Aujourd'hui, on part à l'usine. Mais pas n'importe quelle usine : l'usine d'Oskar Schindler à Cracovie, en Pologne. Ce lieu est à la fois un musée historique, un espace de mémoire et une expérience immersive très forte sur la vie à Cracovie pendant l'occupation nazie.
Lors de ma visite, j'ai d'abord été déroutée, car le musée ne ressemblait pas du tout à ce que j'attendais… avant que cela ne devienne l'un des musées qui m'ont le plus marquée par sa scénographie.
Dans cet article, je vous explique à la fois ce que raconte le musée (bien au-delà de la seule figure de Schindler) et comment organiser votre visite : billets, horaires, accès, temps à prévoir, conseils pratiques et liens avec d'autres lieux de mémoire à Cracovie. L'objectif est que vous sachiez exactement à quoi vous attendre et comment intégrer l'usine de Schindler dans votre séjour à Cracovie.
- L'usine d'Oskar Schindler est un musée immersif sur la vie à Cracovie pendant la Seconde Guerre mondiale, pas uniquement un lieu dédié à Schindler.
- Je vous conseille de réserver vos billets en ligne et de viser une visite dès l'ouverture pour éviter la foule des groupes.
- Comptez au minimum 2 heures de visite, plutôt 3 si vous aimez lire les panneaux et profiter des installations multimédia.
- Le musée se trouve dans le quartier de Zablocie, accessible facilement en tram ou en taxi depuis le centre historique de Cracovie.
- La visite comporte des contenus durs (ghetto, déportations, violence nazie) : prévoyez une respiration plus légère après.
- Combinez si possible cette visite avec le camp de Plaszow ou les quartiers de Kazimierz et Podgorze pour mieux comprendre l'histoire locale.
- L'usine de Schindler, c'est quoi exactement ?
- L'usine d'Oskar Schindler, un musée qui surprend
- Cracovie entre dans la guerre : une scénographie impressionnante
- L'oppression se met en place à Cracovie
- Plongée dans le ghetto de Cracovie
- L'usine d'Oskar Schindler retrouve son maître
- De la liquidation du ghetto de Cracovie à la fin de la guerre
- Comment visiter l'usine d'Oskar Schindler en pratique ?
- Comment aller à l'usine d'Oskar Schindler depuis le centre de Cracovie ?
- Combien de temps prévoir pour visiter l'usine Schindler ?
- Le Mémo du Voyageur pour visiter l'usine d'Oskar Schindler
L'usine de Schindler, c'est quoi exactement ?
L'usine d'Oskar Schindler est aujourd'hui un musée municipal consacré à l'histoire de Cracovie sous l'occupation nazie, installé dans les anciens bâtiments de l'usine d'émail d'Oskar Schindler, la Deutsche Emailwarenfabrik.
Je ne vais pas vous raconter dans le détail l'histoire de Schindler, qui a inspiré un célèbre film de Spielberg tourné à Cracovie. Retenez l'essentiel : ce riche industriel tchèque a acquis une usine à Cracovie pendant la Seconde Guerre mondiale et embauché de la main-d'oeuvre juive, persuadé au départ qu'il pourrait s'enrichir facilement grâce à ces ouvriers à bas coût.
Découvrant les conditions de survie dramatiques des Juifs, dans le ghetto puis dans le camp de Plaszow, Schindler s'est lancé dans une formidable opération de sauvetage où il a tout fait pour protéger "ses" travailleurs de la mort et de la déportation. Il a sauvé plus de 1000 personnes, qui seront plus tard surnommées les Schindlerjuden, les "Juifs de Schindler".
À la fin de la guerre, Schindler a délocalisé ses ouvriers vers une autre usine plus protégée… puis il a dû fuir à la Libération car il risquait d'être traqué pour son appartenance au parti nazi et au renseignement. L'usine de Cracovie, elle, a été reprise par l'entreprise de télécommunications Telpod, qui a préservé l'entrée et la façade, adaptant l'intérieur de l'usine à ses besoins.
Ce n'est qu'en 2005 que la ville de Cracovie a racheté l'usine pour en faire un musée. Après des travaux importants, elle a ouvert cette grande exposition permanente consacrée à "Cracovie sous l'occupation nazie 1939-1945".
L'usine de Schindler fait partie du Musée de la Ville de Cracovie (Muzeum Krakowa). Le site officiel du musée publie les horaires, les tarifs et les fermetures exceptionnelles à jour : je vous conseille de toujours vérifier les informations avant votre visite, surtout si vous voyagez en période de fêtes ou de jours fériés en Pologne.

L'usine d'Oskar Schindler, un musée qui surprend
Le musée de l'usine Schindler ne se concentre pas uniquement sur la vie d'Oskar Schindler : il propose un parcours immersif sur le quotidien des habitants de Cracovie pendant la guerre.
Lors de ma visite, je crois que je m'attendais à quelque chose de totalement différent en pénétrant dans l'usine d'Oskar Schindler le matin, dès l'ouverture. J'avais réservé mon billet à l'avance sur la billetterie en ligne car on m'avait dit que le musée était vite envahi par les tour-opérateurs dans la journée, j'avais donc choisi d'y aller dès l'ouverture. C'était un très bon choix : la visite a eu lieu dans de très bonnes conditions, avec peu de monde dans les premières salles.
Je m'attendais à découvrir un musée "Oskar Schindler", avec l'usine reconstituée comme à l'époque, et toute l'histoire du "sauvetage miraculeux" des Schindlerjuden. Et en fait… pas du tout. Ce n'est pas le programme qui vous attend dans l'usine de Schindler. Ou plutôt, c'est juste une infime partie de l'énorme programme qui vous attend. La figure de Schindler est bien présente, mais intégrée à une trame beaucoup plus large : celle de Cracovie entre 1939 et 1945.
J'ai commencé par pénétrer dans une pièce déserte... Des photos au mur, celle d'un petit crieur de journaux, un énorme stéréoscope au milieu de la pièce où l'on peut prendre un tabouret et s'asseoir pour regarder des "vues stéréoscopiques", ces images qui donnent l'impression d'être en relief.
Les images que vous voyez dans le stéréoscope étaient déjà montrées aux habitants de Cracovie en 1938 et le stéréoscope lui-même date de la fin du XIXe siècle. On découvre une vue aérienne de Cracovie dans la pièce ainsi que des photos de la ville avant la Seconde Guerre mondiale.

Mais à quoi correspond donc cette mise en scène ? Je reste perplexe… et la salle suivante ne fait que m'intriguer davantage : la reconstitution du studio d'un photographe, avec des dizaines de clichés au mur. Et soudain, cette bâche avec une date : Cracovie, 6 août 1939.

La ville est tombée aux mains de l'armée allemande en septembre 1939... la Pologne devenant un "vulgaire bout de jambon" partagé entre Hitler et Staline. Et là, je comprends : l'usine d'Oskar Schindler ne va pas raconter seulement l'histoire de Schindler. Elle va retracer, de salle en salle, ce que les habitants de Cracovie dans leur ensemble ont vécu pendant cette période de l'histoire.
Très rapidement, la suite de la visite confirme cette intuition : on pénètre dans une salle d'attente de gare... et on a vraiment l'impression d'y être, avec la malle, les journaux éparpillés. Nous sommes à la fin du mois d'août 1939 et après un été apparemment paisible, les premières affiches annonçant la mobilisation commencent à faire leur apparition à Cracovie.
Et la guerre éclate.
Cracovie entre dans la guerre : une scénographie impressionnante
La première partie du musée vous plonge dans l'entrée en guerre de la Pologne, grâce à une scénographie immersive qui utilise sons, images, objets et reconstitutions complètes de lieux.
En tant que visiteur du musée Schindler, nous pénétrons dans un couloir obscur et c'est là que pour la première fois, je reste véritablement fascinée par la qualité scénographique du musée. On entend des bruits de bombardements, des parois semblables à celles d'un blockhaus révèlent, dans un trou, des accessoires d'époque (uniformes, masques à gaz, armes). Des écrans interactifs montrent les grandes étapes de l'invasion de la Pologne...

On se trouve nez à nez avec une chenillette TKS, une sorte de minuscule char équipé d'une simple mitraillette et servant essentiellement à la reconnaissance au début de la guerre. On est complètement immergé dans l'histoire au lieu d'avoir l'ennuyeuse impression de suivre un cours un peu rébarbatif.

Et justement, nous entrons maintenant dans un hall d'immeuble reconstitué. On entend à l'arrière-plan des conversations, celles d'habitants de Cracovie en train de discuter de la situation de la ville après l'invasion allemande. Une boîte aux lettres éclairée révèle des cartes et des lettres envoyées depuis les premiers camps...

Dans le couloir suivant, les drapeaux nazis ont été hissés dans la ville et des affichages et annonces ("Obwieszczenie" en polonais, un mot que l'on voit sans cesse revenir) sont placardés sur les murs, multipliant les interdictions.

Regardez à quel point l'usine d'Oskar Schindler est scénographiée dans les moindres détails : même le sol change d'une salle à l'autre. Ici, nous marchons sur des pavés qui représentent la rue. Il y a même une reconstitution du tramway tel qu'il était à l'époque, dans lequel on peut monter pour observer des documents et des photographies.

Plus loin, c'est un sol beaucoup plus dérangeant qui a remplacé les pavés : des dalles noires formant des svastikas de plus en plus visibles, que l'on foule sans même s'en rendre compte au début.

L'oppression se met en place à Cracovie
La suite du parcours montre comment l'oppression nazie s'insinue dans le quotidien des Cracoviens : ségrégation, contrôle de l'information, propagande, arrestations, expulsions et création du ghetto.
Très vite, la ségrégation commence à se mettre en place à Cracovie, on prive les gens de radio et l'on fait disparaître la presse d'opinion. Les libertés se réduisent par petites touches, jusqu'à devenir quasiment inexistantes.
Les nazis interrompent les cours de l'université Jagellone de Cracovie. Dans le musée, on entre d'ailleurs dans une salle de cours reconstituée, la salle n°56 du Collegium Novum, où l'on entend des ordres en allemand demandant à tout le monde de sortir. Beaucoup de professeurs ont été arrêtés par la Gestapo le 6 novembre 1939 et déportés, et les Allemands ont commencé à régenter l'éducation à l'université.
Là encore, la scénographie est impressionnante : que ce soit le décor, les accessoires, la sonorisation, le fait de marcher au milieu de cette salle de cours reconstituée, on a l'impression de vivre les événements au lieu d'en être simplement spectateur. Le travail est remarquable.
À l'automne 1939, ouvre à Cracovie un magasin vendant des portraits de Hitler afin de commencer à diffuser la propagande nazie en Pologne. Les repères habituels des habitants se transforment et l'on renomme les lieux familiers, notamment après l'installation du gouverneur général de Pologne Hans Frank (nazi convaincu) au château du Wawel, à Cracovie : d'abord, on renomme ces lieux en allemand, le Rynek Glowny (place du marché de Cracovie) devenant l'Altermarkt ; ensuite à la gloire d'Adolf Hitler, avec le nom "Adolf Hitler Platz" que l'on découvre sur une pancarte de rue.
Tout devient prétexte à de la propagande : on célèbre l'anniversaire d'Hitler, l'anniversaire de l'invasion de la Pologne, et toute occasion est bonne pour afficher la présence nazie dans l'espace public.
Les nazis engagent beaucoup de travaux sur place car ils estiment que la ville peut être rendue "typiquement allemande" moyennant quelques aménagements. On modernise de nombreux services, on installe des lignes téléphoniques… des initiatives qui ne suffisent pas à faire oublier le drame qui se joue pendant ce temps.
Les Juifs sont expulsés du cœur de Cracovie en 1941 et on les autorise à emporter seulement 25 kg de bagages. L'oppression s'organise. On entre, au fil de la visite, dans une allée bordée de cellules de prison, avec des portes, des barreaux, des bruits étouffés qui rappellent la réalité de la répression.

On nous présente un lieu glaçant où de nombreux résistants ont été torturés jusqu'à la mort : la prison de Montelupich. C'est là que les prisonniers politiques étaient envoyés, entassés dans des cellules infestées par les rats et les poux, mal nourris et n'ayant que de l'eau froide pour maintenir un semblant d'hygiène. Ils finissaient souvent par être fusillés ou déportés dans les camps.
C'est une partie de l'usine d'Oskar Schindler extrêmement douloureuse... L'endroit lui-même réussit à installer une sensation oppressante et les objets exposés dans certaines cellules ne font rien pour alléger l'effroi qui vous gagne. On découvre dans chaque vitrine des instruments de torture et l'horreur vécue par les prisonniers, on entend des cris de souffrance… Prenez cet étui à cigarettes.

Une petite légende explique qu'il a été conçu avec de la peau humaine.
Une citation de Hans Frank s'étale ensuite sur un mur nu, crue et cruelle : "Si je devais mettre une affiche à chaque fois que j'assassine sept Polonais, il n'y aurait pas assez de forêts dans le pays pour fournir le papier".
Quelques marches descendent vers une porte de prison derrière laquelle on entend des prières et des toux.
On a hâte d'échapper à cette ambiance... et soudain, on se retrouve dans le tramway que l'on avait vu un peu plus tôt dans la première salle. À partir du 20 février 1940, les Juifs n'ont plus le droit d'emprunter les transports sans un permis spécial... et on les entasse dans le ghetto de Podgorze, au sud de Cracovie, à partir de mars 1941.

L'usine d'Oskar Schindler nous entraîne dans leur quotidien : le pillage de leurs biens, la reconstitution d'un bureau du travail ("Arbeitsamt") chargé de gérer le travail obligatoire des Polonais et des Juifs. On accède ainsi au deuxième étage de l'usine, où l'exposition se poursuit.
Plongée dans le ghetto de Cracovie
On découvre ensuite la partie de l'usine d'Oskar Schindler consacré à l'histoire du ghetto de Cracovie.
Les murs du ghetto ressemblant à des pierres tombales juives ont été reconstitués, tandis que le plafond représente des pierres pour symboliser l'impression d'enfermement qu'ont pu ressentir les personnes prisonnières du ghetto...
On ne s'en rend pas compte en regardant la photo ci-dessous mais elle a été prise dans une semi-pénombre, la scénographie du musée suivant les émotions que l'on éprouve au fil des salles...

Chacune des pierres tombales dévoile des photos du ghetto, de ses habitants, des citations extraites de témoignages... puis l'on se trouve face à de véritables reconstitutions de scènes de vie à l'intérieur du ghetto, où des draps tendus permettaient de se créer un simulacre d'intimité dans des logements surpeuplés. En fond sonore, on entend des prières juives...
Les témoignages sont évidemment tragiques : celui de Stella Müller, 8 ans, par exemple ; elle raconte qu'elle a vu des Allemands "s'amuser" à jeter des enfants sur des camions par les fenêtres.
L'usine d'Oskar Schindler retrouve son maître
C'est seulement à ce stade de l'exposition que l'on renoue avec le personnage d'Oskar Schindler. On découvre son passé complexe, qui lui a valu une condamnation à mort en 1938 pour espionnage en Pologne et en Tchécoslovaquie, sentence jamais exécutée qui lui a donné l'opportunité de rejoindre le parti nazi à partir de février 1939.
On découvre la salle où il recevait ses invités, son bureau mais aussi des plats en émail jadis fabriqués par son usine, enfermés dans une sorte de cube de verre... et bien sûr, la liste des noms de ceux qu'il a sauvés.

La carte d'Europe que l'on voit sur le mur est d'époque. Il y a des ordinateurs à disposition pour écouter des témoignages de quelques-uns des Juifs sauvés par Oskar Schindler. Une fondation créée par Spielberg peu après la sortie de son film a mené plus de 52000 entretiens avec des survivants de la Shoah dans 56 pays différents afin d'immortaliser leur témoignage pendant qu'ils étaient encore de ce monde, pour qu'ils servent aux générations futures.
La mise en scène nous rappelle très vite que l'action d'Oskar Schindler s'est inscrite dans un cadre précis… En sortant du bureau, on passe devant la reconstitution de vitrines de magasins de Cracovie… puis on débouche sur une nouvelle représentation de la place principale de la ville, où de grands panneaux de verre montrent des photos grandeur nature d'habitants de la ville.
L'occasion de plonger à nouveau dans la vie sous l'Occupation : le rôle de l'église, la vie culturelle officielle et celle qui s'organisait clandestinement. La Résistance était là, et bien là, malgré tout le danger qu'elle courait à chaque instant.
Au-delà des actions qu'elle menait pour protéger les opposants au régime et diffuser une contre-propagande indispensable, il y avait également des groupes secrets permettant de suivre des cours (de Polonais, d'histoire, de géographie) en échappant à l'éducation telle qu'elle était régentée par la Gestapo.
De la liquidation du ghetto de Cracovie à la fin de la guerre
Les 13 et 14 mars 1943, 2000 Juifs vivant dans le ghetto de Cracovie sont massacrés, ceux qui peuvent travailler sont déportés dans le camp de Plaszow à proximité de la ville. Le musée Schindler met en scène cette étape dramatique de la guerre en Pologne. Les jeux d'enfant abandonnés sur le pavé, les cris gutturaux qui hurlent, en allemand, de sortir, plus vite. "Schneller ! Raus !"

Puis c'est le camp de Plaszow… Une salle là encore impressionnante en termes de scénographie puisque cette fois-ci, on marche sur un sol caillouteux tandis que les murs reconstituent la carrière de pierre où travaillaient les prisonniers du camp. On découvre des barbelés et un engin similaire à ceux qui servaient à transporter les pierres de la carrière.

On redescend ensuite au rez-de-chaussée de l'usine par un escalier aux murs tapissés d'affiches de propagande. On découvre la reconstitution d'un salon de coiffure avec sa grille tarifaire, son bruit d'eau qui coule, ses conversations… Je ne parle pas polonais mais j'ai appris par la suite qu'elles évoquaient une tentative d'assassinat menée en juillet 1944 contre un haut-dirigeant SS.
On découvre les derniers mois de l'Occupation. La guerre touche à sa fin, les chars soviétiques arrivent à Cracovie et l'on se réfugie dans des abris anti-aériens. Toujours avec cette émotion poignante, servie par une scénographie admirable qui donne l'impression de vivre l'instant : on entend les bombes qui éclatent au-dessus de nos têtes, on sent les vibrations…

En décembre 1944, c'est le dernier Noël de la Pologne occupée, mis en scène dans les vitrines des magasins.
Le 18 janvier 1945, l'Armée rouge libère Cracovie. L'histoire pourrait s'arrêter là… et celle du musée Oskar Schindler s'arrête ici… mais un grand portrait de Staline rappelle qu'en réalité, cette "libération" a marqué le début d'un autre pan de l'histoire de la Pologne : le joug communiste, avec de multiples déportations en Sibérie.

On marche dans un couloir très sombre au sol mou et quelque peu instable, une belle figuration des perturbations de la guerre… Il débouche sur une pièce très lumineuse, avec des rouleaux qui tournent lentement.
Les murs, comme ces rouleaux, portent des témoignages… dédiés à tous ceux qui ont aidé les persécutés, par de petits ou de grands gestes, qui leur ont témoigné de la gratitude, leur ont insufflé le courage de vivre. Cette pièce, baptisée la "Room of Choices" (la "Salle des Choix"), est une invitation à la réflexion sur le poids de nos décisions. On peut découvrir de nombreux témoignages du peuple de Cracovie… qui nous accompagnent mentalement vers la sortie de l'usine.

Comment visiter l'usine d'Oskar Schindler en pratique ?
Pour visiter l'usine de Schindler dans de bonnes conditions, il est important de réserver votre billet à l'avance, de choisir un bon créneau horaire et de prévoir un temps de visite suffisant.
Faut-il réserver à l'avance ?
Oui, il est vivement recommandé de réserver vos billets à l'avance, surtout entre avril et octobre et pendant les week-ends ou les vacances scolaires.
Le musée est l'une des attractions les plus prisées de Cracovie. Les groupes organisés (excursions, visites guidées) réservent de nombreux créneaux, ce qui réduit le nombre de billets disponibles pour les visiteurs individuels. Sans réservation, vous risquez :
- De ne pas avoir de place au créneau souhaité.
- De devoir revenir un autre jour.
- De perdre du temps en file d'attente.
Je vous conseille de réserver :
- Soit directement sur la billetterie officielle du musée : dans le menu, choisissez bien Schindler's Factory - permanent exhibition - Individual visitors, car plusieurs visites et formats sont proposés.
- Soit via une visite guidée si vous préférez avoir des explications en français et un parcours déjà structuré.
- Une visite guidée de l'usine de Schindler elle-même.
- Une visite guidée de l'usine de Schindler couplée avec la visite du ghetto.
- Une visite guidée en français combinant l'usine de Schindler et le quartier juif de Kazimierz.
- Une visite plus complète d'environ 5 heures incluant l'usine de Schindler, le ghetto et le quartier juif.
Combien coûte l'entrée à l'usine Schindler ?
En 2026, le prix du billet plein tarif se situe généralement autour de 60 PLN (environ 14 euros). Il existe un tarif réduit à 48 PLN (~11 euros) pour les détenteurs de la Krakow Card (carte valable 1, 2 ou 3 jours et incluant transports, accès gratuit à certains musées et tarifs réduits pour d'autres).
Les tarifs peuvent évoluer, donc je vous recommande de vérifier sur le site officiel du Muzeum Krakowa juste avant votre voyage. Des jours de gratuité existent parfois (en général le lundi dans le cas de l'usine de Schindler) mais attendez-vous à beaucoup de monde, aucune réservation n'étant possible.
Si vous possédez la Krakow Card, réservez le billet "Adults (only for valid Karta Krakowska holders)" sur le site officiel.
Pour un budget réaliste, prévoyez :
- Un peu moins de 15 euros par adulte pour l'entrée simple en 2026.
- Entre 40 et 70€ pour une visite guidée en petit groupe en fonction de la durée de visite et des lieux explorés (usine seule, ghetto, quartier juif...).
- Des frais de transport (tram, bus ou taxi) pour rejoindre le musée depuis le centre-ville.
Horaires d'ouverture de l'usine Schindler
Les horaires varient légèrement selon les jours et les saisons, mais globalement :
- Le musée est ouvert toute la semaine du lundi au dimanche.
- Le lundi, l'entrée est gratuite mais avec des horaires plus restreints, en général 10h-15h.
- Du mardi au dimanche, les horaires tournent souvent autour de 9h-20h, avec dernière entrée environ 1h30 avant la fermeture.
- Le musée est fermé certains jours fériés (Noël, Nouvel An) ou pour des fermetures techniques.
- Il est également fermé tous les premiers mardis de chaque mois.
Les horaires pouvant évoluer, je vous conseille de vous fier aux informations les plus récentes sur le site du musée ou sur les panneaux d'information touristiques à Cracovie.
Quand aller à l'usine Schindler pour éviter la foule ?
Si vous le pouvez, allez-y dès l'ouverture. C'est le meilleur moyen de profiter de la visite avec moins de monde dans les salles, surtout dans les espaces plus étroits.
En pratique :
- Les créneaux du matin, juste à l'ouverture, sont souvent les plus agréables.
- Les fins d'après-midi peuvent aussi être un peu plus calmes que le milieu de journée.
- Les week-ends et les jours de pluie attirent plus de visiteurs.
Lors de ma visite, j'avais choisi un créneau du matin et j'ai vraiment apprécié de pouvoir prendre mon temps dans les premières salles sans être pressée par un flux continu de groupes.
Faut-il une visite guidée pour l'usine Schindler ?
Ce n'est pas indispensable, mais une visite guidée peut vraiment enrichir l'expérience, surtout si vous n'êtes pas familier avec l'histoire de la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale.
Avantages d'une visite guidée :
- Vous gagnez une vision d'ensemble claire, dans un parcours qui peut sinon sembler un peu dense.
- Vous profitez d'anecdotes, de contextes et de mises en perspective qui ne sont pas toujours détaillés sur les panneaux.
- Vous pouvez poser vos questions, ce qui rend la visite plus vivante.
- Vous pouvez découvrir en une fois plusieurs lieux liés à l'histoire de l'occupation nazie, en plus de l'usine elle-même, un avantage si vous restez peu de temps à Cracovie et voulez comprendre l'essentiel sans perte de temps.
Inconvénients éventuels :
- Vous êtes tributaire du rythme du groupe, avec parfois moins de temps dans les salles qui vous touchent le plus.
- Cela représente un coût supplémentaire par rapport au billet simple.
Si vous parlez bien anglais, les visites guidées en anglais proposées sur place sont souvent de bonne qualité. Pour une visite en français, des tours proposés par des agences locales ou via des plateformes peuvent être une bonne option.
Comment aller à l'usine d'Oskar Schindler depuis le centre de Cracovie ?
L'usine d'Oskar Schindler se situe au sud-est du centre de Cracovie, dans le quartier de Zablocie, facilement accessible en tram, en bus ou en taxi depuis la vieille ville.
L'adresse exacte est généralement indiquée comme ul. Lipowa 4, 30-702 Kraków.
Aller à l'usine Schindler en tram ou bus
Pour rejoindre l'usine, vous pouvez emprunter les lignes de tram ou de bus qui passent près de l'arrêt Zablocie (tramways 3, 9, 11, 20, 24, 49, 50) ou des arrêts voisins comme Plac Bohaterów Getta (tramways 3, 17, 24). La configuration des lignes peut évoluer, mais en général :
- Depuis le centre historique (proche de la place du marché), comptez environ 15 à 20 minutes de trajet.
- Vous aurez 5 à 10 minutes de marche depuis l'arrêt pour rejoindre l'entrée de l'usine.
- Le réseau de tram de Cracovie est fiable, fréquent et assez intuitif.
Pour vous repérer sans perdre de temps, je vous recommande chaudement l'application Jakdojade : elle est précise, intuitive et disponible en anglais. Elle vous indique en temps réel les horaires, les trajets optimaux, le temps de marche jusqu'à l'arrêt et le bon quai.
Pour utiliser les transports en commun à Cracovie :
- Achetez vos billets aux distributeurs automatiques (souvent présents aux arrêts ou dans les trams récents).
- Validez systématiquement votre billet en montant dans le tram ou le bus.
- Prévoyez un peu de marge à l'aller pour ne pas rater votre créneau d'entrée au musée.
- Si vous venez sur un week-end à Cracovie et prévoyez pas mal de visites, envisagez la la Krakow Card qui inclut les transports et des entrées gratuites ou à tarif réduit dans certains musées.
Aller à l'usine Schindler en taxi ou VTC
Vous pouvez aussi y aller en taxi ou via une application de VTC (type Uber ou Bolt, très utilisées en Pologne). Depuis la vieille ville ou la gare principale (Kraków Główny), comptez :
- Environ 10 à 15 minutes de trajet, selon la circulation.
- Un coût globalement raisonnable par rapport aux standards français, surtout si vous êtes plusieurs.
C'est une option confortable si vous avez peu de temps, si la météo est mauvaise ou si vous voyagez avec des personnes ayant des difficultés de mobilité.
L'usine Schindler à pied ou à vélo
Vous pouvez rejoindre l'usine à pied depuis le centre de Cracovie, mais ce n'est pas tout près : comptez environ 30 à 40 minutes de marche selon votre point de départ. C'est faisable si vous aimez marcher et que vous avez envie de découvrir au passage les quartiers plus récents de Cracovie.
Le vélo est également une option agréable aux beaux jours : la ville développe progressivement son réseau de pistes cyclables, même si tout n'est pas encore parfaitement continu.
Combien de temps prévoir pour visiter l'usine Schindler ?
La majorité des visiteurs passent entre 2 et 3 heures dans le musée, mais tout dépend de votre rythme, de votre intérêt pour l'histoire et de votre façon de visiter.
Pour vous aider à décider :
- 1h30 à 2h si vous allez à l'essentiel, en regardant les principales salles et quelques documents clés.
- 2h à 3h si vous aimez lire la plupart des panneaux, prendre le temps de regarder les vidéos et vous arrêter sur les détails.
- Plus de 3h si vous êtes passionné par cette période et que vous avez envie de tout voir en profondeur.
Personnellement, j'y ai passé un peu plus de 2 heures et j'aurais pu facilement rester davantage.
- Si vous avez besoin de prévoir un moment plus léger ensuite, quelques idées : balade au bord de la Vistule, pause café à Kazimierz, retour tranquille vers la vieille ville.
- Si vous voyagez avec des enfants ou des ados, prévoyez des pauses et acceptez qu'ils raccrochent moins sur certains détails historiques.
Le Mémo du Voyageur pour visiter l'usine d'Oskar Schindler
Je vous souhaite une visite aussi éclairante que possible de l'usine d'Oskar Schindler. C'est un lieu qui remue, mais qui permet de mieux comprendre ce que la ville et ses habitants ont traversé.
Bonjour Marlène,merci pour vos très intéressants articles sur Cracovie.La basilique est splendide,le musée Schindler semble impressionnant,et je comprends combien il a pu vous bouleverser.Je rentre moi-même d’un petit séjour récemment à Rome.SI vous souhaitez des renseignements des bonnes adresses n’hésitez pas à m’en faire la demande.L’année dernière je me suis rendu à Budapest ainsi qu’à Zagreb.Et connais pas de destinations en France!Grégory
Je ne connais pas encore la Croatie mais ça a l’air sympa et assez « diversifié » (Zagreb vs. Dubrovnik par exemple) !
Bonsoir Marlène,
Je viens de découvrir votre blog et me suis empressée d’en lire tous les articles, tout du moins concernant Cracovie pour le moment, où je pars dans deux jours.
Je tenais dans un premier temps à vous remercier pour toutes les informations que vous nous communiquez au travers de récits précis et d’une plume d’écrivain.
Dans un second temps je souhaiterais quelques informations supplémentaires concernant les visites.
J’ai souhaité réserver en lignes des billets pour L’usine Schindler ainsi que pour Auschwitz (il y a déjà plus de deux mois pour ce dernier) et il se trouve que les billets ont tous été vendus puisqu’on ne peut plus réserver sur les jours souhaités. Je me pose donc une question. En venant tôt le matin sur ces lieux, avons-nous une chance d’obtenir des billets et de visiter les lieux ou cela signifie t-il que nous ne pouvons y accéder.
Pour Auschwitz par exemple, j’ai bien compris l’importance de la réservation et le fait que les flux soient gérés minutieusement en évitant trop d’affluence, mais vendent-ils tout de même des billets sur place ou sont-ils tous uniquement électroniques ? Avons-nous une infime chance ? De même pour le musée Scindler.
J’espère que vous pourrez m’éclairer car nous sommes inquiètes de ne pouvoir visiter ces lieux emplies d’Histoire.
Je vous remercie à nouveau, pour tous ces articles si prenants et par avance pour votre réponse :)
Bonjour Christelle, pour Auschwitz, si c’est complet en ligne ce sera complet sur place également. Comme je l’explique dans cet article, la seule solution en dernière minute est de passer par une agence de voyage locale qui dispose d’un quota d’entrées. Regardez l’article, je donne quelques pistes. Pour l’usine de Schindler, ça fonctionne aussi sur un principe de « quotas » avec un nombre de billets limité par jour. Je vous conseille de chercher là aussi un revendeur tiers (regardez cette visite par exemple) ou de tenter sur place via les bureaux de l’office du tourisme… mais c’est une visite très demandée donc les gens s’y prennent à l’avance.
Bonjour, votre article est magnifique, en vous lisant je me voyais déjà dans le musée très agréable sensation Merci :)
Merci à vous pour le message, j’espère que ce musée vous plaira !
Bonjour Marlène,
Tout d’abord je voulais te remercier pour la qualité de ton blog qui nous a permis de préparer sereinement notre escape cracovienne.
Concernant ce musée, j’ai essayé de France de réserver deux entrées, sans succès. Pourtant en février, c’est plutôt calme, mais le site officiel (ton lien) affichait résolument « complet » ou au mieux « une place » et encore, sur une seule tranche horaire. Idem pour les autres sites. Crotte.
Bref, nous avons suivi à la lettre l’astuce donnée par notre réceptionniste et qui a parfaitement fonctionné, donc je la partage : Se rendre à l’Apoteka et y acheter un billet « groupé » sans guide, pour les 3 sites. Nous avons pris notre temps pour cette première visite extrêmement émouvante, puis nous nous sommes rendus à l’usine où nous sommes arrivés vers 11h30. Dehors, la queue était immense (au moins 1 heure d’attente si ce n’est plus), mais grâce à notre « billet-groupé » déjà en main, nous avons doublé (coupe-file puisque billet déjà acheté) tout le monde et sommes entrés comme des fleurs. Temps d’attente, 45 seconde, le temps d’entrer dans le musée, musée bouleversant comme tu l’as si bien décrit.
Je ne sais pas si cette technique fonctionne toute l’année, mais en février, c’est clairement validé.
Merci encore pour tes billets et longue vie à ton blog :)
Hello Bridka, merci beaucoup pour ces astuces en plus, je suis sûre que ça rendra service à d’autres personnes !
Bonjour
Je voudrais réserver des billets pour l’usine Schindler pour le lundi 15 octobre et j’ai du mal à trouver l’adresse internet du musée
Je tombe que sur des sites De réservation et qui ont tous des infos différentes
Pouvez vous m’aider?
Merci pour votre aide
Bonjour Laurette, j’ai donné l’adresse dans l’article, il faut aller sur ce site et choisir « Schindler’s Factory – permanent exhibition – Individual visitors » pour un billet individuel.
Merci beaucoup
Bonjour Marlène,
Merci pour ton blog qui est vraiment génial !
Petite question pour la visite de l’usine de Schindler : as-tu pris un guide français pour la visite ? Y a-t-il des audioguides à disposition ?
Merci par avance pour ta réponse
Hello Margaux, il n’y avait pas d’audioguides lors de ma visite mais on peut faire des visites guidées (réservables via le même site que les visites classiques, le guide coûte environ 30€). Je suis bilingue donc je n’ai pas profité de cette option, j’ai simplement acheté un guide en anglais sur le musée pour enrichir un peu ma visite.
Bonjour Marlène,
merci pour ton formidable site, il est tellement intéressant et pertinent. Comme tu l’as conseillé, je viens de réserver mes 2 billets d’entrée pour l’exposition temporaire (c’est comme ça qu’ils nomment la visite sur le site pour l’usine d’Oskar Schindler). Cependant, à aucun moment ils ne demandent de payer en ligne. J’ai juste reçu un mail de confirmation. Est-ce que c’était comme ça pour toi aussi?
Je te remercie par avance pour ta réponse.
Bonjour Stéphanie, je n’ai pas retrouvé le billet dans mes mails mais il me semble que c’était précisé dessus que le paiement se faisait sur place. Si tu as reçu le billet à imprimer, à mon sens il n’y a pas de souci à se faire :)
Merci pour ta réponse. ça me rassure.
Bonjour Stéphanie.
J’ai besoin d’un petit conseil. J’ai également réservé mais je n’ai pas payé en ligne. Le Jour de la visite avez-vous donc fais la queue pour pouvoir régler? Ou êtes vous passez par le système « coupe-file ». Merci par avance
Hello Elodie, je me permets de répondre car j’ai eu des infos récentes de la part de voyageurs qui sont allés à Cracovie en avril 2019 : on paie bien sur place, au musée, quand on a réservé son ticket via le site officiel.
Merci beaucoup pour les informations Marlène !
J’ai tellement hâte de découvrir ce pays, et merci pour votre partage de vos voyages c’est génial.
Bonjour Marlène,
Toujours en préparation de mon voyage à Cracovie… Il y a une chose que je ne saisis pas trop, vous pourrez peut être m’aider… Si nous prenons la Kracow tourist card (transport+entrées musées) faut il réserver la visite à l’usine Schindler ? Car sur le site du musée, il n’y a pas l’option Kracow tourist card, donc il faut payer le ticket d’entrée… Cela signifie t il qu’a notre arrivée il faudra attendre que des places se libèrent pour pouvoir entrer ? Ne vaut il pas mieux acheter une carte de transports illimitée et d’acheter à part nos billets pour les musées , afin de gérer au mieux notre temps ?
Vous êtes devenue un peu ma « bible » pour l’organisation de ce voyage et je vous en remercie beaucoup, beaucoup !
Bonjour Valérie, la Krakow Card peut être intéressante pour un court séjour (72h max) selon ce qu’on fait sur plage. Je ne l’avais donc pas prise pour ma part car je restais plus longtemps. D’après leur site elle remplace le ticket d’entrée… donc pas besoin de réserver un ticket en plus. En revanche je ne sais pas comment ils gèrent la situation s’il y a trop de monde qui se présente en même temps !
Merci mille fois pour tout ce que vous apportez, c’est important à mes yeux,on gagne énormément de temps,les explications sont parfaites et si bien détaillées, vous nous donnez l envie, Belle continuation
Merci beaucoup pour le message, ça me fait très plaisir car c’est ce que j’essaie de faire : partager ma propre expérience tout en aidant d’autres personnes à la vivre à leur tour.
Votre article est vraiment intéressant et les photos très éloquentes de l’atmosphère que crée chaque salle! Je ne sais pas si j’irai un jour à Cracovie, mais si c’est le cas, ce musée est maintenant sur ma liste des choses à y visiter! Merci!
Bonjour Johanne, ce musée s’inscrit vraiment dans une « nouvelle approche » du musée, qui n’est plus seulement un lieu d’apprentissage mais aussi un lieu « d’expérience », où le visiteur n’est pas passif mais acteur (au moins en partie) de ce qu’on lui raconte. Je trouve ça très bien, on mémorise beaucoup mieux et on s’ennuie moins :)