habitant de Jérusalem m’a dit que 99.9% de l’année, c’était une ville agréable à vivre. Le 0.1% correspond à ces moments où, pour reprendre ses mots, « des extrémistes croisent des extrémistes, un membre d’un groupe invective un membre de l’autre groupe et le ton monte trop vite ».

Bien sûr, il ne faut pas en faire un « monde de bisounours » mais pour autant, je n’ai pas eu l’impression d’être en danger comme j’aurais pu m’y attendre avant d’y aller. Je crois d’ailleurs que ceux qui ont suivi mon voyage à travers mes stories Instagram ont bien vu que mon quotidien n’était pas très inquiétant :)

La beauté de Jérusalem
La beauté de Jérusalem
Scène de rue à Jérusalem
Scène de rue à Jérusalem

Le cas de l’aéroport

A l’aéroport, on peut vous poser beaucoup de questions, en particulier au retour. On m’avait conseillé d’arriver 3h avant le départ du vol et je vous donne ce même conseil car les procédures de sécurité peuvent être longues (même si ce n’est pas toujours le cas).

Par exemple, les bagages à main sont « fouillés » au détecteur-de-choses-suspectes pour tous les passagers et on vous pose parfois beaucoup de questions, à un rythme soutenu (probablement une technique d’interrogatoire pour que les gens n’aient pas le temps de réfléchir à des mensonges) : on m’a demandé ce que j’avais fait pendant mon séjour, pourquoi j’avais choisi Israël, où je logeais, avec qui j’avais voyagé, comment j’avais financé mes vacances, si j’avais des attaches familiales ou amicales en Israël, si j’étais allée dans les territoires palestiniens… et comme j’y étais allée, ce que j’y avais fait exactement et pourquoi j’étais allée là-bas.

Mais c’est un voyage qui a été incroyablement riche de rencontres, qui permet aussi de regarder l’actualité d’un autre œil quand on entend parler de toutes ces villes. J’espère qu’à défaut de vous donner une réponse, cet article vous éclairera au moins un peu plus sur la « réalité » du terrain !

Je suis curieuse de connaître vos a priori sur Israël. Est-ce le genre de destination où vous vous imaginez aller ? Quel est votre ressenti si vous y êtes déjà allé ?

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28 commentaires sur “Partir en voyage en Israël : sécurité, danger, que faut-il savoir ?

  • jerem

    Bonjour Marlène ma question est simple est que les Israëlien sont raciste voir intrigue de voir une personne noir ? Et y’a t-il des locaux noir là bas ?

    Répondre à jerem
    • Marlène

      Hello Jerem, sachant que je suis blanche et que je ne vis pas en Israël à plein temps, c’est très difficile de répondre à cette question. Je pense que des personnes noires seraient mieux à même de te donner leur ressenti personnel… avec la limite qu’une expérience personnelle n’est pas forcément un bon « résumé » d’un pays entier.

      Je pense qu’il y a, en Israël comme ailleurs, des gens racistes. Malheureusement, le fait que ce soit la « Terre Sainte » pour les grandes religions n’empêche pas les humains d’être imparfaits. Mais Israël est aussi une terre qui s’est construite par l’immigration : le pays accueille, depuis sa création, les Juifs du monde entier… et beaucoup de gens sont au contraire très ouverts. Reste qu’encore une fois, je suis blanche. Je n’ai pas observé de racisme lors de mon séjour ni entendu quelqu’un faire une remarque raciste, ça ne veut pas dire que ça n’existe pas.

      Répondre à Marlène
  • isabelle Vulliard

    Bonjour Marlène
    Je n’ai eu connaissance de votre texte qu’aujourd’hui (19 juin 2020), mais je l’ai trouvé vraiment très juste. En mai dernier, j’aurais dû aller pour la 4e fois en Israël si le coronavirus ne m’avais pas bloqué en France. Je suis tombée amoureuse de ce pays il y a plusieurs années, et je l »ai rêvé longtemps avant de pouvoir le visiter en vrai. J’y suis allée avec ma sœur puis avec mon mari, et je me suis rarement sentie en danger, sauf une fois en Cisjordanie, face à des hommes qui nous regardaient d’un sale œil… Je suis aussi allée sur le plateau du Golan, j’ai parlé avec des Druzes, des musulmans, des juifs, et comme vous le dites si justement, la vie se déroule dans une cohabitation paisible, sauf lorsque des gens de mauvaise volonté dépassent les limites.
    Mais rien ne m’empêchera d’y retourner car il y a tant à découvrir à chaque visite et tant de richesse humaine.
    Bons voyages à venir. Isabelle.

    Répondre à isabelle
    • Marlène

      Bonjour Isabelle, désolée je réponds tardivement :) L’ambiance en Cisjordanie m’a aussi paru différente de ce que l’on peut ressentir en Israël. Ce n’est pas du tout la même culture et j’ai eu le sentiment que la place des femmes était assez différente : à Ramallah par exemple, il y avait beaucoup plus d’hommes que de femmes « en ville » (dans les rues, sur le marché, etc), la plupart des femmes sont voilées et se promènent « entre femmes » donc forcément, en tant que non-musulmane non voilée marchant avec des hommes, on se sent déjà « sortir du lot ».

      Il y a eu des études par le Bureau de Statistiques palestinien évoquant des violences conjugales de l’homme envers la femme chez 35% des couples mariés. Jusqu’à fin 2019, les femmes pouvaient être mariées dès 15 ans (l’âge a été relevé à 18 ans pour éviter les mariages précoces car 40% des femmes palestiniennes étaient mariées avant leurs 18 ans). Et jusqu’à 2018, les violeurs pouvaient échapper à leur sentence en épousant leur victime.

      La société évolue, les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire des études en Palestine, mais on sent que ça reste « en retard » par rapport à notre vision de la femme moderne… et à la vision israélienne de la femme moderne. Sans me sentir « en danger » (les gens que j’ai croisés ont été très sympa), je dois admettre que je n’étais pas forcément dans mon élément, à Ramallah en tout cas (ça m’a moins frappée à Jericho et pas du tout à Bethléem, sans doute parce que c’est plus touristique).

      Répondre à Marlène
  • Gil

    Merci pour ce bel article. Je rêve de me rendre en Israel et vos explications m’ont rassuré. Je vais préparer mon voyage.

    Répondre à Gil
    • Marlène

      Merci Gil, je conseille vraiment ce pays… on a l’impression de marcher au milieu de l’histoire et il y a suffisamment de diversité sur place pour convenir à toutes sortes de voyageurs : ceux qui aiment l’histoire et la culture sont servis à peu près partout, ceux qui recherchent le farniente peuvent aller à Eilat et ne seront pas déçus non plus par les magnifiques plages de Tel Aviv et leurs couchers de soleil, ceux qui aiment la gastronomie prendront plaisir à fréquenter les nombreux marchés alimentaires, les croyants n’auront que l’embarras du choix pour marcher dans les traces de leur foi, ceux qui aiment l’insolite pourront se baigner dans la Mer Morte…

      J’ai été agréablement surprise par le décalage entre la perception « à distance » et le ressenti sur place. Sans minimiser les risques qui peuvent exister, ce n’est pas quelque chose qui pèse sur le voyage.

      Répondre à Marlène
  • Maxime Vitry

    Bonjour à tous
    Je tiens à te féliciter pour cet article, il est vraiment très complet 👍
    Je suis actuellement à Eilat dans la ville la plus au sud du pays après avoir visite tel aviv, acre, Nazareth, tiberiade, jerusalem et mitzpe ramon en naviguant à pied, en bus et beaucoup en stop et en dormant dans auberges de jeunesse. C’est un pays extrêmement sécurisé au vue de leur immense armée
    Les israéliens sont accueillants, respectueux et généreux. Limage que l’on puisse se faire de ce pays est une vision des médias qui n’est pas toujours réelle…
    Tout ça pour vous dire qu’il ny a aucune craintes à avoir pour voyager en Israël ;)

    Répondre à Maxime
    • Marlène

      Hello Maxime, merci pour le message, j’avais délaissé Eilat lors de mon premier séjour en Israël car mes 2 semaines sur place étaient déjà ultra-remplies… mais j’ai très envie d’y retourner pour le côté détente et les opportunités de découvrir la Mer Rouge et les montagnes voisines, qui ont l’air superbes !

      Répondre à Marlène
  • Aurélie

    Bonjour Marlène,
    Votre article est très complet et intéressant, et répond à plusieurs de mes questions.
    En revanche, sauriez-vous me donner conseil sur le fait de partir 4-5 jours à Tel-Aviv (seulement) avec un enfant de 2 ans ? Cela parait-il raisonnable ? Que ce soit au niveau sécurité ou au niveau pratique. J’ai bien lu votre article mais on voit les choses différemment avec un enfant ! Si à tt hasard vous avez un avis ?
    Merci bcp.

    Répondre à Aurélie
    • Marlène

      Bonjour Aurélie, on se sent profondément en sécurité à Tel Aviv donc je ne vois aucun inconvénient à y aller avec un enfant. Les plages sont superbes pour jouer dans le sable, la Gordon Pool (piscine au bord de la mer) a une pataugeoire pour les enfants en bas âge, beaucoup de restaurants proposent un menu enfant et accueillent les enfants avec de petites attentions, il y a plein de parcs un peu partout avec des jeux pour les petits. On peut aussi louer des vélos avec siège enfant.

      Côté gourmandise, il y a de super bonnes glaces chez La Mamma del Gelato ! Et il y a souvent des animations dans les rues (musique, spectacles, etc).

      Répondre à Marlène
    • ann

      bonjour Aurélie,
      Je pense que vous pouvez partir avec un enfant en bas age
      L’nsécurité n’est pas plus présente que chez nous
      Par contre, pour visiter, cet enfant risque de vous limiter les visites.
      Il faut reconnaître que c’est parfois long et fatigant..
      Bon voyage

      Ann

      Répondre à ann
  • Adrien

    Bonjour,
    merci pour ton article c’est top,
    je pars en Israël dans moins de deux jours! il me tarde vraiment et je n’ai pas le sentiment d’insécurité malgré tout ce qu’on peut entendre a la télé etc il ne faut pas tout prendre a la lettre c’est souvent que les mauvaises images qu’on nous donnent. Et c’est vrai que beaucoup de gens sont étonnés quand tu dis que tu vas en Israël! lol bref je pars pendant 5 jours j’ai loué un appartement a Netanya, je vais essayé de visiter un maximum d’endroits ça à l’air vraiment super, j’espère qu’il fera beau temps, et a tout ceux qui s’inquiètent trop il ne faut pas se prendre la tête, vivez vos rêves c’est ça la magie de l’aventures, des fois on pense se sentir plus en sécurité dans un pays comme ça qu’en France avec tout ce qu’il se passe en ce moment, au moins il y a de vrais mesures de sécurité dans ces pays! Bonne continuation et surtout n’oubliez pas de voyager! :)

    Répondre à Adrien
    • Marlène

      Hello Adrien, j’espère que ça va te plaire, il y a plein de visites à faire au départ de la côte, que ce soit Netanya, Tel Aviv, Herzliya… Le pays est petit, donc ça se parcourt bien ! J’ai donné plein d’idées de visites au départ de Tel Aviv ici, Netanya n’étant pas loin ça peut aussi t’inspirer :)

      Répondre à Marlène
  • Blanc

    Bonjour Marlène,
    Merci pour votre article si clair et si bien documenté.
    J’envisage de faire un séjour prolongé à Jérusalem et votre commentaire sur les dangers en Israël me rassure et m’incite à poursuivre mes recherches pour mon voyage futur .
    Belle continuation dans votre parcours
    Marialyne BLANC

    Répondre à Blanc
    • Marlène

      Bonjour Marialyne, Jérusalem est une ville incroyable : la culture, l’histoire, la modernité, tout se mélange… C’est aussi une ville assez étendue si on veut vraiment l’explorer au-delà de la vieille ville. J’ai hâte de rédiger tous mes articles sur ce voyage, il y a tant à dire !

      Répondre à Marlène
  • ann

    Nous sommes arrivés à Tel Aviv le 26/12, nous avions loué un appartement pour pouvoir rayonner un maximum.
    Nous avons visité Jérusalem, Nazareth, La forteresse de Massada, la Mer Morte, puis nous avons pris un guide pour aller en Cisjordanie

    Répondre à ann
    • Marlène

      Top, ça devait être vraiment agréable à cette période de l’année, et de vivre la fin d’Hannukah sur place avec l’allumage de la Hannukiah tous les soirs !

      Répondre à Marlène
    • ANN

      je viens de recevoir un message d’Ariane… alerte a la sécurité aux . frontières du Liban, de la Syrie. Mais bon, cela fait partie de leur quotidien

      Répondre à ANN
  • ANN

    Bonjour
    Je rentre d’Israël.
    Tout est dit dans le reportage de Marlène.
    Reportage objectif. Rien a dire.. Bravo

    Répondre à ANN
    • Marlène

      Merci Ann pour ton retour d’expérience, quelles villes as-tu visitées ?

      Répondre à Marlène
  • romuald

    bonjour
    je vais en israel en janvier pour le soleil et occupé mes vacances en solo

    concernant le passage a la douane, a l aeroport, les questions sont en quelle langues ?
    Pour aller en cisjordanie, est ce compliqué avec els douanes et le retour ?
    merci des réponses
    romuald

    Répondre à romuald
    • Marlène

      Bonjour Romuald, on m’a posé les questions en anglais à l’aéroport. Concernant la Palestine, tout dépend des points de passage choisis et de vos conditions de voyage (il faut changer de plaques d’immatriculation ou de véhicule pour entrer en Palestine, on ne peut pas y aller avec des plaques israéliennes). Pour ma part, je suis passée par une zone où il n’y avait pas de réel « poste frontière » à l’aller, en revanche au retour ça peut être très rapide comme très long. J’ai eu de la chance, le véhicule est passé sans être arrêté par les soldats mais ils arrêtent certains véhicules et là, les contrôles peuvent durer.

      Répondre à Marlène
  • Najburg

    Mercis pour toutes l infos je part justement faire un circuit avec la fram ma femme n ai pas très chaude je viens de lui faire lire votre article merci

    Répondre à Najburg
    • Marlène

      Vous allez voir, le ressenti sur place est vraiment très différent de ce que l’on peut imaginer avant d’y aller :) J’ai discuté avec d’autres voyageurs sur place qui ont eu la même impression !

      Répondre à Marlène
  • Valerie

    Bonjour Marlène,
    Encore un bel article sur un de vos voyages…
    Je partage vos réflexions sur les appréhensions de certaines personnes pour un séjour en Israël. J’ai peu voyagé mais je n’ai jamais eu d’ angoisses particulières sur les lieux où je suis allée (même en étant seule). Je suis plus mal à l’aise pour la préparation, les réservations, etc…. Peut-être parce que je ne parle pas couramment l’anglais.
    Connaissant un peu votre intérêt pour tout ce qui concerne la Shoah, je suis très curieuse de savoir si vous avez été à Yad Vashem… Et si c’est le cas, j’ai hâte de lire un article circonstancié … Je n’oublie pas que c’est grâce à toutes vos informations que je suis allée à Auschwitz…
    Cordialement

    Répondre à Valerie
    • Marlène

      Bonjour Valérie, je pense aussi que le fait de ne pas parler anglais doit rendre les choses plus complexes, je me fais souvent la réflexion « heureusement que je parle anglais » en préparant mes voyages, surtout quand on se tourne vers des destinations encore peu touristiques pour les francophones (la Pologne par exemple). Il y a Google Traduction, heureusement… mais je pense qu’on a toujours un petit « doute d’interprétation » vu que c’est traduit par une machine, par comparaison avec le fait de vraiment comprendre la langue soi-même.

      Je suis « bien sûr » allée à Yad Vashem, il était pour moi inconcevable d’aller en Israël sans aller à Yad Vashem, j’y ai passé plus d’une demi-journée pour visiter à la fois la partie musée et le parc autour. C’est un travail exceptionnel de recueil de témoignages. Par comparaison avec d’autres musées qui sont plus tournés vers « l’explication historique » (les faits, les preuves), j’ai eu le sentiment que Yad Vashem était davantage tourné vers le vécu des gens, les ressentis, les émotions…

      Répondre à Marlène
    • annick

      bonjour Marlène pour votre retour de voyage. J’aimerais aller avec ma maman à Tel aviv car elle rêve de retourner à Jérusalem qu’on avait visité rapidement lors d’une escale en croisière. Et moi aussi je me sentirai plus rassurée de loger à Tel Aviv. Je parle Anglais mais pas ma maman, est ce un soucis ? je pense notamment à l’aéroport s’ils lui posent des questions, elle ne pourra pas répondre !
      merci de votre avis

      Répondre à annick
    • Marlène

      Bonjour Annick, je doute que ce soit un problème, tout le monde ne parle pas anglais et un aéroport en particulier voit défiler des personnes de toutes origines. Pas d’inquiétude à avoir à ce niveau.

      Répondre à Marlène


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