Budapest a la particularité d'abriter la deuxième plus grande synagogue du monde après celle de Jérusalem : la Grande Synagogue, située rue Dohany. Elle est au cœur d'un quartier à l'histoire riche et tragique, la synagogue ayant été le centre du ghetto juif de la ville pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Je vous emmène derrière ses murs pour découvrir son architecture, son histoire et ce qu'il y à voir sur place. Une visite incontournable si vous passez quelques jours dans la capitale hongroise !
- Que faut-il savoir avant de visiter une synagogue ?
- Histoire et architecture de la Synagogue de la rue Dohany
- Que voir à proximité de la Grande Synagogue ?
- Quels sont les horaires d'ouverture de la Grande Synagogue de Budapest ?
- Prix des billets pour la Synagogue Dohany
- Comment faire une visite guidée de la Grande Synagogue ?
- Comment aller à la Grande Synagogue de Budapest ?
- Conseils supplémentaires de visite de la synagogue Dohany
Que faut-il savoir avant de visiter une synagogue ?
Si vous n'avez encore jamais poussé la porte d'une synagogue, je vais vous donner quelques éléments de contexte pour comprendre un peu mieux ce que vous pouvez y voir. J'ai eu l'opportunité d'en visiter de nombreuses au fil de mes voyages et de mes expériences personnelles, avant d'entrer dans la Grande Synagogue de Budapest lors de mon séjour en Hongrie.
Pendant longtemps, je n'ai pas osé pousser la porte des édifices religieux en voyage, par peur de déranger les croyants, de "faire du tourisme" dans des lieux pensés avant tout pour la spiritualité. En réalité, on réalise au fil du temps que ces endroits font aussi partie du patrimoine (architectural, historique) d'une ville et peuvent aussi s'ouvrir à ces regards moins religieux mais tout aussi intéressants dans la transmission de leur héritage.

Il faut d'abord savoir qu'il existe une grande diversité au sein des synagogues, tout comme il existe une grande diversité au sein des pratiques du judaïsme.
Par exemple, dans le judaïsme orthodoxe, qui adopte l'approche la plus traditionnelle, les services religieux sont souvent menés en hébreu, avec une séparation des hommes et des femmes qui occupent des sections distinctes dans la synagogue. On retrouve donc dans l'architecture des espaces de prière bien séparés. On parle de "mekhitsa" pour désigner cette séparation, qui peut prendre la forme d'un rideau, d'une cloison ou d'une galerie séparée.
On trouve aussi un judaïsme conservateur, le judaïsme Massorti, qui s'efforce de préserver la tradition tout en l'adaptant aux évolutions du monde moderne (en résumé, "il faut respecter les commandements divins mais la société change donc il faut s'adapter", par exemple en donnant aux femmes une place similaire à celle des hommes).
Plus souple encore, le judaïsme libéral ou réformé qui abolit en général dans l'architecture des synagogues la séparation entre hommes et femmes, tout en incorporant de la modernité.
Il existe aussi le mouvement Chabad-Loubavitch (qui se rattache au judaïsme hassidique), axé sur la charité, la célébration joyeuse de la communion avec Dieu... Le lieu de rassemblement joue un rôle très fédérateur, au service de toute la communauté et bien souvent avec une grande ouverture vis-à-vis de tous ceux qui sont curieux d'en savoir plus sur le judaïsme. Souvent, ces centres communautaires sont installés dans des bâtiments "ordinaires".

Il existe bien d'autres courants... et des influences d'ordre historique et culturel allant au-delà de la spiritualité : certaines traditions juives sont plutôt issues de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal) - communauté séfarade - tandis que d'autres sont plutôt issues d'Europe centrale et orientale - communauté ashkénaze. Ceci impacte aussi la liturgie et parfois l'architecture des synagogues. A titre d'exemple, certaines synagogues séfarades vont être plus influencées par l'architecture islamique, là où les synagogues ashkénazes s'inscrivent plus dans des traditions architecturales européennes.
A l'intérieur d'une synagogue, dans la salle de prière principale, on retrouve généralement une partie surélevée (que les séfarades appellent la Tevah et les ashkénazes la Bimah) où l'officiant lit la Torah (le texte religieux juif de référence). Elle était initialement au centre pour que les fidèles se rassemblent tout autour et entendent tous correctement.
Dans certaines synagogues (notamment des synagogues réformées), elle est déplacée à l'avant de la salle, à proximité de l'arche sacrée où l'on conserve les rouleaux de la Torah (l'Aron Kodesh chez les ashkénazes, le Heikhal chez les séfarades), ce qui rappelle un peu plus la configuration des églises chez les catholiques. Cette arche est censée être orientée vers Jérusalem.
Vous verrez aussi un candélabre que l'on allume pendant les offices religieux. Dans la Bible juive, on décrit avec précision le fait qu'il existait un symbole de la religion juive, dont Dieu en personne avait donné la description à Moïse : la menorah, chandelier à sept branches où brûlait de l'huile pure dans le Temple de Jérusalem. Le candélabre présent aujourd'hui dans les synagogues est une analogie de cette menorah.
Cette petite introduction étant faite, plongeons dans les coulisses de la Grande Synagogue de Budapest !

Histoire et architecture de la Synagogue de la rue Dohany
C'est au 19e siècle qu'un projet de synagogue voit le jour à Budapest, donnant lieu à une compétition d'architectes remportée par l'allemand Ludwig Förster, également à l'origine de la construction de la Grande Synagogue de Vienne. Le bâtiment, de style mauresque, sort de terre en seulement 5 ans, entre 1854 et 1859. Il est construit sur un terrain loué par le baron Antal Baldácsy à la communauté juive pour une durée de 32 ans. Pourquoi loué ? Parce qu'à l'époque, les Juifs n'avaient pas le droit de posséder des terres.
Par la suite, entre 1929 et 1931, on aménage les abords de la synagogue en créant un musée juif, le Temple des Héros (un hommage aux milliers de soldats hongrois juifs tués pendant la Première Guerre Mondiale) et un jardin romantique avec un cloître bordé d'arcades.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, en 1944, le ghetto de Budapest est établi précisément à cet endroit : on entasse plus de 70000 personnes dans un tout petit périmètre autour de la synagogue. Les maladies, la faim, les exécutions arbitraires se multiplient et beaucoup de victimes sont enterrées sur place dans des fosses communes. Certaines ne seront jamais identifiées. Après la guerre, le jardin est resté un lieu de sépulture, j'y reviendrai un peu plus loin dans l'article.

Le bâtiment a quant à lui fait l'objet d'une rénovation complète dans les années 1990.
Il faut savoir que la communauté juive est arrivée tardivement à Budapest : jusqu'à la fin du 18e siècle ou presque, la ville refusait d'accueillir les Juifs. Il a fallu un décret impérial en 1783 pour lever cette interdiction. Les Juifs se sont alors établis à Pest (c'était avant que Pest ne s'unisse à Óbuda et Buda pour former Budapest) dans le 6e arrondissement de la ville (Terézváros).
Ils ont commencé à établir des lieux de culte, notamment rue Kiraly, certains étant influencés par la communauté juive de Vienne où le judaïsme réformé et un mouvement progressiste (la Haskala) se développaient. Cette approche assez moderne a influencé la création de la synagogue Dohany et divisé au passage la communauté juive hongroise, entre progressistes et orthodoxes. La synagogue Dohany se rattache au courant du judaïsme néologue, un judaïsme progressiste de rite ashkénaze.
En arrivant sur place, vous remarquerez que la synagogue n'est pas parfaitement alignée avec la rue : c'est parce qu'elle est positionnée en direction de l'est et de Jérusalem, comme le veut la tradition. Pensez à regarder le sol devant l'entrée, une menorah y est représentée. Si vous êtes observateur, vous constaterez aussi que les horloges présentes sur les dômes des tours ne fonctionnent pas. Ces dômes rappellent d'ailleurs davantage l'architecture d'un mosquée que celle d'une synagogue, ce qui fait toute l'originalité de l'édifice.
La façade, faite de marbre, calcaire et céramique est ornée d'une frise.

Le décor de briques blanches et rouges s'inscrit parfaitement dans le style mauresque.
L'entrée est surmontée d'une citation de l'Exode, dans la Bible, qui dit : "Et ils feront pour moi un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux". Certaines lettres sont surmontées d'une astérisque, c'est une référence subtile à l'histoire de la synagogue : en effet, si l'on ajoute la valeur numérique des lettres ainsi marquées d'une astérisque, on obtient l'année d'inauguration de la synagogue, 1859.

On note la présence de nombreux motifs d'étoiles à huit branches et la forme des fenêtres rappelle les représentations des Tables de la Loi sur lesquelles Dieu a gravé les dix Commandements.
Quand on entre dans la synagogue, on reste impressionné par sa grandeur mais aussi par l'abondance de symboles et de détails que l'on peut y observer : étoiles de David bien sûr, menorah, lions de Juda, couronnes...

L'arche sacrée protégeant les rouleaux de la Torah se trouve au bout de la salle de prière, rappelant la configuration des églises catholiques, une place qui induit aussi une certaine solennité puisque tous les regards convergent au même endroit. Elle est fermée par des tentures en velours et, au-dessus, suspendue dans les airs, on trouve une lampe éternelle. C'est une tradition dans les synagogues, symbole de la présence constante et éternelle de Dieu en référence à un extrait de la Bible (Exode) ordonnant aux "enfants d'Israël [... d']alimenter les lampes en permanence [...] pour brûler du soir jusqu'au matin en présence du Seigneur".

La chaire présente sur un côté de la salle rappelle elle aussi la configuration des églises catholiques. Il faut d'ailleurs noter que l'architecte de la Grande Synagogue, Ludwig Förster, n'était pas juif lui-même, cela lui a peut-être donné une plus grande liberté pour "emprunter" des éléments de style à plusieurs religions.

Les galeries qui dominent la salle étaient autrefois réservées à la prière des femmes mais la synagogue ayant une approche assez ouverte, les femmes peuvent aujourd'hui s'assoir en bas, sur les côtés (la partie centrale reste dévolue aux hommes), et les galeries ont perdu leur fonction d'origine. Il n'y a que lors des fêtes majeures, quand la synagogue est pleine à craquer, que les galeries supérieures peuvent retrouver leur rôle d'origine.
On observe au plafond deux énormes lustres pesant pas moins de 1.5 tonne (oui, il faut faire confiance aux fixations) !

Derrière l'arche sacrée, vous remarquerez sans doute un gros orgue. Le compositeur Franz Liszt lui-même a joué de cet instrument à l'occasion de l'inauguration de la synagogue.


Large de 27 mètres et longue de 75 mètres, cette synagogue reste assez impressionnante !
Sachez enfin qu'aux dernières nouvelles, il était possible pour toute personne d'assister à un service religieux dans la synagogue à condition de porter une tenue conforme à la loi juive (pas de short, de tongs, d'épaules dénudées, de jupes au-dessus du genou, etc). Les photos sont bien sûr interdites lors des cérémonies.
Que voir à proximité de la Grande Synagogue ?
Complément indispensable à la visite de la Grande Synagogue, celle du jardin adjacent (Parc commémoratif de l'Holocauste Raoul Wallenberg), qui est à la fois un lieu de mémoire et un cimetière comme je le mentionnais en début d'article.

C'est une situation très particulière car dans la religion juive, les cimetières ne jouxtent pas les synagogues contrairement à ce qui se faisait souvent chez les catholiques où, autrefois, on enterrait les morts au plus proche de l'église du village voire dans l'église elle-même pour les notables. C'est l'évolution des connaissances en matière d'hygiène et de salubrité publique qui a poussé les Chrétiens à créer de vrais cimetières à l'écart des zones habitées. Chez les Juifs, au contraire, on ne pratique pas d'enterrements à l'intérieur d'une synagogue ou à proximité immédiate.
Si ce jardin fait figure d'exception, c'est en raison de son histoire très particulière. Le ghetto de Budapest a été créé le 18 novembre 1944, alors que l'hiver approchait. Les nombreuses personnes décédées dans le ghetto n'ont pour la plupart pas pu être enterrées tout de suite, à la fois en raison du froid glacial de cet hiver-là et de la guerre. Il y avait plus de 3000 corps rien que sur la place de Klauzál tér (qui existe encore aujourd'hui et était le coeur du quartier juif), et de nombreux morts dans les rues.
Quand le ghetto a été libéré le 18 janvier 1945, environ 3500 corps ont été rendus à leur famille survivante et enterrés dans les cimetières juifs de la ville (Cimetière de la rue Kozma, à l'est de Budapest ; cimetière de la rue Salgótarjáni, lui aussi à l'est à côté du cimetière national de Fiumei út). Mais il restait bon nombre de corps non réclamés : 1140 personnes identifiées mais qui n'avaient plus aucune famille... et 1170 corps dont on n'a pas pu retrouver l'identité. Ils ont été enterrés sur place, dans 24 fosses communes creusées aux abords de la synagogue. La religion juive n'étant pas favorable aux exhumations et aux déplacements de corps, ils ont été laissés là...
Aujourd'hui, ce jardin est donc un cimetière mais aussi un hommage à toutes les victimes et à ceux qui ont tenté de sauver des Juifs pendant la guerre (les Justes parmi les Nations)...
Derrière la synagogue, vous pourrez aussi aller voir le Temple des Héros et "l'Arbre de vie".

L'Arbre de Vie est une sculpture assez récente, créée par le sculpteur hongrois Imre Varga en 1991. En forme de saule pleureur, elle commémore sur chacune de ses feuilles le nom d'une personne juive assassinée pendant la Shoah. Il faut savoir qu'au moment de l'invasion allemande de la Hongrie, le pays abritait la plus grande communauté juive d'Europe, avec plus de 825 000 Juifs connus. Environ 130 000 sont morts pendant les premières années de la guerre et 434 000 en moins de 2 mois en 1944, pendant la phase de déportations massives.
J'ai trouvé la symbolique du saule pleureur très touchante et même si le métal pourrait donner à l'ensemble un côté un peu froid, son intégration aux côtés de la végétation et d'un vitrail commémoratif très coloré humanise l'espace.

A côté, vous pouvez visiter le musée juif pour en apprendra davantage sur l'histoire de la communauté en Hongrie. Fondé en 1909, c'est l'un des plus vieux musées juifs du monde. Il propose une exposition permanente sur les traditions juives (grandes fêtes, moments de vie, coutumes, etc) à travers de nombreux objets. Viennent s'y ajouter des expositions temporaires.
Vous pouvez compléter votre visite du quartier juif en allant voir deux autres synagogues très intéressantes : celle de la rue Kazinczy (synagogue orthodoxe) et la synagogue de la rue de Rumbach (courant hassidique) fraîchement rénovée entre 2015 et 2021 après avoir été laissée à l'abandon pendant quelques décennies. Elle avait servi de camp d'internement avant déportation pendant la Seconde Guerre Mondiale.
A proximité de la Grande Synagogue, vous pourrez aussi aller faire un tour au Szimpla kert, bar emblématique des "ruin bars" de Budapest. Le Musée national de Hongrie est à moins de 10 minutes à pied, et la très jolie Basilique Saint-Étienne de Pest à un quart d'heure de marche environ.
Quels sont les horaires d'ouverture de la Grande Synagogue de Budapest ?
La Grande Synagogue de Budapest suit des horaires d'ouverture en accord avec les pratiques et traditions du judaïsme, qui varient aussi selon les saisons :
- En janvier, février, novembre et décembre, elle est ouverte du dimanche au jeudi de 10h à 16h et le vendredi de 10h à 14h.
- En mars et avril ainsi qu'en octobre, elle est ouverte du dimanche au jeudi de 10h à 18h et le vendredi de 10h à 16h.
- Entre mai et septembre, elle est ouverte du dimanche au jeudi de 10h à 20h et le vendredi de 10h à 16h.
Le vendredi, les heures de visite sont réduites, avec une fermeture à 16h00 permettant aux fidèles et au personnel de se préparer pour le Shabbat, le jour de repos hebdomadaire dans le judaïsme. Le Shabbat, qui commence au coucher du soleil le vendredi soir et se termine à la tombée de la nuit le samedi soir, est un moment central de la vie et de la pratique juive. C'est pourquoi l'édifice est fermé le samedi : une pause hebdomadaire dans les visites touristiques pour se concentrer sur l'aspect spirituel et communautaire de la synagogue !
Le guichet ferme 1h avant l'horaire de fermeture de la synagogue au public.
Par ailleurs, les jours de fermeture annuels (correspondant en grande partie aux fêtes juives) sont communiqués chaque année sur cette page, pensez à les consulter avant votre visite.

Prix des billets pour la Synagogue Dohany
Les tarifs d'entrée à la Grande Synagogue de Budapest sont relativement onéreux, surtout au prisme du coût de la vie en Hongrie. Pour les adultes, l'entrée est fixée à 10 800 Ft, soit environ 28,50 euros. Les étudiants bénéficient d'un tarif réduit à 8 600 Ft, environ 22,70 euros. Pour les enfants âgés de 6 à 16 ans, le tarif est encore plus abordable, à 4000 Ft, soit environ 10,60 euros.
Les enfants de moins de 6 ans bénéficient d'une entrée gratuite.
Si vous achetez la Budapest Card pour accéder gratuitement à bon nombre de musées et lieux d'intérêt de la ville, vous bénéficierez de -10% sur le prix de l'entrée à la synagogue de la rue Dohany.
Vous pouvez acheter vos billets pour la synagogue à l'avance en ligne, cela vous permettra de bénéficier d'un accès coupe-file.

Comment faire une visite guidée de la Grande Synagogue ?
Des visites guidées de la synagogue elle-même sont proposées sur place par le personnel, y compris en français. Elles sont gratuites et ne sont pas réservables en ligne à l'heure où j'écris cet article.
L'agence locale Hungaria Koncert Ltd. propose aussi des visites guidées du quartier juif de Budapest, incluant la Grande Synagogue et d'autres lieux d'intérêt. Elles durent entre 2 et 4h selon la formule choisie et permettent de comprendre l'histoire de la communauté juive hongroise, tout en visitant des lieux comme le musée juif et la Grande Synagogue.
Comment aller à la Grande Synagogue de Budapest ?
Vous pouvez vous rendre à la synagogue par le métro (ligne 2 - rouge - station Astoria), le tramway (station Astoria également, sur les lignes 47 et 49) ou encore par le bus en prenant la ligne 74 et en descendant à l'arrêt Károly körút.
Elle se situe au n°2 de la rue Dohany, à deux pas de l'incontournable pub Szimpla Kert connu pour sa décoration hétéroclite.
Conseils supplémentaires de visite de la synagogue Dohany
Gardez en tête qu'il s'agit d'un lieu de culte où vous devez porter des vêtements modestes et respectueux. Il est recommandé de couvrir les genoux et idéalement les coudes (pas de jupe courte pour les femmes, de short, privilégiez des manches longues), ainsi que les épaules et le décolleté. Si votre tenue est jugée trop "dénudée" pour un lieu de culte, on vous demandera d'acheter un vêtement à usage unique (quelques euros) pour vous couvrir si vous tenez à visiter la synagogue.
Ils ont dû mettre en place cette "solution" car il y avait trop d'abus, en particulier en été quand les températures s'envolent à Budapest...
Les hommes devront se couvrir la tête, on vous fournira gratuitement à votre arrivée sur place une kippa en papier à porter pendant la visite.
Enfin, pour des raisons de sécurité, il est interdit de venir avec un sac volumineux ou une valise et vous serez soumis à un contrôle de sécurité en entrant.
J'ai eu la chance de visiter Jérusalem avant que la situation ne s'envenime à nouveau en 2023, ville qui abrite la plus grande synagogue du monde... et Budapest, deuxième sur ce podium. L'occasion de plonger dans ces monuments marquants sur les plans spirituel, historique et architectural est toujours intéressante et j'espère que vous aurez vous aussi l'opportunité d'en découvrir au cours de vos futurs voyages !