Le camp de concentration de Płaszów, au sud-est de Cracovie, reste l'un des lieux les plus méconnus liés à la Shoah en Pologne. Pourtant, son histoire est intimement liée à celle de la ville, du ghetto juif de Podgórze et de la figure d'Oskar Schindler. Aujourd'hui, le site est devenu un vaste terrain vallonné, presque sans bâtiments, où l'on devine les traces du camp parmi les herbes et les sentiers.
Situé dans le quartier de Podgórze, à environ 3 km du centre historique de Cracovie, le site est aujourd'hui accessible librement et constitue un lieu de mémoire à ciel ouvert.
Dans cet article, je vous propose un guide complet pour visiter le camp de Płaszów depuis Cracovie : contexte historique, principaux lieux à voir, itinéraire de visite, visites guidées, informations pratiques actualisées et nouveau musée KL Plaszow.
- Płaszów est un ancien camp de travail puis camp de concentration nazi, situé au sud-est de Cracovie, dont il ne subsiste aujourd'hui quasiment que des ruines et des monuments.
- La visite est forte et déroutante : on marche dans un grand espace vert, sans presque aucun bâtiment, où la mémoire repose surtout sur quelques stèles et sur ce que l'on sait du lieu.
- Pour bien comprendre ce que vous voyez, il est fortement recommandé de préparer votre visite (lecture, plans, repères) ou de participer à une visite guidée en petit groupe.
- L'accès au site reste libre et gratuit, mais le projet de musée KL Plaszow a franchi une étape importante en 2024 avec l'ouverture d'une exposition de plein air : de nouveaux panneaux, chemins et dispositifs pédagogiques ont été installés.
- Le projet muséal complet reste néanmoins encore en cours.
- Depuis Cracovie, on rejoint facilement Płaszów en tram ou en bus en moins de 30 minutes, puis à pied par la rue Jerozolimska, ancienne "rue des SS".
- Si vous prévoyez aussi une visite d'Auschwitz-Birkenau, Płaszów offre un regard complémentaire : un camp beaucoup moins "muséifié", qui interroge la façon dont on préserve la mémoire.
- Comprendre le camp de Płaszów avant de le visiter
- Visiter Płaszów aujourd'hui : à quoi vous attendre sur place
- Comment se rendre au camp de Płaszów depuis le centre de Cracovie ?
- Itinéraire de visite dans le camp de Płaszów : points clés à repérer
- Visiter Płaszów avec ou sans guide : comment choisir ?
- Le projet de musée KL Plaszow : ce qui change pour les visiteurs
- Płaszów et Auschwitz : deux expériences complémentaires
- Conseils pratiques et attitude à adopter sur le site
- Le Mémo du Voyageur pour visiter le camp de Płaszów à Cracovie
- Bilan : pourquoi prendre le temps de visiter le camp de Płaszów
Comprendre le camp de Płaszów avant de le visiter
Płaszów est un ancien camp de travail forcé puis camp de concentration nazi, construit sur deux cimetières juifs de Cracovie, qui a fonctionné principalement entre 1942 et 1945. On estime qu'environ 35 000 personnes ont été détenues à Płaszów. Plusieurs milliers y ont été assassinées ; le musée KL Plaszow évoque environ 5 000 à 6 000 morts dans le camp.
Le camp de Płaszów fait partie des premières images qui me restent de Cracovie… car on en distinguait nettement les vestiges depuis le ciel quand mon avion a survolé la ville. Vu d'en haut, le terrain dessine encore les contours de ce qui fut un camp de concentration : barbelés, baraquements, place d'appel (Appellplatz), fosses communes. Vu du sol, en revanche, c'est un lieu qui demande à être "déchiffré".

Aujourd'hui, Płaszów reste un lieu de mémoire beaucoup moins structuré qu'Auschwitz-Birkenau : pas de rangées de baraquements conservés, pas de parcours de visite entièrement structuré comme dans un musée classique, même si des panneaux et des points de repère ont été progressivement installés. On marche dans un grand espace vert, traversé de chemins de terre, ponctué de quelques monuments. C'est à la fois ce qui fait la force de la visite - on perçoit la disparition presque complète du camp - et ce qui la rend difficile sans préparation.
Płaszów : d'un quartier de Cracovie à un camp de concentration
À l'origine, Płaszów est un quartier du sud-est de Cracovie, en Pologne, où se trouvent deux anciens cimetières juifs. Fin 1942, les nazis décident d'y implanter un camp de travaux forcés, avant de le transformer, en 1944, en camp de concentration.
Le camp est alors une vaste enceinte, entourée d'environ 4 km de barbelés et surveillée par 13 miradors. Il se structure peu à peu autour de plusieurs zones :
- Un camp pour hommes, avec son Appellplatz (place d'appel), ses baraquements et ses latrines.
- Un camp pour femmes.
- Un secteur pour les prisonniers polonais dits "récalcitrants".
- Des ateliers et des zones de travail : carrières de pierre, usines d'armement de Cracovie et de la région.
Les détenus sont soumis à un régime de travail exténuant, dans des conditions sanitaires catastrophiques. Comme dans beaucoup d'autres camps de travail nazis, les épidémies de typhus et la sous-alimentation font des ravages. Si Płaszów n'est pas officiellement un camp d'extermination, une partie des prisonniers y meurent d'épuisement, de maltraitances et de fusillades. Les autres sont souvent déportés vers les camps d'extermination comme Belzec ou Auschwitz-Birkenau.


Le camp de concentration de Plaszow sous le Troisième Reich
Le lien entre Oskar Schindler et le camp de Płaszów
Pour beaucoup de visiteurs, Płaszów est associé à la figure d'Oskar Schindler, dont l'histoire a été popularisée par le film "La Liste de Schindler".
Dans le contexte de l'occupation, plusieurs centaines de prisonniers du camp de Płaszów travaillent pour l'industriel Oskar Schindler, qui possède une usine d'ustensiles en émail à proximité (l'usine de Schindler est aujourd'hui un musée à Cracovie).
Au départ, Schindler cherche surtout une main-d'œuvre captive et bon marché. Il découvre peu à peu la réalité du camp et les violences que subissent ses ouvriers : exécutions sommaires, punitions arbitraires, faim permanente. Il va alors mettre sur pied une opération de sauvetage en établissant une liste de travailleurs "indispensables" à son usine, ce qui permettra à environ un millier de Juifs de survivre.
Parmi eux, Mietek Pemper, déporté à Płaszów et secrétaire d'Amon Göth, a laissé un témoignage précieux. Il souligne notamment le caractère unique du camp :
"Le camp de Cracovie-Plaszów - qui avait tout d'abord été un camp de travail forcé, avant d'être transformé en camp de concentration durant l'année 1944 - représentait un cas unique dans l'ensemble des territoires soumis au contrôle des Allemands : c'était le seul camp principal (Stammlager) créé à partir d'un ghetto juif - celui de Cracovie.
En effet, lors de la liquidation définitive du ghetto de Podgórze, situé dans le secteur ouest de Cracovie, tous les Juifs reconnus "aptes au travail" furent internés dans le camp de Plaszów, au sud-est de la ville - les autres ayant été massacrés sur-le-champ ou déportés par vagues successives vers les camps d'extermination de Belzec et d'Auschwitz-Birkenau. À ma connaissance, aucun autre camp ne s'est établi, comme celui de Plaszów, sur les ruines d'un ghetto".
Je vous conseille vivement la lecture du livre de Mietek Pemper (La route vers la liberté) avant votre visite. Ce témoignage très accessible permet de bien comprendre la vie quotidienne dans le camp, le fonctionnement du commandement et le rôle de Schindler.
Amon Göth, commandant du camp de Płaszów
Entre février 1943 et septembre 1944, Płaszów est dirigé par Amon Göth, officier SS, dont le nom est associé à un régime de terreur quasi permanent.
Les témoignages des survivants décrivent un commandant d'une cruauté extrême, procédant à des exécutions arbitraires, organisant des fusillades de masse, terrorisant les prisonniers et même certains membres de son propre entourage. Mietek Pemper, qui a été son secrétaire, le décrit de l'intérieur dans son ouvrage.

Vers la fin de la guerre, comme à Birkenau, les nazis tentent d'effacer les traces de leurs crimes : destruction de bâtiments, exhumation et crémation des corps enterrés dans les fosses communes. Les derniers prisonniers sont envoyés dans une "marche de la mort" vers Auschwitz, où beaucoup seront assassinés.
Quand l'Armée rouge atteint le site en janvier 1945, elle ne trouve qu'un vaste champ de ruines.
Visiter Płaszów aujourd'hui : à quoi vous attendre sur place
La visite de Płaszów se fait aujourd'hui en plein air, sur un terrain vallonné, avec peu de bâtiments conservés : l'expérience est moins "muséifiée" qu'à Auschwitz, mais tout aussi marquante si l'on sait ce que l'on regarde.
Ce qui frappe, c'est le contraste entre la violence de l'histoire et l'apparence actuelle du lieu. On marche dans un vaste espace vert, traversé de sentiers, où l'on peut croiser des habitants du quartier ou des promeneurs avec leur chien, même si le site reste avant tout un cimetière de guerre et un lieu de mémoire. Contrairement à Auschwitz, qui est un musée structuré avec expositions, panneaux et visites guidées officielles, Płaszów reste en grande partie un espace ouvert de la ville.
Lors de ma première visite, il n'y avait quasiment aucune information sur place, à part quelques panneaux en polonais et un plan très localisé. On pouvait facilement traverser le site sans prendre la mesure de ce qui s'y est passé.
Depuis, les choses évoluent progressivement avec l'inauguration du musée KL Plaszow : des panneaux explicatifs bilingues (polonais/anglais) sont apparus à certains endroits clés, des parcours sont mieux balisés, et la Maison grise doit à terme accueillir une exposition permanente. Mais pour l'instant, il ne faut pas s'attendre à un musée "classique" avec bâtiment d'accueil, billetterie et scénographie complète déjà opérationnels.
Si vous avez peu de repères historiques, je vous conseille vraiment d'opter pour une visite guidée (j'y reviens plus loin) ou au minimum de préparer votre itinéraire avec un plan et quelques points clés à repérer.
En résumé pour préparer votre visite de Płaszów en 2026 :
- L'accès au site est libre et gratuit, sans billetterie.
- Le terrain est vallonné, avec des chemins parfois irréguliers : prévoyez de bonnes chaussures et évitez les talons.
- Il n'y a pas de toilettes ni de café à l'intérieur du camp ; les premières commodités se trouvent dans le quartier environnant.
- Une partie du projet de musée est encore en cours : attendez-vous à un lieu de mémoire en transformation, pas à un lieu figé.
Comment se rendre au camp de Płaszów depuis le centre de Cracovie ?
On rejoint le camp de Płaszów facilement en tram ou en bus depuis le centre de Cracovie, puis à pied en une dizaine de minutes environ.
Accès en transports en commun
Depuis le centre historique de Cracovie (Rynek Główny, la grande place du marché), l'option la plus simple consiste à prendre le tram jusqu'à l'arrêt Cmentarz Podgórski, puis à marcher vers la rue Jerozolimska, qui longe l'ancien camp.
Les lignes de tram susceptibles de desservir cette zone varient légèrement selon les périodes et les travaux, mais on retrouve régulièrement des lignes comme la 3, 11, 13, 24 (vérifiez les lignes en temps réel dans l'application de transport).
Je vous recommande d'utiliser l'application Jakdojade (site ou appli mobile) :
- Elle est disponible en anglais et assez intuitive.
- Elle permet de vérifier les lignes de tram ou de bus en temps réel.
- Elle vous indique le meilleur itinéraire depuis votre hébergement jusqu'à "Cmentarz Podgórski" ou "Jerozolimska".
Depuis l'arrêt Cmentarz Podgórski, comptez environ 10 à 15 minutes de marche pour rejoindre le début de la rue Jerozolimska et l'ancienne "rue des SS".
Accès à pied ou en taxi
Si vous logez dans le quartier de Podgórze ou près du Tumulus de Krakus, il est possible de rejoindre Płaszów directement à pied en traversant la colline puis en descendant vers le terrain du camp.
Vous pouvez aussi prendre un taxi ou un VTC (Uber, Bolt, FreeNow sont présents à Cracovie) en indiquant comme adresse d'arrivée la rue Jerozolimska ou la Maison grise (Szary Dom). Le coût reste raisonnable par rapport aux standards d'Europe occidentale, surtout si vous êtes plusieurs.
Temps à prévoir pour la visite
Pour une première visite de Płaszów, prévoyez :
- Environ 1 heure pour suivre le parcours de l'exposition extérieure.
- 2 à 3 heures sur place si vous souhaitez voir les principaux points (Maison grise, Hujowa Górka, vestiges du cimetière juif, monument aux victimes, ruines possibles du crématorium).
- Un peu plus si vous aimez prendre votre temps, lire les inscriptions, ou si vous marchez depuis Podgórze ou le Tumulus de Krakus.
Si vous combinez la visite avec l'usine de Schindler ou l'ancien ghetto juif de Cracovie, cela vous prendra naturellement une bonne partie de la journée.
Itinéraire de visite dans le camp de Płaszów : points clés à repérer
On peut parcourir Płaszów librement, mais il est plus facile de s'y retrouver en suivant quelques repères : ancien secteur du commandement, Maison grise, Hujowa Górka, vestiges du cimetière juif, monuments, ruines possibles du crématorium.
Je partage ici un itinéraire indicatif qui reprend les grandes étapes de ma visite. Il n'est pas "officiel" ni exhaustif, mais il vous donnera des points d'ancrage pour vous repérer sur le terrain.
L'ancienne "rue des SS" (rue Jerozolimska)
En descendant du tram à Cmentarz Podgórski, je suis entrée dans le site par la rue Jerozolimska, qui formait autrefois la "rue des SS" bordée de maisons occupées par les Allemands et par le commandement du camp.
Aujourd'hui, on y trouve un mélange de maisons individuelles, d'immeubles récents et de chantiers. C'est un quartier en plein développement, ce qui rend encore plus frappant le contraste avec son passé.
Sur le côté, on aperçoit vite des vestiges de bâtiments en béton : il s'agissait des bureaux du commandement du camp, de la zone de contrôle et d'un petit hôpital pour les SS. C'est aussi à ce niveau que se situait l'entrée principale du camp de Płaszów. En face se trouvaient les installations de communication (téléphone, radio).


Au milieu des arbres, il reste des fragments de murs, de fondations, de dalles. Quelques panneaux invitent à "respecter l'histoire du site", mais il n'y a pas toujours d'explication détaillée sur la fonction précise de chaque ruine.

Plus loin, on tombe sur de gros blocs de béton, en partie renversés. Il s'agirait de l'ancienne maison funéraire du cimetière juif, partiellement dynamitée par Amon Göth lorsque le camp a été construit.

Szary Dom, la "Maison grise"
Au numéro 3 de la rue Jerozolimska, vous verrez Szary Dom ("The Grey House", la Maison grise), un bâtiment sobre qui ne paye pas de mine de l'extérieur.
Avant la guerre, il s'agissait du siège de la Fraternité funéraire juive, liée au cimetière voisin. Sous l'occupation, la maison est réquisitionnée et sert de logements à certains sous-officiers SS responsables du camp. Surtout, elle devient un lieu de détention et de torture.

Dans son livre, Mietek Pemper raconte ainsi les caves de la Maison grise :
"La fameuse 'maison grise', qui existe encore sur le site du camp, abritait au rez-de-chaussée et au premier étage un certain nombre de logements réservés aux sous-officiers. La cave, divisée en plusieurs cellules, faisait office de cachot [...] Il y avait également dans ce sous-sol quelques Stehbunker. Ces cellules, dont la surface n'excédait pas 90 cm2, étaient agencées de telle manière que les détenus pouvaient s'y tenir debout, mais pas s'asseoir, et encore moins s'allonger."
Devant la Maison grise, un monument rend aussi hommage à Sarah Schenirer, figure importante du judaïsme orthodoxe, qui a fondé le mouvement Bais Yaakov et les premières écoles religieuses pour jeunes filles juives.

À proximité, une grande voie part vers l'intérieur du camp : autrefois, elle menait aux baraquements des hommes et à l'Appellplatz. On voit encore, depuis le ciel, la forme du carré central où les prisonniers étaient rassemblés pour l'appel, entouré de zones plus claires dans l'herbe. De loin, on ne devine pas forcément ce que l'on regarde ; quand on sait, on a l'impression de voir une cicatrice dans le paysage.
On trouve aussi non loin de la Maison grise un petit monument en mémoire de 13 Polonais assassinés en septembre 1939, au tout début de l'occupation.

L'ancienne villa d'Amon Göth
En prolongeant la rue Jerozolimska vers la rue Wiktora Heltmana, on tombe sur une maison qui a fait couler beaucoup d'encre : la villa d'Amon Göth, ancien commandant du camp.

La maison, mal entretenue après la guerre, a été rachetée en 2016 par un investisseur immobilier, qui a entrepris de la rénover complètement pour y vivre. Résultat : une demeure de standing, avec une façade soignée, qui conserve les grandes lignes de la villa originale mais ne porte plus la trace visible de son histoire.
Cette transformation a particulièrement choqué Helen Jonas-Rosenzweig, survivante de la Shoah, qui avait été forcée de travailler dans la maison au service d'Amon Göth. Elle y a subi des violences psychologiques et a vécu dans la peur permanente. Le fait de voir ce lieu redevenir une villa "comme les autres" a été pour elle une épreuve supplémentaire, comme si son histoire disparaissait une seconde fois.
Le débat est complexe : faut-il préserver des lieux associés aux bourreaux ou se concentrer sur les lieux liés aux victimes ? Faut-il laisser une maison redevenir un lieu de vie "ordinaire" ? À Płaszów, cette question se pose de manière très concrète.

Hujowa Górka : le premier mémorial du camp de Płaszów
Hujowa Górka est l'un des lieux les plus marquants de Płaszów : c'est une ancienne zone d'exécutions et de fosses communes, marquée aujourd'hui par une croix entourée de barbelés.
En continuant sur la rue Jerozolimska, une petite pancarte indique la direction d'un mémorial. On s'enfonce alors dans une allée de terre bordée d'arbres, calme, presque bucolique. Difficile d'imaginer que cette allée menait autrefois à des fosses communes où des milliers de corps ont été enterrés, puis exhumés et brûlés pour effacer les preuves des crimes.

Au bout de l'allée, une croix simple se dresse, entourée de fils barbelés. L'inscription en polonais évoque la mémoire de "centaines de Polonais" et le "repos éternel des âmes". En réalité, c'est ici que se trouvait l'une des principales fosses communes de Płaszów, où furent jetés et ensuite déterrés de nombreux corps.
Le lieu est appelé "Hujowa Górka". En polonais, "Górka" signifie "colline". "Hujowa" serait un jeu de mots entre un terme d'argot vulgaire et le nom d'Albert Hujar, l'un des officiers nazis impliqués dans les exécutions. C'est dans ce secteur qu'avaient lieu de nombreuses fusillades arbitraires.
L'atmosphère est particulière : une colline modeste, une croix surmontée de barbelés, un silence que seules troublent parfois des voix au loin ou des aboiements. C'est un endroit qui impressionne plus par ce qu'il représente que par ce que l'on voit.

Les vestiges de l'ancien cimetière juif de Płaszów
L'un des moments les plus forts de ma visite a été la découverte, presque par hasard, des restes de l'ancien cimetière juif sur lequel a été construit le camp.
En marchant à travers le terrain vallonné, j'ai aperçu au loin ce qui ressemblait à des pierres dressées. En m'approchant, j'ai découvert des fragments de tombes juives brisées, disséminés dans l'herbe. Au milieu d'elles, une seule pierre tombale encore debout : celle de Chaim Jakob Abrahamer, décédé le 25 mai 1932 à l'âge de 74 ans.
En lisant la date, je me suis fait cette réflexion un peu brutale : Chaim Jakob Abrahamer est "mort au bon moment", avant que son cimetière ne devienne le socle d'un camp de concentration et que des dizaines de milliers de personnes ne soient massacrées sur ce même terrain.

Vous vous tenez là au milieu de ce qui fut l'un des deux cimetières juifs sur lesquels les nazis ont bâti Płaszów. On y accède notamment par le sentier Abrahama, à gauche de la Maison grise.
Quand le camp est créé, les nazis commencent par revendre les plus belles pierres tombales à des maçons de la région. Les autres blocs sont brisés et utilisés pour paver la route d'accès au camp, surnommée ensuite la "Voie royale". C'est cette image terrible de pierres tombales transformées en pavés que Steven Spielberg a reproduite dans "La Liste de Schindler".
Après la guerre, un survivant de Płaszów a tenté de récupérer ce qu'il pouvait des pierres tombales. Certaines ont été réinstallées dans le nouveau cimetière juif voisin, que vous pouvez également visiter.
Autour de cette zone, en poursuivant votre marche, vous tomberez ici ou là sur des fragments de blockhaus, de murs, de bâtiments, parfois trop abîmés pour que l'on sache exactement ce qu'ils étaient. Dans certains cas, il pourrait s'agir d'anciens ateliers ou de bâtiments de stockage (comme celui où étaient entreposées les pommes de terre).

Le grand monument aux victimes du nazisme
En continuant votre chemin vers le sud, vous arriverez à la zone où se dresse le monument principal aux victimes du fascisme (Pomnik Ofiar Faszyzmu), imaginé en 1964 par l'architecte Witold Ceckiewicz.
Ce monument de granit représente des silhouettes humaines massives, courbées, comme écrasées sous un bloc. Une entaille visible, comme une plaie, traverse la pierre au niveau du cœur. Je le trouve très expressif, à la fois sobre et puissant.

Son emplacement surprend : il est tourné vers l'autoroute, en surplomb d'un axe très fréquenté. En arrière-plan, on aperçoit l'enseigne d'un magasin de bricolage, les phares des voitures, le bruit constant des moteurs. On peut y voir une volonté de rendre le monument visible depuis la route, pour rappeler l'histoire à ceux qui passent sans s'arrêter. Mais pour le recueillement, ce n'est pas l'endroit le plus intimiste de Płaszów.
Autour de ce monument principal, plusieurs stèles et plaques commémoratives ont été installées :
- Une plaque en mémoire de Juives hongroises déportées, passées par Płaszów avant Auschwitz.
- Un mémorial dédié à tous les Juifs de Pologne et de Hongrie déportés et assassinés ici, dont les noms restent inconnus.
- Un monument rendant hommage à une quarantaine de policiers polonais morts pour la nation.
La plupart des inscriptions sont en polonais et parfois en hébreu.

Les ruines possibles du crématorium
En vous éloignant légèrement du monument principal, vers la rue Swoszowicka, vous pouvez apercevoir des ruines recouvertes de tags. Sur certains plans d'époque, ce bâtiment extérieur au périmètre principal du camp est signalé par la lettre "K", interprétée comme "Krematorium".
D'autres sources suggèrent qu'il pourrait s'agir plutôt de bâtiments de stockage de nourriture. La réalité est difficile à établir avec certitude car les nazis ont tenté de détruire les installations et de brouiller les pistes.
On sait qu'un projet de crématorium a bien été lancé à Płaszów au début de l'année 1944, mais que l'installation n'a jamais été pleinement opérationnelle. La proximité relative d'Auschwitz-Birkenau, déjà équipé, a conduit les nazis à y transférer une partie des déportés pour y être assassinés.

Vous verrez peut-être aussi en vous promenant :
- Des abris anti-aériens creusés dans la roche.
- Des maisons habitée en très mauvais état, qui se trouvaient à l'époque entre le camp et la grande carrière voisine (celle qui a servi de décor à "La Liste de Schindler").
- Les contours d'un ancien bassin qu'Amon Göth aurait voulu transformer en piscine privée, projet abandonné car l'eau était toxique.
Soyez prudent dans les secteurs moins entretenus : des trous profonds ou des accès à des réservoirs souterrains subsistent encore, dissimulés par les herbes.
Visiter Płaszów avec ou sans guide : comment choisir ?
Vous pouvez visiter Płaszów en autonomie, en suivant un plan et quelques repères, ou participer à une visite guidée, ce qui facilite vraiment la compréhension du lieu.
Visite libre de Płaszów
Si vous décidez de vous rendre à Płaszów par vous-même, organisez votre visite comme une grande promenade avec des arrêts ciblés :
- Départ par la rue Jerozolimska (ancienne "rue des SS").
- Passage devant la Maison grise (Szary Dom) et le monument à Sarah Schenirer.
- Arrêt à Hujowa Górka et à la croix entourée de barbelés.
- Détour par la zone de l'ancien cimetière juif et la tombe de Chaim Jakob Abrahamer.
- Marche vers le grand monument aux victimes et les plaques commémoratives.
- Exploration, si vous vous sentez à l'aise, vers les ruines possibles du crématorium et les vestiges autour de la carrière.
Je vous recommande de télécharger au préalable un plan du camp (disponible sur le site du KL Plaszow Museum) et d'avoir une carte hors ligne sur votre téléphone. Sans cela, on peut rapidement se sentir un peu perdu dans le relief du terrain.
Visite guidée de Płaszów
Depuis 2020, plusieurs guides et agences locales proposent des visites guidées du camp de Płaszów. Pour moi, c'est une évolution très positive : lors de ma première venue, j'avais été frappée par l'absence d'explications sur place. Le fait de pouvoir désormais se faire accompagner par un guide contribue vraiment à redonner des mots et des repères à ce lieu.
Le KL Plaszow Museum propose ses propres visites officielles, en fournissant une liste de guides francophones et anglophones.
Ces visites encadrées permettent :
- D'avoir une lecture historique claire du site, avec des repères sur les lieux que vous voyez.
- De replacer Płaszów dans l'histoire globale de Cracovie pendant la Seconde Guerre mondiale (ghetto, Schindler, déportations).
- De poser vos questions librement à quelqu'un qui connaît le terrain et l'historiographie récente.

Visite libre ou guidée : tableau comparatif
| Quand choisir cette option ? | Visite libre de Płaszów | Visite guidée de Płaszów |
|---|---|---|
| Si vous avez déjà de bonnes bases sur l'histoire de la Shoah et de Cracovie, et que vous aimez explorer à votre rythme. | Coût : gratuit (hors transport). Flexibilité : totale, vous venez et repartez quand vous voulez. Préparation : nécessite de lire un minimum en amont (plans, contexte) pour comprendre ce que vous voyez. |
Coût : visite payante, prix variables selon l'agence et la durée. Accompagnement : un guide explique le site, replace les lieux dans leur contexte. Confort : idéal si vous découvrez Płaszów pour la première fois et que vous ne parlez pas polonais. |
| Si vous avez peu de temps à Cracovie et souhaitez une approche globale des lieux liés à la Shoah. | Moins adapté si vous n'avez qu'une demi-journée : le temps de trajet et la déambulation prennent vite plusieurs heures. | Les visites guidées que vous pouvez combiner avec ghetto + usine de Schindler optimisent le temps et offrent un fil conducteur clair sur une demi-journée. |
| Si vous êtes particulièrement sensible à la pédagogie et à la mise en contexte. | Vous devrez faire l'effort de reconstituer vous-même le plan du camp et de recouper les lieux avec ce que vous avez lu. | Le guide adapte souvent son discours à vos questions et à votre niveau de connaissance, ce qui peut rendre la visite plus accessible. |
| Si votre budget est très serré. | Option la moins chère : seuls les transports sont à prévoir. | Demande un budget supplémentaire, mais peut vous faire gagner en compréhension ce que vous perdriez en heures de recherche personnelle. |
Le projet de musée KL Plaszow : ce qui change pour les visiteurs
Un projet de musée dédié au camp de Płaszów est en cours de mise en place : il vise à mieux préserver le site et à proposer des outils pédagogiques sans transformer le lieu en musée "fermé".
Le KL Plaszow Museum a été officiellement lancé début 2021 par la Ville de Cracovie et plusieurs institutions partenaires. L'objectif est de préserver et gérer la zone de l'ancien camp, de mener des recherches historiques, de documenter les vestiges et d'offrir au public une meilleure compréhension du lieu.
Le projet se déploie sur plusieurs années et comporte plusieurs volets :
- Maintenir l'accès libre et gratuit au site, sans billetterie, afin que les habitants puissent continuer à utiliser les chemins et les espaces verts, tout en renforçant le caractère de lieu de mémoire.
- Installer des panneaux commémoratifs et explicatifs à des points clés du camp (Appellplatz, Hujowa Górka, Maison grise, zones de travail, anciens cimetières...).
- Créer un bâtiment muséal sur la rue Kamienskiego, avec des espaces d'exposition, un accueil pour les visiteurs, des toilettes et un parking.
- Aménager la Maison grise en lui donnant un rôle central : exposition permanente au rez-de-chaussée et au sous-sol, salle de recueillement et de consultation d'archives numérisées au premier étage.
- Stabiliser l'état du site pour éviter de nouvelles modifications du relief ou de nouvelles destructions de vestiges.
En 2026, le site mémoriel extérieur est déjà accessible et nettement mieux aménagé qu'autrefois, avec des parcours, des panneaux et des points de repère historiques. En revanche, le projet muséal complet reste en cours de réalisation : la Maison grise et les futurs espaces d'exposition doivent encore être pleinement développés dans les années à venir.
Concrètement, pour vous en tant que visiteur, cela signifie :
- Un site qui reste largement ouvert, sans contrôle à l'entrée.
- Des informations sur place plus nombreuses qu'il y a quelques années, mais encore inégalement réparties.
- Un paysage marqué par des tensions entre mémoire et urbanisation : certains vestiges ont été tagués ou dégradés, certaines maisons d'époque sont devenues des habitations ordinaires.
C'est un projet nécessaire et bienvenu, même s'il arrive tard : une partie du patrimoine a déjà été perdue ou transformée. La visite de Płaszów permet aussi de mesurer combien la préservation de la mémoire est un combat de long terme, qui ne va pas de soi.

Płaszów et Auschwitz : deux expériences complémentaires
Visiter Płaszów est très différent de visiter Auschwitz-Birkenau, mais ces deux lieux sont complémentaires pour comprendre l'histoire de la Shoah en Pologne.
Auschwitz-Birkenau est devenu un musée d'État structuré, avec un parcours balisé, des expositions, un système de réservations et des infrastructures d'accueil. On y voit des bâtiments entiers, des barbelés, des chambres à gaz, des baraquements préservés ou reconstruits.
Płaszów, à l'inverse, est un camp "disparu" : il n'en reste presque plus de bâtiments en élévation. L'impression dominante est celle d'un paysage qui a absorbé une partie de son passé et où la vie a repris ses droits.
Si vous prévoyez un séjour à Cracovie, je trouve vraiment utile de considérer ces deux visites comme deux temps différents du même devoir de mémoire :
- Auschwitz-Birkenau vous confronte à une vision de la mémoire plus encadrée, parfois "muséale".
- Płaszów vous confronte à la fragilité de la mémoire dans un lieu qui aurait pu devenir un simple parc urbain sans panneaux ni monuments.
C'est aussi ce qui, pour ma part, a ravivé mon propre sens du devoir de mémoire. En sortant de Płaszów, j'ai mieux compris pourquoi, en France par exemple, on se mobilise pour poser des plaques à l'entrée de certains immeubles ou pour baptiser un jardin "des enfants du Vél' d'hiv'" rue Nélaton, pour rappeler des rafles survenues 75 ans plus tôt.

Conseils pratiques et attitude à adopter sur le site
Płaszów est à la fois un lieu de mémoire, un espace vert et un quartier de vie pour les habitants. Il est important d'y adopter une attitude respectueuse, tout en tenant compte de quelques aspects pratiques.
Respecter le lieu et ses habitants
Sur place, vous croiserez peut-être des familles, des chiens en promenade. Le site n'est pas figé ni sanctuarisé comme certains autres mémoriaux, ce qui peut dérouter au début.
Quelques repères simples :
- Évitez les comportements bruyants ou inappropriés (musique forte, cris, photos "posées" de type séance mode sur les monuments, etc.).
- Ne grimpez pas sur les stèles, les monuments ou les ruines.
- Ne laissez aucun déchet et respectez la végétation.
- Si vous prenez des photos, gardez en tête qu'il s'agit d'un cimetière à ciel ouvert pour des milliers de victimes sans sépulture individuelle.
Équipements à prévoir pour la visite
Pour une visite confortable en 2026, pensez à :
- Porter de bonnes chaussures (terrain vallonné, chemins irréguliers, parfois boueux après la pluie).
- Prendre un vêtement coupe-vent ou une veste chaude selon la saison : le site est en partie en hauteur, assez exposé.
- Télécharger à l'avance un plan du camp et quelques ressources.
Combien de temps consacrer à Płaszów pendant un séjour à Cracovie ?
Tout dépend de vos centres d'intérêt et de ce que vous visitez par ailleurs, mais, à titre indicatif :
- Visite courte (1 heure sur place) : idéale si vous voulez simplement voir les principaux monuments (Maison grise, Hujowa Górka, ancien cimetière juif, grand monument).
- Visite plus approfondie (2 à 3 heures) : permet d'arpenter davantage le site, de s'arrêter pour lire les inscriptions, de réfléchir, de faire un détour par la carrière voisine.
- Visite combinée avec d'autres lieux (ghetto, usine de Schindler, Tumulus de Krakus) : comptez alors une demi-journée ou un peu plus selon votre rythme.

Le Mémo du Voyageur pour visiter le camp de Płaszów à Cracovie
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes pour organiser votre visite du camp de Płaszów et mieux comprendre ce lieu de mémoire.

Bilan : pourquoi prendre le temps de visiter le camp de Płaszów
Płaszów n'est pas le camp le plus spectaculaire ni le plus aménagé à visiter depuis Cracovie, mais il est essentiel pour comprendre l'histoire de la ville et de sa communauté juive.
Après ma visite du camp, j'ai prolongé la marche vers la carrière attenante, utilisée comme lieu de travail forcé pour les prisonniers et comme décor pour certaines scènes de "La Liste de Schindler". J'ai choisi de consacrer un autre article aux lieux de tournage du film à Cracovie, pour ne pas mélanger décor de cinéma et réalité historique du camp.
Pour moi, Płaszów reste l'un de ces lieux qui remettent en perspective la façon dont on se souvient. Entre un site comme Auschwitz, extrêmement structuré, et un terrain comme Płaszów, longtemps laissé presque à l'abandon, il y a tout un spectre de situations possibles. La visite montre concrètement ce qui se passe quand un lieu de crime de masse n'est pas immédiatement protégé et documenté.
Si vous allez à Cracovie, je vous encourage vraiment à prendre le temps de visiter le camp de Płaszów. Même s'il est moins "facile" d'accès sur le plan émotionnel et moins didactique qu'un musée, il offre une expérience importante : marcher sur un sol où l'on ne voit presque plus rien et où, pourtant, presque tout s'est joué pour des milliers de vies.
Bonjour
J’ai eu la chance de passer une semaine à Cracovie , il y a quelques années, et malheureusement je n’ai jamais entendu parler de ce camp. J’ai « visité » plusieurs autres camps en Pologne et en Allemagne et après avoir lu votre documentaire je regrette d’être passé à coté de celui-ci. Alors merci pour cet historique cela me donne envie d’y retourner, Cracovie est une si jolie ville.
Encore Bravo et Merci
Mchel
Merci pour cette description très intéressante du camp de Plaszow connu en particulier grâce au film La liste de Schindler et par l’histoire de son terrible commandant sanguinaire Amon Goeth
Vous avez réalisé un très beau travail de mémoire
Merci Joël, je vous souhaite une très belle fin d’année !
merci Marlène une fois de plus pour la qualité de tes commentaires sur ce lieu de mémoire vraiment oublié à Cracovie
comme toi j’ai été troublé par l’abandon de ce lieux si chargé de l’histoire sombre de l’holocauste
j’y suis allé cet après midi
bonne nouvelle la maison « grise « siège des pires sévices est en cours de réhabilitation
par contre quel choc de voir le propriétaire sortir tranquillement de la villa occupée par le boucher nazi Goth comme si l’histoire avait tout effacé
merci encore pour la pertinence de tes commentaires et aussi ton ressenti
Philippe
Merci Philippe pour le commentaire ! Oui, la Maison Grise est en train d’être réhabilitée dans le cadre de la création d’un musée sur le site du camp de Plaszow, je le mentionne en fin d’article. Une bonne chose, même si ça arrive bien tard !
Coucou :) merci beaucoup pour cet article. J’étais à Cracovie cet été et grâce à toi j’ai pu trouver cet ancien camp. Même s’il ne reste plus grand chose c’était une visite très émouvante. Merci beaucoup pour ton travail.
Merci Adeline, le projet de musée à Plaszow avance petit à petit, ils ont lancé un appel à projets au printemps pour concevoir le design du futur bâtiment du musée, ils continuent le travail de collecte d’archives et ce sont aussi eux qui ont posé quelques panneaux explicatifs dans le camp. Ca avance doucement mais c’est un pas utile pour remettre un peu de sens autour de l’endroit pour les générations actuelles et futures.
Bonjour,
Bravo pour votre travail de recherche concernant ce camp, que Steven Spielberg à fait connaître au grand public ! heureux de savoir que ce camp va être protégé, car notre guide (visite du 9 février 2022) nous a fait savoir qu’il y avait eu un projet de parc d’attraction sur ce terrain, dommage que la maison de Göth a eu cette reconversion, ce camp est un devoir mémoire, au même titre qu’Auschwitz et l’usine d’Oscar Schindler ! heureux d’avoir trouvé un guide qui a bien voulu nous y amener ! merci pour votre exposé de qualité.
Bonjour Christophe, merci pour le message. J’ai échangé avec l’équipe qui coordonne le projet de musée il y a quelques mois, ça a l’air déjà relativement « abouti », ils m’ont envoyé toute une documentation sur les recherches archéologiques menées sur site pour exhumer des objets en 2017-2018. Je vais suivre ça de près !