On l'appelle tour à tour la "pharmacie de l'Aigle", la pharmacie du ghetto de Cracovie ou par son nom polonais, "Apteka pod Orlem". Cette petite pharmacie, installée sur la Place des Héros du Ghetto à Podgorze, a joué un rôle essentiel pendant la Seconde Guerre mondiale et a été transformée en musée-mémorial.
En visitant ce lieu aujourd'hui, vous entrez à la fois dans l'histoire du ghetto de Cracovie et dans l'intimité du quotidien d'un pharmacien qui a choisi d'aider, de résister et de rester. Le musée est modeste par sa taille mais dense par ce qu'il raconte : vies brisées, gestes de solidarité, reconstitution d'une pharmacie d'époque où l'on peut ouvrir les tiroirs et décrocher le téléphone pour écouter des témoignages.
Dans cet article, je vous propose un guide complet pour comprendre l'histoire de la pharmacie du ghetto, préparer votre visite et relier ce lieu aux autres sites de mémoire de la ville.
- La pharmacie du ghetto de Cracovie (Apteka pod Orlem) est un petit musée historique situé sur la Place des Héros du Ghetto à Podgorze, dédié au rôle de la pharmacie pendant la Seconde Guerre mondiale.
- La visite dure entre 45 minutes et 1h15 et permet de découvrir le quotidien du ghetto, le parcours du pharmacien Tadeusz Pankiewicz et l'engagement discret de la pharmacie dans la résistance.
- Les billets coûtent 20 PLN pour les adultes en 2026, avec des tarifs réduits à 15 PLN pour les étudiants et les seniors, et des billets familiaux à 40 PLN. L'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 7 ans. Des pass combinés "Memory Trail" permettent de visiter aussi l'usine Schindler et le musée de la rue Pomorska.
- On rejoint facilement la pharmacie du ghetto en tram depuis le centre de Cracovie, en descendant à l'arrêt Plac Bohaterów Getta (plusieurs lignes directes).
- La quasi-totalité des explications est en polonais et en anglais ; il faudra maîtriser au moins l'une de ces langues ou utiliser une application de traduction en direct pour profiter pleinement de la visite.
La pharmacie du ghetto de Cracovie, au cœur de l'histoire
La pharmacie du ghetto de Cracovie raconte de l'intérieur la mise en place du ghetto de Podgorze, le quotidien de ses habitants et le courage discret du pharmacien Tadeusz Pankiewicz et de son équipe.
Aux origines de l'Apteka pod Orlem à Podgorze
Remontons un peu le temps. Nous sommes en 1933. Pendant que les nazis accèdent au pouvoir en Allemagne, un jeune homme polonais reprend à Cracovie la pharmacie fondée par son père 23 ans plus tôt : l'Apteka Pod Orlem, ou pharmacie de l'Aigle. Le jeune pharmacien, Tadeusz Pankiewicz, est installé dans le quartier de Podgorze, où se côtoient des Juifs et des Polonais non juifs, dans un mélange assez ordinaire de commerces de quartier, d'habitations modestes et de vie de voisinage.

En 1939, les nazis envahissent la Pologne et imposent rapidement leurs restrictions à la population. Tout va extrêmement vite : le mois même de l'invasion, on contraint les Juifs à se signaler afin d'être affectés au travail forcé. Deux mois plus tard, les Juifs âgés de plus de 12 ans sont contraints de porter un brassard qui les identifie comme tels, rendant visible dans la rue une ségrégation qui se met peu à peu en place dans tous les aspects de la vie quotidienne.
Le nazi Hans Frank établit ses quartiers au château du Wawel et se fixe rapidement pour objectif de faire de Cracovie un modèle de pureté raciale, au sens nazi du terme. Cela signifie qu'il faut se débarrasser d'un maximum de Juifs, sachant qu'environ 70 000 d'entre eux vivent encore à Cracovie à ce moment-là, présents dans toute la ville et pas seulement dans le quartier juif.
Un premier programme de "départs volontaires" est orchestré à partir de 1940 mais seulement 23 000 personnes y participent. Pas assez pour Hans Frank, qui commence à organiser des expulsions. L'accès à la ville de Cracovie est désormais fermé aux Juifs à moins de détenir un permis spécial à faire renouveler tous les mois. On expulse de plus en plus de familles qui doivent tout abandonner avec pour seul souvenir de leur ancienne vie, 25 kg de bagages, soigneusement pesés et limités.

La création du ghetto de Cracovie à Podgorze
La situation se dégrade, jusqu'à ce qu'il ne reste que 15 000 Juifs sur place, pour la plupart des travailleurs et leurs familles. On les confine en mars 1941 dans un périmètre extrêmement limité, le ghetto de Cracovie, justifiant l'opération par le désir affiché de maintenir l'ordre public et de préserver la "santé" générale. La logique nazie étant ce qu'elle est, ce ghetto n'est pas créé dans le quartier juif de Kazimierz mais à côté, dans le quartier de Podgorze, sur la rive sud de la Vistule.
Hans Frank estime en effet que Kazimierz, avec ses synagogues et ses ruelles anciennes, est un quartier important dans l'histoire de Cracovie et doit être "préservé". Qu'à cela ne tienne, on crée le ghetto juif à Podgorze, dans un espace beaucoup plus excentré, où l'on peut enfermer et surveiller plus facilement une population entière.
Là encore, les choses se passent très vite : en quelques semaines, au mois de mars 1941, les Juifs intègrent le ghetto tandis que les non Juifs sont invités à le quitter. Le quartier se vide d'une partie de ses habitants d'avant-guerre, tandis que d'autres arrivent en masse, avec leurs valises, leurs meubles, leurs enfants.
Et parmi eux, les commerçants du quartier de Podgorze. Tadeusz Pankiewicz, avec la pharmacie de l'Aigle, est l'un des quatre pharmaciens non juifs installés dans le quartier. Naturellement, les nazis proposent à ce catholique de déménager son commerce dans un quartier différent, à l'écart du ghetto. Cependant, contrairement à ses 3 collègues, Tadeusz Pankiewicz refuse, une décision lourde de conséquences dans ce contexte.
On lui délivre alors une autorisation spéciale pour travailler dans le ghetto et son commerce devient ainsi la seule pharmacie du ghetto de Cracovie. Ses employées, Irena Drozdzikowska, Helena Krywaniuk et Aurelia Danek, reçoivent quant à elles des laisser-passer qui leur permettent d'entrer et de sortir du ghetto, un privilège rare qui va jouer un rôle important.
Tadeusz Pankiewicz choisit pour sa part de loger dans sa pharmacie même, transformant cet espace de travail en lieu de vie, de passage et rapidement de résistance.

Quand l'Apteka pod Orlem devient un lieu de résistance
Pendant l'existence du ghetto, la pharmacie de l'Aigle se transforme peu à peu en lieu de soutien, de refuge discret et de résistance pour les habitants juifs de Podgorze.
Un ghetto fermé et surpeuplé autour de la pharmacie
Le ghetto est un lieu clos, où les familles s'entassent jusqu'à l'étouffement, dans un espace défini et surveillé en permanence. D'abord, les nazis ont poussé le vice jusqu'à l'entourer de pierres ressemblant à des pierres tombales, comme pour rappeler à chacun le sort qui lui est réservé. On peut encore en voir quelques restes en face du n°22 de la rue Lwowska, non loin de la place.

Ensuite, il y avait sur place avant la guerre environ 320 bâtiments, abritant 3500 personnes. La création du ghetto a entraîné l'afflux de 15 000 personnes, il fallait donc loger 4 fois plus de monde dans le même espace. Le ghetto était en effet une zone très restreinte, regroupant l'actuelle Place des Héros du Ghetto (Plac Bohaterów Getta), les rues Limanowskiego et Lwowska avec les petites rues adjacentes. Lorsque vous marchez aujourd'hui sur la place, il est utile d'avoir en tête ces chiffres pour mesurer la densité humaine qui y régnait.
Au début, le ghetto s'organise un peu comme une ville ordinaire : on y trouve des commerces, des lieux de prière, et malgré l'étouffante promiscuité, les habitants s'efforcent d'y rétablir un semblant de vie normale. On y édite même un journal, la Gazeta Zydowska, dont quelques exemplaires sont aujourd'hui visibles dans le musée.

Les nazis entrent occasionnellement dans le ghetto et y humilient les Juifs résidents, coupant par exemple les barbes et les papillotes des Juifs orthodoxes, ou organisant des "contrôles" violents. Ils imposent aussi que tous les panneaux soient écrits en hébreu et non en polonais : or, bien que Juifs, beaucoup de gens ne maîtrisent pas cette langue et se retrouvent, de fait, dans un environnement quotidien qu'ils ne comprennent plus. Seule la pharmacie de Tadeusz Pankiewicz échappe à cette réglementation, ce qui en fait aussi un lieu de repère, où l'on retrouve la langue du dehors.
Au fil du temps, les déportations se multiplient, se font de plus en plus violentes. En décembre 1941, alors que les températures sont glaciales, les nazis ordonnent aux Juifs de leur remettre toutes leurs fourrures, leurs gants et leurs chaussures fourrées, les privant des rares protections contre le froid.
"Le 28 décembre était un samedi. Tôt le matin, la police allemande est entrée dans le ghetto et a mené une perquisition très approfondie. Les maisons, les appartements, les greniers et les sous-sols ont été inspectés avec hargne. Ils ont regardé dans les fours pour s'assurer qu'aucune fourrure n'était en train d'y être brûlée. Ils ont aussi inclus ma pharmacie dans leur perquisition intensive.[...]
Les gens cousaient des couvertures entre elles pour remplacer la doublure en fourrure de leurs manteaux. Les femmes brodaient des dessins sur leurs cols pour donner l'illusion d'une peau de mouton de Crimée. Cette Aktion, bien qu'elle implique des pertes matérielles considérables pour certaines personnes, a inspiré beaucoup de railleries aux dépens des Allemands.
Des caricatures sont apparues, montrant des soldats allemands sur le front russe vêtus de fourrures de dames et portant des chapeaux traditionnels juifs en fourrure, tremblant de froid" (Tadeusz Pankiewicz, La pharmacie du ghetto de Cracovie).

Certaines personnes se retournent contre leur propre communauté, un témoignage dans l'Apteka pod Orlem parle ainsi de Symche Spira, "qui s'était métamorphosé : du Juif orthodoxe avec une barbe et des papillotes qu'il était avant la guerre, il était devenu un tortionnaire immoral de ses coreligionnaires, qu'il forçait à maltraiter d'autres Juifs". Ce type de portrait rappelle aussi la complexité morale de ces années, que le musée met en lumière par petites touches.
Du soutien du quotidien à la résistance organisée
En décembre 1942, les nazis instaurent une subdivision à l'intérieur même du ghetto, dont on entend parler dans le film La Liste de Schindler d'ailleurs : le ghetto A rassemble les travailleurs, le ghetto B tous les autres, voués à être envoyés dans les camps. La liquidation du ghetto de Cracovie intervient les 13 et 14 mars 1943 : 2000 personnes sont tuées sur place, 2000 sont déportées dans le camp de Plaszow à proximité, et beaucoup d'autres envoyées à Auschwitz-Birkenau.
Au milieu de ce chaos, avant le temps de cette liquidation, la pharmacie du ghetto de Cracovie devient peu à peu un lieu de résistance. Déjà, Tadeusz Pankiewicz s'arrange pour distribuer gratuitement (ou pour une modique somme) des médicaments à la population, dans un contexte de pénurie où la moindre pommade ou le moindre comprimé compte. Les habitants viennent y chercher des médicaments, mais aussi parfois un peu de réconfort.
Ensuite, il leur fournit également de quoi tromper l'ennemi : par exemple, il se procure de la teinture pour cheveux qui facilite les changements d'identité ou permet d'améliorer son apparence pour avoir l'air "apte au travail" lors des sélections. Il fournit des tranquillisants (du phénobarbital) pour empêcher les enfants de pleurer quand ils doivent se cacher pour échapper aux raids de la Gestapo.

Tadeusz Pankiewicz devient aussi un messager, transportant paquets et messages entre le ghetto et l'extérieur, profitant de ses autorisations de sortie pour faire circuler informations, lettres et parfois objets précieux. Il permet aux gens de se rassembler dans sa pharmacie pour lire les journaux de la résistance, cachant même parfois des Juifs menacés de déportation dans l'arrière-boutique ou les pièces attenantes.
Le musée installé dans la pharmacie du ghetto de Cracovie vous permet de découvrir tous ces aspects : les conditions de vie dans le ghetto, le quotidien de ce commerce pas comme les autres, dont les employés risquaient la mort si leurs activités de soutien aux Juifs étaient découvertes, et la manière dont une pharmacie de quartier peut devenir un îlot de solidarité.
Un musée-mémorial fondé sur les témoignages
L'Apteka pod Orlem est aujourd'hui un musée basé sur le témoignage et l'expérience de vie : la vie dans le ghetto, la vie de ceux qui trahissaient leur propre peuple pour servir d'informateurs, le quotidien de familles entassées dans quelques pièces. Vous y trouverez des extraits du livre de Pankiewicz, des photos d'époque, des objets médicaux et du mobilier reconstitué.
Un seul principe guide vraiment la visite : faites "comme chez vous". Si vous restez à distance, ce musée vous paraîtra très statique, voire ennuyeux. Pour en saisir la richesse, il faut accepter de manipuler : ouvrir les placards, tirer les tiroirs, décrocher le téléphone lorsqu'il sonne - ce qui vous permet d'écouter des témoignages, tester la caisse enregistreuse. Le mobilier actuel est une reconstitution car le mobilier d'époque avait été détruit, mais l'ensemble restitue bien l'ambiance d'une pharmacie de la première moitié du 20e siècle.
Une pièce raconte comment la communauté juive a tenté de se relever après la Seconde Guerre mondiale à Cracovie, avec des photos de la ville reconstruite et des visages de survivants qui essaient de reprendre une vie "normale" dans un pays alors en plein bouleversement politique.

En 1983, Tadeusz Pankiewicz a quant à lui été reconnu "Juste parmi les Nations" par le mémorial de Yad Vashem en Israël, en reconnaissance de son implication auprès de la population juive. C'est la même année, en avril, que le musée de l'Apteka Pod Orlem a ouvert ses portes, Tadeusz Pankiewicz ayant pu assister à l'inauguration, voir son ancienne pharmacie devenir un lieu de mémoire.
Le lieu a bénéficié d'une contribution de Steven Spielberg de plusieurs milliers d'euros, un coup de pouce pour préserver la pharmacie qui a été une vraie "lumière dans les ténèbres", un îlot de bienveillance dans un monde qui en manquait cruellement. Cette aide est intervenue après le tournage de La Liste de Schindler, qui a remis Cracovie et son ghetto sur le devant de la scène internationale.
Tadeusz Pankiewicz est décédé dix ans plus tard, en 1993, laissant derrière lui un récit, un lieu et une mémoire qui continuent d'être transmis aux visiteurs.

Comment visiter le musée de la pharmacie du ghetto ?
La pharmacie du ghetto se visite facilement depuis le centre de Cracovie et s'intègre très bien dans un itinéraire autour de Podgorze, de l'usine Schindler et du camp de Plaszow.
Où se trouve la pharmacie du ghetto de Cracovie et comment y aller ?
La pharmacie du ghetto se situe directement sur la Place des Héros du Ghetto (Plac Bohaterów Getta), point de départ de la plupart des vagues de déportations pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, la place est marquée par une installation de grandes chaises métalliques qui symbolisent les habitants disparus, et la pharmacie occupe un coin de la place, avec sa façade claire et discrète.
On peut aisément rejoindre l'endroit depuis le centre de Cracovie en prenant le tramway jusqu'à la station Plac Bohaterów Getta. Plusieurs lignes y passent, ce qui facilite les trajets depuis différents quartiers de la ville. En 2026, les lignes 3, 17, 24 et 69 desservent la place, avec une bonne fréquence en journée.
Depuis la vieille ville (Stare Miasto), il suffit en général de marcher jusqu'à un grand axe comme Starowiślna ou jusqu'à la gare principale, puis de prendre un tram direct vers Podgorze. Comptez une quinzaine de minutes de trajet depuis le centre, plus quelques minutes de marche selon l'endroit où vous logez.
Je vous conseille l'application mobile Jakdojade pour tous vos itinéraires en transports en commun à Cracovie : elle est très pratique pour repérer les bonnes lignes de tram, vérifier l'arrêt le plus proche de votre hébergement et suivre votre trajet en temps réel.

Horaires, billets et pass combinés en 2026
Les billets pour le musée s'achètent sur place, juste à côté de l'entrée, sur le côté du bâtiment, dans un petit guichet discret. Vous pouvez également les réserver en ligne en amont en choisissant "Eagle Pharmacy" dans la liste des musées, ce qui est préférable si vous organisez une journée structurée autour de plusieurs visites.
En 2026, le billet plein tarif coûte l'équivalent de 5-6 euros, avec des réductions pour les enfants, étudiants et seniors. Les prix et horaires d'ouverture à jour sont disponibles sur le site du Musée de Cracovie, qui gère la pharmacie du ghetto.
En général, le lieu est ouvert du mercredi au dimanche de 9h à 17h, avec une entrée gratuite possible le mercredi sur réservation ou avec retrait d'un billet sur place dans la limite des quotas disponibles.
Le musée de Cracovie propose un parcours appelé "Memory Trail", qui relie plusieurs sites majeurs liés à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, notamment la pharmacie du ghetto, l'usine d'Oskar Schindler (une visite que je vous conseille vraiment !) et le musée de la rue Pomorska, installé dans l'ancien QG de la Gestapo.
Un billet combiné existe pour ces différents lieux. En pratique, il est peu mis en avant et non disponible à la réservation en ligne. Si vous souhaitez visiter plusieurs sites, le plus simple et sûr reste souvent d'acheter les billets séparément, en particulier aux périodes les plus prisées… Vous pouvez aussi vous renseigner directement sur place mais au risque que certains lieux ou horaires ne soient plus disponibles.
Combien de temps prévoir et dans quel sens organiser la visite ?
Comptez entre 45 minutes et 1h15 pour visiter la pharmacie du ghetto, selon votre rythme de lecture, votre sensibilité au sujet et le temps que vous passez à écouter les témoignages audio. Le musée est petit, mais dense, avec de nombreux textes, photos et objets qui méritent qu'on s'y attarde.
Je vous recommande d'intégrer la pharmacie du ghetto dans une demi-journée ou une journée plus large dédiée à Podgorze et à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale à Cracovie. Par exemple, vous pouvez :
- Commencer par la Place des Héros du Ghetto et la pharmacie, pour comprendre le lieu d'où partaient les déportations.
- Poursuivre ensuite vers l'usine Schindler, à une quinzaine de minutes à pied ou quelques minutes de tram, pour un récit plus large sur Cracovie en guerre.
- Terminer, si vous le souhaitez, par une marche vers l'ancien camp de Plaszow, pour prendre la mesure de ce qu'impliquaient concrètement ces départs forcés.
Cette progression permet de garder une certaine cohérence dans l'émotion et la compréhension, en allant du quartier de vie vers les lieux de travail forcé puis de mise à mort.
Langues disponibles et conseils pratiques sur place
Dernière chose importante à savoir : il est préférable de parler anglais ou polonais pour comprendre le musée de l'Apteka Pod Orlem, car seules ces 2 langues permettent de profiter pleinement de la visite. Les panneaux explicatifs et une grande partie des ressources audio sont dans ces langues, avec parfois quelques citations traduites d'autres textes.
Si vous ne maîtrisez pas bien l'anglais, le musée reste visitable, car l'ambiance, les objets et les photos parlent d'eux-mêmes, mais vous perdrez forcément une partie des nuances historiques et des témoignages. Dans ce cas, je vous conseille de préparer un peu la visite en amont en lisant sur le sujet, ou de traduire sur votre téléphone au besoin à l'aide d'une application comme Google Translate.
L'espace est assez restreint mais l'aménagement du musée a été repensé il y a quelques années pour améliorer l'accessibilité. Si vous voyagez avec un bébé ou un enfant en bas-âge, un porte-bébé sera plus pratique dans les pièces les plus étroites, même si la visite reste relativement courte.

Le Mémo du Voyageur pour visiter la pharmacie du ghetto de Cracovie
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes pour organiser une visite à la pharmacie de l'Aigle dans de bonnes conditions.
Pour terminer, la pharmacie du ghetto de Cracovie est un lieu qui marque sans forcément chercher à impressionner, un musée à taille humaine où l'on prend le temps de lire, d'écouter et d'imaginer ce qu'a été la vie dans le ghetto. En y consacrant une heure pendant votre séjour, vous donnez une profondeur particulière à votre découverte de Cracovie, au-delà des façades colorées de la vieille ville et des promenades le long de la Vistule.
Bonjour,
Eh bien merci beaucoup pour tout ce travail de recherche, juste pour rendre service à des inconnus. Je dois y aller 4 jours début décembre, et votre site attrayant sera mon guide officiel ! ;-)
Merci beaucoup, c’est vraiment une ville agréable donc je suis contente de pouvoir aider d’autres personnes à la découvrir !
Bravo pour cet article
Je suis actuellement en week-end à Cracovie
Je ne connaissais pas l existence de la pharmacie du guetto
Grâce à votre article je vais y aller et emmener mes enfants
Notre devoir de mémoire est capital quelques soient nos croyances
Tout à fait… Je trouve que ce n’est pas une histoire de croyances mais une histoire d’humanité. De sensibilité à l’autre. J’espère que vous passez un bon week-end à Cracovie.
Merci de continuer à publier.
Je garde un souvenir très vif d’un week-end à Cracovie. J’ai aimé m’y sentir plongé dans l’histoire de l’Europe et de la Pologne en particulier. Mais il fut trop court et il y a tant de lieux que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Autant dire que ton article bien documenté et fort bien écrit m’a beaucoup intéressé. Bravo pour ce tu fais !
Merci Alain ! La Pologne est vraiment un chouette pays, qui gagne à être connu. L’architecture est belle, les gens accueillants, il y a beaucoup de choses à découvrir que ce soit au passé ou au présent.
Encore bravo !
Vous avez raison de perpétuer la mémoire de cette époque. (au cas où, je ne suis pas de confession juive, ni d’ autre d’ ailleurs).
Prenez soin de vous.
Hello, je pense que la mémoire des génocides, quels qu’ils soient, concerne tout le monde, que l’on soit athée ou croyant, d’une foi ou d’une autre.
Je suis bien d’ accord !
Il reste quelques réfractaires à cette pensée, et c ‘est pour cela (et ceux-là) que votre démarche est louable.